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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 02:36

 

 

 

Le BRIC est devenu très chinois

  

 

par Dmitri Kossyrev, RIA Novosti
  

 

La Chine joue actuellement le rôle de pays-président du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Après Ekaterinbourg et Brasilia, la prochaine réunion de ce ‘’ G-4’’ aura lieu en Chine. Pour cette raison, la réunion habituelle de septembre des ministres des Affaires étrangères de ces quatre pays a été programmée sur le territoire chinois à New York. Et cette décision a probablement été trop hâtive.

 

Le fait est qu'auparavant le BRIC se réunissait au siège de l'ONU (bien que la toute première réunion de 2006 ait eu lieu au Millenium Plaza, en face). Mais comme l'immeuble de l'ONU est en travaux, plusieurs quartiers new-yorkais près de la 1ère avenue et des rues 42-50 se sont transformés en la zone diplomatique la plus haute placée au monde. On y croise sur les trottoirs, accompagnés de leurs gardes du corps et de leurs assistants, des personnalités telles que le roi du Maroc et la chancelière Angela Merkel.

 

La représentation chinoise permanente auprès de l'ONU, sur la 35ème rue, n'est pas très loin. Mais le ministre russe Sergueï Lavrov n'ayant pas réussi à rejoindre ses collègues à temps en raison d'embouteillages interminables ( même selon les normes habituelles en cette période ) , la réunion du BRIC a été expéditive.

 

Par ailleurs, seules les premières réunions ministérielles et les sommets étaient longs et complexes, lorsque ‘’ les puissances de demain ‘’ étaient encore indécises en tentant de comprendre ce qu'elles pourraient faire ensemble. Aujourd'hui, le BRIC ressemble de plus en plus à une organisation internationale sur des rails suivant des programmes tentaculaires. Par exemple, le dernier sommet qui s'est tenu au Brésil a été précédé de quatre rencontres entre les ministres des Finances et les directeurs des banques centrales ainsi que des banques de développement. Les secrétaires des conseils de sécurité et les chefs des structures anti-monopoles, les ministres de l'Agriculture, les directeurs des services statistiques se sont également réunis. Un forum d'affaires des entrepreneurs a en outre été organisé.

 

Aujourd'hui, alors que le BRIC est devenu très chinois, on pourrait s'attendre à ce que la présidence chinoise contribue à une intensification de la communication. L'idée de l'édition d'un ‘’ magazine BRIC ‘’ en quatre langues a même été avancée. Mais tout cela semble appartenir à l'avenir. De même pour l'idée avancée par le Brésil et l'Inde d'introduire dans le BRIC leur partenaire privilégié, l'Afrique du Sud, suite à quoi le futur '' G-5 '' prendra certainement le nom d'ABRIC.

 

En ce qui concerne les objectifs plus actuels, les ministres réunis à New York se sont surtout penchés sur la coordination des actions des quatre pays devenue traditionnelle et qui sera à l’ordre du jour en novembre, dans le cadre de la prochaine réunion du G-20 à Séoul.

 

L'idéologie du BRIC suggère que ce sont quatre pays très différents, parfois en désaccord (par exemple, la Chine et l'Inde se disputent depuis longtemps, y compris au sujet des frontières). Toutefois, ils sont unis par un même objectif : devenir, comme cela avait été prédit quelques années auparavant, des leaders économiques et même politiques mondiaux. Mais la clé du succès réside dans le fait de ne pas se gêner les uns les autres dans ce processus.

Les réunions du G-20, autrement dit des plus importantes économies du monde, sont primordiales pour les décisions concernant l'économie mondiale. Lors des réunions précédentes il était clair que tous les pays du BRIC s'étaient entendus pour la redistribution des quotas au sein du FMI et sur les questions de monnaies de réserve mondiale. Qu'arrivera-t-il cette fois? On le verra à Séoul.

 

Encore quelques commentaires mineurs. L'apparition de l'idée même de la création du BRIC pourrait être considérée comme un hasard. Elle est apparue pour la première fois dans le rapport du fonds de recherches Goldman & Sachs en 2001, puis réitérée dans le même rapport en 2003, sérieusement cette fois. Le rapport a été pris au sérieux car la majorité des pays voulait absolument voir la toute-puissance de ‘’ l'Occident ‘’, États-Unis + Union Européenne + Japon + Australie, se briser. C'est chose faite, y compris économiquement. À la veille de la crise, le BRIC et encore quelques pays produisaient ensemble 32% du PIB mondial, les États-Unis 25% seulement. Vers la fin de l’année, on saura comment la crise a pu influencer la situation et les conclusions devraient faire sensation : le BRIC champion!

 

Mais admettons qu'un nouveau rapport de Goldman &Sachs annonce à ce moment: ‘’ nous nous sommes trompés, il n'existe aucun BRIC, la Russie et le Brésil sont bien plus faibles que la Chine et l'Inde, la crise a eu plus de conséquences sur les deux premiers et a mis en évidence beaucoup plus de points faibles chez eux (ce qui est vrai). Fermez le BRIC et arrêtez vos sommets et réunions ministérielles ‘’.

 

Mais il est trop tard. Les quatre nouveaux leaders se sont déjà habitués à discuter ensemble. Une sorte de nouvelle structure économique du ‘’ sommet mondial ‘’ apparaît. Il y a eu le G-8 mais la crise a clairement montré que le G-8 ne reflète plus les réalités car la Chine, l'Inde, le Brésil et encore quelques pays n'en font pas partie. Or il faut bien trouver une solution. Ainsi, littéralement en un instant, le G-20 est apparu, au sein duquel le BRIC tente de rester solidaire. Le G-8 sera soit fermé par les efforts de la présidence française l'année prochaine, soit mis honorablement à la retraite pour s'occuper des questions de pauvreté mondiale, particulièrement au Sud du Sahara.

 

Il convient également de rappeler la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU qui n'a toujours pas eu lieu (beaucoup voulaient augmenter le nombre de pays ayant le droit de veto). Mais dans l'ensemble la situation est très similaire aux événements en Olympe économique. Le BRIC jouera probablement un rôle dans ce domaine s'il souhaite sortir la réforme de l'impasse.

 

Sources Ria Novosti

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans CHINE-JAPON
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