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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 23:32

 

 

Anna Chapman, espionne forcément

 

 

par Artur Welf

Kommersant-Dengui

 

 

 

 

 

Anna Chapman, 28 ans, est accusée, avec huit autres personnes, d’espionnage au profit de la Russie. Mariée à un Britannique entre 2002 et 2006, elle a conservé son nom d’épouse après son divorce. A New York, elle dirigeait avec succès une start-up dans l’immobilier.

 

 

 Anna Chapman (Анны Чапман), la présumée la présumée espionne russe

 

Quand on les examine de près, les accusations portées contre Anna Chapman (Анны Чапман) sont carrément ridicules et, pourtant, c’est bien elle qui est devenue l’incarnation de cette affaire d’espionnage. Les médias l’ont vite rendue célèbre dans le monde entier. Je l’ai croisée à plusieurs reprises à Moscou lors de rencontres consacrées aux start-up et au capital-risque.

 

Nous avions discuté de projets liés à Internet dans le secteur de l’immobilier et de son entreprise (domdot.ru). Elle fait partie de mes amis sur Facebook. Depuis fin juin, ma boîte de messages personnels sur ce site déborde de demandes de journalistes étrangers qui veulent que je leur parle d’elle. Le même déluge de messages s’est abattu sur ses autres amis de Facebook, en particulier le Pr Nouriel Roubini, ancien conseiller de la Maison-Blanche.

 

 

 Si l’on regarde bien l’acte d’accusation, on se dit soit qu’il faut limoger [pour incompétence] l’ensemble du Service des renseignements extérieurs (SVR) de Russie, pour lequel aurait travaillé Anna Chapman, soit que tout ce bruit autour de son nom n’a rien à voir avec le monde de l’espionnage. De nombreux médias américains suggèrent lourdement que monter une start-up et chercher des investissements représente une bonne couverture. On peut donc en déduire que l’objectif principal de tout cela est de faire apparaître les Russes qui travaillent dans le domaine des nouvelles technologies comme des espions aux ordres du SVR.

 

Cliquez sur le document pour avoir accès à l'acte d'accusation

 

Des accusations lues devant le juge et exposées sur le site du ministère américain de la Justice, il ressort qu’Anna Chapman, mise sous surveillance en janvier, serait un agent clandestin du SVR, alors même que les procureurs précisent qu’elle réside aux Etats-Unis sous son vrai nom. Amit Kachhia-Patel, agent spécial du contre-espionnage, apporte des preuves irréfutables de sa culpabilité, disant qu’entre janvier et juin 2010, elle s’est rendue tous les mercredis dans des endroits très fréquentés (il cite un café Starbucks et une librairie de Manhattan), où elle s’installait avec son ordinateur portable et faisait semblant de travailler. Au même moment, un certain “représentant numéro 1 du gouvernement russe” se trouvait à proximité. Les agents du FBI auraient souvent vu Anna Chapman entrer au siège de la mission diplomatique russe auprès de l’ONU et ont intercepté une connexion Wi-Fi entre elle et ce diplomate.

Durant cette connexion, ils auraient échangé des fichiers codés. Mais il y a mieux. Le 26 juin, vers 11 heures, un agent du FBI a appelé Anna Chapman en se faisant passer pour un employé du consulat de Russie, désireux de lui “remettre quelque chose” d’urgence. Vers 12 h 30, elle le rappelle pour lui dire qu’elle ne pourra pas venir, et lui propose de reporter le rendez-vous. Incapable de persuader la “brillante agent du SVR” d’obéir, il fixe la rencontre au lendemain matin. Vers 13 heures, la capricieuse “espionne” explique à son interlocuteur qu’elle pourra le retrouver dans un café de Manhattan à 16 heures. Une fois attablés, en bonne espionne, elle lui demande de se présenter, ce qu’il fait : “Je travaille dans le même département que vous, je m’appelle Roman.”  Puis il lui déclare que la patrie a besoin de son aide afin de transmettre un faux passeport à une espionne qui vit aux Etats-Unis sous un nom d’emprunt. Selon M. Amit Kachhia-Patel, Anna Chapman a accepté la mission et s’est empressée de remettre le faux passeport à la police. Le FBI a choisi de voir dans ce geste la marque de l’instinct infaillible d’une espionne patentée qui avait flairé le piège.

Le manque de solidité des preuves n’a pas interpellé les médias, qui ont préféré se concentrer sur la silhouette de cette nouvelle “James Bond girl”. Son sex-appeal, largement commenté par les médias américains, est présenté comme assez puissant pour que tout le monde veuille lui confier un tas de secrets. D’après Google Trends, cette affaire d’espionnage arrive en cinquième position dans les recherches sur Internet aux Etats-Unis et, sur Twitter, les Américains s’échangent des liens vers les photos d’Anna Chapman. Les Russes ne sont pas en reste, puisque [le réseau social] Jivoi Journal [Live Journal] a déjà son groupe Libérez Anna Chapman ("Свободу Анне Чапман").

 

Sources Courrier International

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans ESPIONNAGE
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