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  • : Vladimir Poutine est un homme d'envergure, grand visionnaire pour son pays et le seul chef d'état au monde à ne pas trembler devant les Etats-Unis.
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 00:03

Bassaïev s'est donc exprimé sur une chaîne américaine. Personnellement, cela ne nous dérange pas, la Tchétchénie est occupée illégalement comme la Palestine et comme l'Irak. Ce qui nous dérange c'est la façon de procéder. Imaginons deux secondes que Ben Laden soit passé pour un interview sur une chaîne russe... qu'aurait dit Bush, Sharon et compagnie ? Nous n'avons rien contre Ben Laden, pour nous il n'est plus vivant. On lui attribue tout un tas d'attentats pour cacher le vrai coupable. Le seul fait qui ne nous échappe pas c'est que le gouvernement Bush ne fait rien pour épargner Poutine. Ces gens-là aiment ça, provoquer le monde. Or Poutine n'est pas Bush. Il n'a besoin de personne pour lui souffler à l'oreille ce qu'il doit faire. Il y a fort à parier qu'il n'oubliera pas cet affront. Une attaque de la Syrie ou de l'Iran pourrait, par exemple, fort lui déplaire... il n'est pas dupe des manigances israélo-américaine quant à ces deux pays. Et nul doute qu'il saura le faire savoir, le moment venu.

 


Fureur de Moscou après une interview de Bassaïev à la télé américaine

30 juillet 1005

 

 

 

Une interview rarissime du chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev sur la chaîne américaine ABC a suscité vendredi la fureur de Moscou, qui a reproché à Washington cette "tribune offerte à un terroriste sanguinaire" coupable notamment de la prise d'otages de Beslan.

Le ministère des Affaires étrangères est allé jusqu'à convoquer le chargé d'affaires américain à Moscou, Daniel Russel, qui remplace actuellement l'ambassadeur, pour lui faire part de "la profonde indignation" de la Russie.

C'est une "tribune offerte à un terroriste sanguinaire", a réagi le ministère. "Nous condamnons fermement ce podium accordé par une grande chaîne américaine au tueur d'enfants Chamil Bassaïev", a insisté Boris Malakhov, un porte-parole de la diplomatie russe.

"La diffusion de cette interview se conjugue mal avec les efforts des Etats, notamment ceux de la Russie et des Etats-Unis, pour lutter contre le terrorisme international", a-t-il ajouté alors que Moscou accuse Chamil Bassaïev d'être lié au réseau al-Qaïda.

Les télévisions nationales ont diffusé, sans le son - conformément à une loi russe qui interdit de donner la parole aux terroristes - des extraits de l'entretien passé jeudi soir sur ABC, montrant l'homme le plus recherché de Russie assis au milieu des arbres, près d'une tente, arborant une barbe fournie.

Habillé tout de noir, un chapelet à la main, semblant en bonne forme sur les images tournées il y a quelques semaines dans une forêt des montagnes de la Tchétchénie, Chamil Bassaïev y accuse à nouveau la Russie de mener un "génocide du peuple tchétchène" dans la république rebelle du Caucase du Nord.

"C'est une guerre coloniale qui s'y poursuit jusqu'à présent. Ce n'est pas une guerre contre le terrorisme", dit-il selon les extraits diffusés par Gazeta.ru, un journal en ligne russe respecté.

"Je reconnais que je suis un mauvais gars, un bandit, un terroriste. Mais eux, comment les appelez-vous? Ce sont les Russes les terroristes. Et nous, nous luttons pour notre indépendance nationale", ajoute le chef de guerre radical qui a revendiqué plusieurs attentats en Russie et pour la capture duquel Moscou offre dix millions de dollars.

L'entretien réalisé par le journaliste russe Andreï Babitski, s'il n'apporte pas de déclarations inédites, est la première interview directe de Bassaïev depuis plusieurs années.

Et en narguant depuis le petit écran américain les services secrets russes qui le recherchent depuis plus de cinq ans, Bassaïev a déclenché un début de crise diplomatique entre Washington et Moscou qui rappelle qu'il figure sur la liste des terroristes internationaux reconnue par l'ONU et les Etats-Unis.

La classe politique russe a crié à la provocation.

Le chef du parti nationaliste de gauche Rodina, Dmitri Rogozine, a appelé à poursuivre en justice les journalistes car "le simple fait de coopérer avec (Bassaïev), ne serait-ce que sous la forme d'une interview, est un crime".

D'autres ont dénoncé "le double langage" de l'Occident. Et Taous Djabraïlov, le président du Conseil de sécurité tchétchène pro-russe, est allé jusqu'à accuser "les ennemis de la Russie et ces forces en Occident qui jouaient jusqu'ici la carte Maskhadov" de "faire des avances" à Bassaïev.

Le leader indépendantiste Aslan Maskhadov, représentant l'aile modérée de la rébellion indépendantiste, a été tué en mars par les forces russes.

Les télévisions n'ont pas précisé que Chamil Bassaïev accusait une fois de plus les forces russes d'avoir lancé l'assaut lors de la prise d'otages de l'école de Beslan (Ossétie du Nord, 330 morts dont 186 enfants, sans compter 31 preneurs d'otages tués).

Et réitérait encore ses menaces selon Gazeta.ru: "la responsabilité (de la guerre) incombe à la nation russe toute entière. Si la guerre ne frappe pas personnellement chacun (des Russes), elle ne s'arrêtera jamais en Tchétchénie", a lancé Bassaïev.

 

Sources AFP

 

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Bassaïev sur la chaîne ABC: "D'accord, je suis un terroriste"

 

 

Extraits de l'entretien, diffusé jeudi soir par l'émission "Nightline" de la chaîne américaine ABC, avec le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev, recherché par les services secrets russes:

"Honnêtement, je n'ai absolument pas l'impression d'être traqué. Je suis un combattant, je suis en guerre. Je peux mourir n'importe quand, tout de suite même. J'aurais pu mourir à plusieurs reprises cette année".

"Je n'ai que faire de négociations (avec les Russes). Je veux un arrêt du génocide contre le peuple tchétchène. Je veux que ces ordures qui nous occupent quittent notre république."

"Nous avons affaire à une guerre coloniale aujourd'hui. Pas à une guerre contre le terrorisme (...) Ce sont les Russes les terroristes. Il s'agit d'un combat pour obtenir notre indépendance nationale."

"La responsabilité (de la guerre) incombe à la nation russe toute entière qui, d'un silence approbateur, dit oui. Ils sont tous responsables."

"A Beslan, pour être honnête, je ne m'attendais pas à cela. Mais à Beslan la question posée c'était: soit la fin de la guerre en Tchétchénie soit la démission de Poutine. L'un ou l'autre. Si l'un avait été réalisé, les gens auraient été relâchés, sans autre condition. Vous comprenez ? Ce n'était pas plus compliqué que ça. Vous pouvez me demander pourquoi j'ai fait cela. C'était pour empêcher que des milliers et des milliers d'autres enfants tchétchènes, de femmes tchétchènes et de personnes âgées soient tués."

"J'étais choqué. Je vous le jure, je n'ai jamais imaginé cela. Je n'ai jamais pensé que Poutine serait si assoiffé de sang, qu'il manifesterait sa soif pour le sang. Je ne pensais pas qu'il le ferait. Confronté à la situation la plus grave, je pensais qu'ils essayeraient quelque chose, comme d'envoyer du gaz. Qu'au moins ils ne feraient rien aux enfants. C'était mon raisonnement. Je me disais qu'en faisant quelque chose de très brutal, ils comprendraient vite. Je pensais que cela marcherait... mais ça ne rentre toujours pas".

"Ni moi, ni mes moudjahidine n'avons tué d'enfants. Pas ici, pas là-bas. Nous n'avons pas tué. C'est un fait".

QUESTION: Vous avez des motivations religieuses ?

Bassaïev: "Non. Pour moi, c'est d'abord une combat pour la liberté. Si je ne suis pas un homme libre, je ne peux pas vivre ma foi. (...) La liberté c'est essentiel (...) La charia, ça vient après".

QUESTION: "Des actes comme ceux de Beslan et du théâtre (de la Doubrovka à Moscou, NDLR) peuvent-ils se reproduire?"

Bassaïev: "Bien sûr qu'ils le peuvent. Aussi longtemps que continuera le génocide de la nation tchétchène, aussi longtemps que tout ça continuera, tout peut arriver. D'accord, je le reconnais, je suis un mauvais gars, un bandit, un terroriste. D'accord, je suis un terroriste, mais alors comment vous les appelez eux (les représentants des autorités russes)? S'ils sont les gardiens de l'ordre constitutionnel, s'ils sont des anti-terroristes, alors je crache sur tous ces accords et beaux mots. Et je veux cracher sur le monde entier, si le monde entier me crache dessus".

QUESTION: Actuellement, vous observez une pause. Est-ce que cela veut dire que vous préparez quelque chose ? Avez vous décidé de vous reposer ?

Bassaïev: Je ne me reposerai pas, même un seul instant. La pause que nous avons eu cet hiver a plus qu'assez duré. Oui, je prépare des choses. On verra. Nous cherchons toujours de nouveaux moyens. Si quelque chose échoue, nous cherchons autre chose. Mais nous y arriverons.

Sources : AFP

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Published by Adriana Evangelizt - dans USA PROVOCATIONS
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