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  • : Vladimir Poutine est un homme d'envergure, grand visionnaire pour son pays et le seul chef d'état au monde à ne pas trembler devant les Etats-Unis.
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 03:55

Bien que les medias n'en font pas leur Une, il ne faut pas croire que les Indignés américains ont jeté l'éponge. Ils deviennent même de plus en plus violents. Les occupations continuent dans de nombreuses villes américaines. A force d'organiser des révolutions colorées dans tous les pays du monde, les machiavéliques US vont bientôt connaître le revers de leur médaille. Ce qui ne sera que Justice rendue.

 

 

 

 

A Oakland, les indignés tiennent bon, merci

 

 

par Josh Harkinson

 

Mother Jones

 

 

 

Berceau des Blacks Panthers dans les années 1970, la ville californienne a conservé un esprit contestataire et anti-police. Alors que le mouvement Occupy Wall Street s'essouffle dans le reste du pays, Oakland continue d'être le théâtre de manifestations hebdomadaires, parfois violentes.

 

L'état d'esprit du mouvement Occupy Oakland n'a pas grand-chose à voir avec celui d'Occupy Wall Street. A Manhattan, au cours des semaines précédant l'occupation de Zuccotti Park en septembre dernier, des spécialistes de la non-violence avaient formé les jeunes militants aux techniques de manifestation pacifique. La nuit de leur éviction, les occupants se sont relayés pour brandir le drapeau américain et même au cours des confrontations les plus dures, la consigne a toujours été d'éviter les débordements.

La même attitude semblait prévaloir au début du mouvement à Oakland, puisque le 2 novembre dernier, 10 000 personnes ont réussi le tour de force de bloquer le port de la ville sans recourir à la violence. Mais les plus modérés ont peu à peu laissé la place aux plus radicaux [Le 28 janvier, une manifestation émaillée de violences s'est soldée par l'arrestation de 400 manifestants]. Depuis le mois dernier, de jeunes manifestants ont également commencé à organiser des manifestations hebdomadaires baptisées "Fuck the Police" où ils entonnent des chants appelant à "buter des flics" et s'en prennent aux véhicules des forces de l'ordre.

Pour de nombreux manifestants, c'est de bonne guerre. En octobre dernier, un policier d'Oakland a en effet grièvement blessé un manifestant pacifiste, le vétéran Scott Olsen.

Pour sa défense, la police d'Oakland avance le manque de moyens. Elle a subi une réduction de 20 % de ses effectifs depuis 2008, alors que la ville détient l'un des records nationaux du nombre de meurtres par habitant. Le maire de la ville, Jean Quan, accuse quant à elle le mouvement Occupy d'aggraver les problèmes de criminalité en monopolisant les maigres ressources des forces de l'ordre. Ce à quoi les militants rétorquent que la police ferait mieux de s'occuper des cambriolages et des meurtres.

Cette situation explosive entre forces de l'ordre et militants remonte à la période trouble de la lutte pour les droits civiques. C'est en effet à Oakland, en 1966, que Huey Newton et Bobby Seal ont fondé le parti des Black Panthers, destiné initialement à enrayer les brutalités policières dans les quartiers afro-américains. En 1967, un policier, John Frey, fut tué au cours d'un échange de coups de feu avec Huey Newton. Celui-ci fera de la prison avant d'être innocenté. Un an plus tard, apparemment en guise de représailles, la police tue Bobby Hutton, un jeune de 17 ans, dont le corps est retrouvé criblé de 12 balles. Dans les années 1970, la police a continué de harceler les Black Panthers, ce qui n'a fait que nourrir le ressentiment de la communauté afro-américaine à l'égard des représentants de l'ordre.

Le cycle de la violence ne s'est pas arrêté là. Dans les années 1990, s'est imposée à Oakland une bande de policiers "ripoux" : ils manipulaient les preuves, tabassaient les suspects et falsifiaient les rapports de police. En 2003, une action collective a été intentée à leur encontre et la police d'Oakland a été condamnée à payer 10,9 millions de dollars d'indemnités aux 119 victimes et à mettre en place toute une série de réformes sous la supervision d'un juge. Neuf ans plus tard, ces réformes n'ont toujours pas abouti. Les réactions disproportionnées de la police face au mouvement Occupy Oakland ont eu raison de la patience du juge qui a entamé une procédure pour placer la police d'Oakland sous supervision fédérale. Nul ne peut cependant nier combien il est difficile de travailler comme policier à Oakland. En 2009, Lovell Mixon, un jeune de 26 ans en liberté conditionnelle, a tué quatre policiers. Mais le sergent Patrick Gonzales, qui a tiré sur Lovell Mixon, a lui-même eu des démêlés avec la justice.

Comment s'étonner, dès lors, que les habitants d'Oakland ne réclament pas plus de policiers dans leur ville ? Encore aujourd'hui, pour de nombreux habitants, appeler la police s'apparente à de la délation. "La mentalité Black Panthers est en train de gagner du terrain chez les Occupy, dit Jessica, une jeune Noire qui fait partie du mouvement. Quand la police arrive avec ses masques à gaz et ses boucliers, les manifestants sortent le même attirail. Ils sont prêts. Le militantisme des Black Panthers fait des émules et bientôt certains pourraient sortir les armes à feu."
 
Dans les années 1970, les Black Panthers ont vite perdu le soutien des leaders noirs conscients que leur stratégie n'allait pas les conduire sur le chemin de l'égalité. Mais les jeunes anarchistes blancs qui forment la majorité du mouvement Occupy Oakland ne sont pas tous de cet avis. Des jeunes comme Jessica pensent qu'une "diversité d'approches" peut avoir sa place au sein du mouvement Occupy, notamment en ce qui concerne les actions ciblées contre les biens des 1 % [les plus riches].

Mais cette diversité d'approches pourrait sonner le glas de la diversité des participants. Les habitants d'Oakland manifestent de plus en plus leur mécontentement à l'égard de la police comme des manifestants. "Les gens d'Occupy Oakland ont complètement perdu de vue leurs objectifs, enrage Ken, qui soutenait encore le mouvement il y a peu. "Ils vandalisent ma ville et la conduisent à la faillite, et qu'ils ne viennent pas me dire que tout est de la faute de la police."
Posté par Adriana Evangelizt

 

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans REVOLUTION MONDIALE
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 03:23

 Ecoutez bien ce que dit Olivier Delamarche sur les traficotages du nombre de chômeurs aux USA. Pour lui, c'est du grand banditisme, une pure escroquerie. D'ailleurs, chez nous, c'est la même chose, n'en doutons pas, même si c'est à une échelle moindre.

 

Les vendeurs de "démocratie" peuvent faire la morale aux autres, ils sont jugés à leurs oeuvres et à leurs fraudes innombrables. 1,3 millions de chômeurs ont "disparu" des statistiques. Cela ne vous dit rien ? Ils disent que le chômage est à 8,3 % alors qu'il est à plus de 12. Et en comptant ceux qui n'ont pas de travail fixe et ceux qui ne sont plus indemnisés, on monte à 20 %. Voilà le travail. Ainsi, cela laisse croire que la politique d'Obama a créé des emplois, fait baissé le nombre des chômeurs. Mais c'est un GROS MENSONGE ! Et comment arrivent-ils à ce tour de passe-passe ? En baissant le nombre de la population active. La population stagne en quelque sorte. Les enfants qui naissent tous les jours ne sont pas comptés. 

 

Les personnes bénéficiant de l'aide alimentaire sont au nombre de 47 millions, soit 15 % de la population qui mangent avec l'argent de l'Etat. Voyez le malaise. Donc en constatant cela, il est bien évident qu'il ne peut y avoir que 8 % de chômeurs, c'est logique. 

 

La situation américaine est donc bien plus mauvaise qu'il n'y paraît. Ils maquillent les chiffres afin d'endormir le populo, avec l'aide du faussaire Bernancke qui n'est pas le dernier à pratiquer la Tromperie...

 

Mais pendant que le Peuple crève la faim, on dépense des milliards à vouloir "démocratiser", c'est à dire ruiner des pays et tuer leurs habitants.

 

Nous en sommes rendus au point qu'il y a plus de pauvreté aux USA qu'en Russie, largement...

 

 

 

  

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans MISERE USA-AILLEURS
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 03:11

 Voilà la vie que mènent désormais des centaines de milliers de famille grâce aux bons soins de leurs dirigeants qui dépensent des milliards à ruiner des pays par des guerres ou à semer le désordre dans des Etats souverains comme la Syrie ou la Russie. Notez le 300 $ pour les allocations chômage et 800 $ pour un travail rémunéré moitié moins qu'un salaire normal. Vous avez là la Justice américaine qui donne des leçons de morale au monde, alors qu'elle n'a aucune moralité...

 

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 03:06

Voyez un peu le mic-mac pour déstabiliser Poutine et qu'il ne devienne pas Président de la Fédération de Russie. Les machiavéliques américains avec les Traîtres Russes pensent qu'ils vont pouvoir provoquer une "révolution colorée" comme ils l'ont déjà fait dans de nombreux pays. Ils oublient, ces imbéciles, que la Russie n'est pas une petite nation comme l'Ukraine, la Georgie ou même l'Egypte. Ils oublient même qu'elle est plus grande que les Etats-Unis. Et, à notre sens, par les temps de mécontentement qui courent, la Révolution du Peuple Américain est sans doute bien plus probable que celle des Russes. Les Elites vénales etatsuniennes feraient mieux de se concentrer sur leurs propres problèmes à venir avec une paupérisation de plus en plus grande de la population américaine. Des millions de gens sont jetés à la rue et les villages de tentes sont devenus un spectacle quotidien. Dormir dans sa voiture est même devenu la norme pour ceux qui ont tout perdu, comme vous le constaterez dans une video, en suivant... mais il est plus facile d'exporter une fausse démocratie chez les autres plutôt que de s'occuper de l'énorme poutre que les dirigeants US font porter à leur Peuple. Ils sont comme les Pharisiens, ils mettent sur le dos des plus démunies un fardeau qu'eux sont incapables de porter. Ils sont bien trop occupés à remplir leur bedaine et leurs coffres, la misère qu'ils génèrent ne les touchent pas. Vade retro Satanas !

 

A quoi servent les Etats-Unis dans le monde depuis des décennies ? Nous parlons-là, bien évidemment, des tireurs de ficelles. A générer des guerres partout sur la Planète. Toutes les mauvaises inventions viennent de là-bas : La bombe atomique.  Les OGM. L'Eugénisme, qui a grandement inspiré les idéologues hitlériens. Et puisqu'on parle d'Hitler, il ne faut quand même pas oublier que ce sont leurs banquiers qui l'ont financé et mené au pouvoir. Pas oublier non plus que des dizaines de milliers de SS ont été planqués par la CIA et la NASA alors que les déportés des camps demandaient Justice. Si cela n'est pas se foutre de la gueule du monde, alors, qu'est-ce que c'est ?

 

Le moment approche pour les dirigeants Américains de se préparer à recevoir l'Addition. On ne peut pas semer le désordre sans cesse et partout, et ne pas subir l'effet boomerang. Qu'ils se mêlent donc de leurs oignons et laissent Poutine tranquille. Il est grand temps qu'il reprenne le Pouvoir et leur montre de quoi il est capable. Car nous ne doutons pas une seconde qu'il sera réelu.

 

 

 

Pourquoi Washington veut en finir avec Poutine ?

 

 

Par F. William Engdahl

 

 

 

Washington veut manifestement en finir avec Poutine, c’est assez ! est le message un peu comme le Kefaya, assez ! du mouvement égyptien au printemps dernier. Hillary Clinton et ses amis ont apparemment décidé que la possibilité d’avoir le prochain président russe en la personne de Poutine, est un obstacle majeur à leurs plans.

 

Peu par contre comprennent pourquoi. La Russie aujourd’hui, de concert avec la Chine et l’Iran dans une certaine mesure, forme l’épine dorsale, même faible, du seul axe de résistance efficace à un monde qui serait dominé par la seule super-puissance mondiale.

 

Le 8 Décembre, plusieurs jours après que les résultats des élections législatives russes furent annoncés, montrant une chute brutale dans la popularité du parti politique du premier ministre Poutine “Russie Unifiée”, Poutine accusa les Etats-Unis et spécifiquement la ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton d’exciter les manifestants de l’opposition et leurs manifestations contre les résultats des élections. Poutine déclara: “La ministre des affaires étrangères américaine a été très prompte à évaluer les élections, disant qu’elles avaient été partiales et injustes avant même qu’elle ait reçu les matériaux émanant des observateurs du bureau des institutions démocratiques et des droits de l’Homme (les observateurs internationaux des élections de l’OSCE).”

 

Poutine continua en disant que les  commentaires prématurés de Clinton furent le signal nécessaire qu’attendait les groupes d’opposition que le gouvernment américain soutenait dans leurs manifestations. Les commentaires de Clinton, a dit l’homme d’expérience en matière de renseignement russe, devint un “signal pour nos activistes qui commencèrent leur travail actif avec le ministère des affaires étrangères”.

 

Les médias majeurs occidentaux choisirent soit de minimiser la déclaration de Poutine ou de se focaliser quasiment entièrement sur les dires du mouvement d’opposition russe émergeant de la situation. Il ne faut pas chercher bien loin pour montrer que Poutine minimisait lui-même le degré d’interférence éhonté dans les processus politiques de son pays. Dans ce cas de figure, le pays n’est pas la Tunisie, le Yémen ou même l’Egypte. C’est la seconde puissance nucléaire mondiale, même si elle demeure une plus petite puissance économique. Hillary joue avec le feu thermonucléaire. Démocratie ou quelque chose d’autre ?

 

Pas d’erreur, Poutine n’est pas un champion du monde de la pratique de ce que la plupart considère être la démocratie. Son annonce quelques mois plus tôt de l’accord entre lui et l’actuel président Medvedev d’échanger leur position après les élections présidentielles du 4 Mars a choqué bon nombre de Russes comme étant de la politique crasse et des arrangements d’arrière-boutique. Ceci dit, ce que Washington fait pour interférer avec le changement de régime est bien plus qu’un interventionisme éhonté. Le gouvernement Obama, le même qui vient de signer et de convertir en loi une série de mesures qui ont de facto déchirées les droits constitutionnels des Américains, la constitution des Etats-Unis, pose comme un juge suprême mondial pour que les autres adhèrent à ce qu’il croit être la démocratie.

 

Examinons de plus près les accusations de Poutine sur l’interférence des Etats-Unis dans le processus des élections russes. Si nous regardons bien, nous trouvons ouvertement déclaré dans leur rapport annuel d’Août 2011, qu’une ONG de Washington répondant au nom innocent de National Endowment for Democracy (NED), a ses tentacules partout en Russie.

 

La NED finance un centre de presse international à Moscou où quelques 80 ONG peuvent tenir des conférences de presse sur le sujet de leur choix. Elle finance de nombreux “groupes de la jeunesse militante” et des ateliers sur le leadership afin “d’aider les jeunes à s’engager dans l’activisme politique”. En fait, elle dépense officiellement 2,7 millions de dollars sur des douzaines de programmes à travers la Russie. Les dépenses pour 2011 seront publiées ultérieurement en 2012.

 

La NED finance également des parties clef du système de sondage et d’étude du système électoral russe, une partie cruciale pour être capable de crier à la fraude électorale. Elle finance en partie l’Organisation civique de défense des droits et libertés démocratiques, le GOLOS. D’après le rapport annuel de la NED, les fonds allèrent à “une analyse détaillée du cycle électoral russe de l’automne 2010 et du printemps 2011, ce qui inclue une évaluation de la presse, de l’agitation politique, de l’activité des commissions électorales, et d’autres aspects de l’application de la législation électorale sur le long-terme des élections.”

 

En Septembre 2011, quelques semaines avant les élections de Décembre, la NED finança une conférence sur invitation seulement à Washington mettant en scène une organisation de sondage “indépendante”, le Levada Centre. D’après le site internet Levada, autre récipient du financement de la NED, celui-ci a effectué une série de sondages d’opinion, une méthode standard utilisée en occident pour analyser les sentiments des citoyens. Les sondages “profilaient les humeurs de l’électorat avant les élections pour la Douma et les élections présidentielles, les perceptions des candidats et des partis politiques et la confiance des électeurs dans le système de la “démocratie gérée” qui a été établie depuis la dernière décennie.

 

Un des invités de la conférence à Washington fut Vladimir Kara-Murza, membre du conseil fédéral de Solidarnost (Solidarité), le mouvement d’opposition démocratique russe. Il est aussi un “conseiller de l’opposant siégeant à la Douma Boris Nemtsov”, d’après la NED. Un autre conférencier venait du mouvement néo-conservateur et du think-tank Hudson Institute.

 

Nemtsov est un des caractères d’opposition à Poutine le plus important aujourd’hui et il est aussi le président de Solidarnost, un nom curieusement imité des jours de la guerre froide quand la CIA finançait l’opposition polonaise des travailleurs et le syndicat Solidarnosc de Lech Walesa. Plus sur Nemtsov plus loin dans l’article.

 

Le 15 Décembre 2011, toujours à Washington, alors qu’une série de manifestations anti-Poutine fut déclanchée par des manifestants soutenus par les Etats-Unis, menée par Solidarnost et d’autres organisations, la NED tînt une autre conférence intitulée “L’activisme de la jeunesse en Russie: une nouvelle génération peut-elle faire la différence ?” où le conférencier principal était Tamirlan Kurbanov, qui d’après la NED “a servi comme chef de programme au bureau de Moscou du National Democratic Institute for International Affairs, où il était impliqué à développer et à étendre les capacités des organisations politiques et civiques, promouvoir la participation des citoyens dans la vie publique, en particulier l’engagement politique des jeunes.”  Cet Institut est une succursale de la NED.

 

L’histoire nébuleuse de la NED

 

Aider la jeunesse à s’engager dans l’activisme politique est précisément ce que cette même NED fît en Egypte ces dernières années dans la préparation au renversement de Moubarak. La NED fut instrumentale d’après des sources informées aux Etats-Unis dans les “révolutions colorées” fomentées par les Etats-Unis en 2003-2004 en Ukraine et en Georgie qui amenèrent des marionnettes pro-OTAN au pouvoir. La NED a aussi été active à promouvoir “les droits de l’Homme” au Myanmar, au Tibet et dans la province riche en pétrole du Xinjiang.

 

Comme des analystes sérieux de la “révolution orange” d’Ukraine et d’autres révolutions colorées le découvrirent, le contrôle des sondages et la capacité de dominer les perceptions des médias internationaux, spécialement les grosses chaînes de TV comme CNN et la BBC sont des composants essentiels de l’agenda de déstabilisation de Washington. Le centre Levada serait dans une position cruciale à cet égard pour faire publier des sondages de mécontentement envers le régime.

 

Par sa description même, La NED est “une fondation privée à but non lucratif dédiée au développement et au renforcement des institutions démocratiques dans le monde. Chaque année, avec le financement du congrès américain, la NED soutient plus de 1000 projets de groupes non-gouvernementaux à l’étranger qui travaillent pour des buts démocratiques dans plus de 90 pays.”

 

Cela ne pourrait pas paraître être plus noble ou mieux intentionné. Quoi qu’il en soit, ils préfèrent omettre leur véritable histoire. Au début des années 1980, le directeur de la CIA Bill Casey convainquit le président Ronald Reagan de créer une ONG plausible, la NED, afin de faire avancer l’agenda mondialiste de Washington par d’autres méthodes que l’action directe de la CIA. Ceci faisait partie  du processus de “privatiser” le renseignement américain afin de rendre son travail plus “efficace”. Allen Weinstein qui aida à écrire la législation qui créa la NED a dit dans une interview au Washington Post en 1991: “beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui était fait secrètement par la CIA il y a 25 ans.” Intéressant. La majorité du financement de la NED provient des impôts des contribuables via le congrès. La NED est, dans toute l’acceptation du terme, une possession de la communauté du renseignement du gouvernement américain.

 

La NED fut créée sous le gouvernement Reagan pour fonctionner de facto comme une CIA privatisée afin de lui donner plus de moyens et de liberté d’action. Les membres du comité directeur de la NED sont traditionnellement issus de la communauté du renseignement et du pentagone. Ceci inclut le général en retraite Wesley Clark, l’homme qui bombarda la Serbie en 1999. Des membres clefs liés au service action clandestine de la CIA qui servirent au comité directeur de la NED incluent Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros et Elliott Abrams.

 

Le président du comité directeur de la NED en 2008 était Vin Weber, fondateur de l’organisation ultra-conservatrice Empower America et bailleur de fond pour la campagne présidentielle de George W. Bush. L’actuel président directeur de la NED est John Bohn, ancien CEO de la très controversée agence de notation Moody’s, qui joua un rôle malsain dans l’affaire de l’effondrement du marché des subprimes et des sécurités américaines. Le comité directeur actuel de la NED inclut l’ultra-conservateur ambassadeur de Bush en Irak et en Afghanistan Zalmay Khalilzad.

 

Il est aussi très instructif de regarder les gens qui ont émergé à des positions de leaders de l’opposition ces derniers temps en Russie. Le “poster boy” de l’opposition pour la jeunesse et spécifiquement les médias occidentaux est Alexei Navalny dont le blog LiveJournal Navalny l’a présenté comme un quasi-martyr du mouvement de contestation après avoir passé 15 jours dans les geôles de Poutine pour avoir pris part à une manifestation interdite. Dans une grande manifestation le jour de Noël à Moscou, Navalny, qui était peut-être intoxiqué par la vision de trop de films de S.M Eisenstein de 1917 sur la révolution, dit à la foule: “Je vois assez de gens ici pour prendre le Kremlin et la Maison Blanche (la maison présidentielle russe) dès maintenant…”

 

L’establishment médiatique occidental ne jure que par Navalny. La BBC l’a décrit comme “certainement la seule figure de l’opposition digne de ce nom en Russie ces cinq dernières années”, et le magazine américain Time l’a appelé “L’Erin Brockovich russe”, une curieuse référence au film d’Hollywood qui mettait en scène Julia Roberts comme enquêtrice et activiste légal. Quoi qu’il en soit, ce qui est le plus important est que Navalny a été à l’université de Yale sur la côte Est américaine, également l’université de la famille Bush (NdT: et lieu de résidence de la “confrérie” des Skull and Bones..), où il fut un “Yale World Fellow”.

 

Le charismatique Navalny est aussi et a été sur la liste des gens payés par la NED pour déstabiliser les pays. D’après un post sur le blog de Navalny même, son LiveJournal, il fut soutenu par la NED (NdT: donc la CIA, ce qui ne veut pas dire qu’il en soit un “agent” bien évidemment) en 2007 et 2008.

 

Avec Navalny, les acteurs clé dans le mouvement de contestation anti-Poutine sont centrés autour de Solidarnost qui fut créée en 2008 par Boris Nemtsov, Vladimir Ryzhkov et d’autres. Nemtsov n’est pas quelqu’un qui conteste la corruption. D’après le Business Week Russia du 23 Septembre 2007, Nemtsov introduisit le banquier russe Boris Brevnov à Gretchen Wilson, citoyenne états-unienne et employée de l’International Finance Corporation, une succursale de la Banque Mondiale. Wilson et Brevnov se sont mariés. Avec l’aide de Nemtsov, Wilson est parvenue à privatiser Balakhna Pulp and Paper Mill (NdT: grosse entreprise de papier) au prix dérisoire de 7 millions de dollars. L’entreprise fut lessivée et ensuite vendue à la banque Swiss Investment de Wall Street, CS First Boston Bank. Les rapports financiers disent que les revenus de l’usine étaient de 250 millions de dollars.

 

La CS First Boston Bank paya également tous les frais de déplacement de Nemtsov au très exclusif forum économique mondial de Davos en Suisse. Quand Nemtsov devint un membre du cabinet directeur, son protégé Brevnov fut nommé président d’Unified Energy System of Russia JSC. Deux ans plus tard, en 2009, Boris Nemtsov, aujourd’hui le “monsieur anti-corruption”, utilisa son influence pour dégager Brevnov des accusations de détournement de fonds par milliards des biens d’Unified Energy System of Russia.

 

Nemtsov accepta aussi de l’argent de l’oligarque emprisonné Mikhail Khodorkovsky en 1999 quand celui-ci utilisait ses milliards pour essayer d’acheter le parlement ou la Douma. En 2004, Nemtsov rencontra l’oligarque milliardaire en exil Boris Berezovsky dans une réunion secrète avec d’autres exilés russes influents. Lorsque Nemtsov fut accusé de financer son nouveau parti politiquePour une Russie dans la légalité et sans corruption” avec des fonds étrangers,  les sénateurs américains John McCain, Joe Liberman et Mike Hammer du conseil national de sécurité du président Obama volèrent à son secours.

 

Le sbire très proche de Nemtsov, Vladimir Ryzhkov de Solidarnost est aussi très lié avec les cercles suisses de Davos, il a même financé un Davos sibérien. D’après les compte-rendus de presse russes d’Avril 2005, Ryzkhov forma un comité 2008 en 2003 pour “attirer” les fonds de Khodorkovsky emprisonné ainsi que pour soliciter des fonds des oligarques en fuite comme Boris Berezovsky et des fondations occidentales comme la Fondation Soros. Le but déclaré de la manœuvre étant de rassembler les forces “démocratiques” contre Poutine. Le 23 Mai 2011, Ryzhkov, Nemtsov et plusieurs autres enregistrèrent un nouveau parti politique le Parti de la Liberté Populaire de manière à pouvoir aligner un candidat président contre Poutine en 2012.

 

Une autre personne d’influence dans les rallies anti-Poutine récents est l’ancien champion du monde d’échecs recyclé politicien de droite, Gary Kasparov, un autre membre fondateur de Solidarnost. Kasparov a été identifié il y a plusieurs années comme étant membre du comité directeur d’un think-tank néoconservateur militaire à Washington. En Avril 2007, Kasparov admit qu’il était membre du comité du National Security Advisory Council Center for Security Policy, “une organisation de sécurité nationale à but non-lucratif et non-partisane, qui se spécialise dans l’identification des politiques, des actions et des ressources nécessaires à la sécurité vitale des Etats-Unis.” En Russie, Kasparov est plus tristement connu pour ses liens financiers précédents avec Leonid Nevzlin, l’ex vice-président de Yukos et associé de Mikahail Khodorskovsky. Nevzlin s’est enfuit en Israël pour éviter les charges menées contre lui pour meurtre et avoir contracté des tueurs à gages pour éliminer des “gens objectant” lorsqu’il était vice-président de Yukos.

 

En 2009, Kasparov et Boris Nemtsov ont rencontré Barack Obama soi-même pour discuter de l’opposition russe à Poutine et ce à l’invitation personnelle du président américain au Ritz Carlton Hotel de Washington. Nemtsov avait appelé Obama à rencontrer les forces d’opposition russes: “Si la Maison blanche est d’accord avec la suggestion de Poutine de ne parler qu’avec des organisations pro-Poutine… cela voudra dire que Poutine a gagné, non seulement cela, mais Poutine aura la confirmation qu’Obama est faible”, a t’il dit. Durant cette même année 2009, Nemtsov fut invité à parler au Council on Foreign Relation (CFR) de New York, sans doute le think-tank en politique étrangère le plus puissant des Etats-Unis. Ainsi, non seulement le ministère des affaires étrangères et la NED ont déversé des millions pour bâtir une opposition à Poutine et une coalition contre lui en Russie, mais le président des Etats-Unis est intervenu personnellement dans ce processus.

 

Ryzhkov, Nemtsov, Navalny et l’ancien ministre des finances de Poutine Alexei Kudrin ont tous été impliqués dans l’organisation de la manifestation  anti-Poutine du 25 Décembre à Moscou qui attira selon les estimations environ 120 000 personnes. Pourquoi Poutine ?

 

La question pertinente est pourquoi Poutine à ce point ? Nous ne devons pas regarder bien loin pour avoir une réponse. Washington et spécifiquement le gouvernement Obama, se moquent éperdument de savoir si la Russie est démocratique ou pas. La préoccupation essentielle est l’obstacle aux plans de Washington pour une hégémonie totale de la planète que Poutine représente. D’après la constitution russe, le président de la fédération russe est le chef d’état, le commandant en chef des armées et le détenteur des plus hautes fonctions de la fédération. Il prendra directement contrôle de la défense et de la politique étrangère.

 

Nous devons demander quelle politique ? Certainement des contre-mesures drastiques contre l’encerclement de la Russie par les forces de l’OTAN et contre l’installation par Washington d’un système dangereux de missiles balistiques autour de la Russie; ceci sera un point primordial de l’agenda de Poutine. La “remise à jours des relations russo-américaines” d’Hillary Clinton ira droit à la poubelle, si elle ne l’est pas déjà. Nous pouvons également nous attendre à une utilisation plus aggressive de la carte énergétique russes avec une diplomatie du pipeline pour renforcer des liens avec des membres de l’OTAN comme la France, l’Italie et l’Allemagne, favorisant ainsi un affaiblissement du soutien de l’UE pour la politique aggressive de l’OTAN et ses mesures contre la Russie. Nous pouvons nous attendre à un renfocement des liens de la Russie avec l’Eurasie, spécifiquement avec la Chine, l’Iran et peut-être même l’Inde pour renforcer la faible épine dorsale de la résistance contre les plans du Nouvel Ordre Mondial prônés par Washington.

 

Cela prendra plus que quelques manifestations dans des températures bien au dessous de zéro à Moscou et St Pétersbourg par une clique de personnages d’une opposition corrompue et nébuleuse comme celle de Nemtsov et Kasparov pour faire dérailler la Russie. Ce qui est très clair est que Washington pousse tous azimuts en Iran, en Syrie, où la Russie a une base navale vitale, en Chine, maintenant en Russie même, ainsi que dans les pays de la zone euro emmenés par l’Allemagne. Cela sent la tentative de fin de partie pour une super-puissance sur le déclin.

 

Les Etats-Unis aujourd’hui sont une super-puissance nucléaire de facto en banqueroute. Le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale n’a jamais été autant defié que depuis Bretton Woods en 1944. Ce rôle ainsi que celui des Etats-Unis comme la puissance militaire mondiale absolue ont été les bases du siècle hégémonique américain depuis 1945.

 

Affaiblissant le rôle du dollar dans le commerce international et ultimement comme monnaie de réserve, la Chine est en train d’établir des relations commerciales bi-latérales avec le Japon court-circuitant le dollar. La Russie est en train de faire de même avec ses partenaires commerciaux principaux. La raison principale pour laquelle Washington a lancé une guerre monnétaire totale ouverte contre l’Euro à la fin de 2009, était pour prévenir une menace grandissante de la part de la Chine et d’autres nations, que celles-ci ne se détournent du dollar pour prendre l’Euro comme monnaie de réserve.

 

Ceci n’est pas une mince affaire. En fait Washington peut financer ses guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie et ailleurs par le fait que la Chine et les autres nations ayant un surplus commercial, investissent leur surplus de dollars en obligations du gouvernement américain en achetant de la dette américaine. Si cela venait à changer même de peu, cela occasionnerait une hausse substantielle des taux d’intérêts américains et la pression financière sur Washington deviendrait énorme.

 

Faisant face à une érosion grandissante de son statut de seule super-puissance mondiale, Washington apparaît maintenant se tourner de plus en plus vers la force militaire pure et dure pour conserver son statut. Pour que  cela soit couronné de succès, la Russie doit être neutralisée ainsi que l’Iran et la Chine. Ceci sera l’agenda primordial du président des Etats-Unis à venir, qui que ce soit.

 

Sources SAN FINNA

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans USA PROVOCATIONS
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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 00:05

Si ce n'était pas aussi dramatique, on pourrait en rire. En tout cas, une chose est sûre, ce n'est pas la honte qui étouffe l'establisment américain. A l'ONU, Susan Rice a menacé en disant que les vetos de la Russie et de la Chine étaient "une décision que, je pense, la Russie et la Chine viendront à regretter au fil du temps." Elle a prévenu que les deux pays pourraient être confrontés à un isolement international similaire à celui de la Syrie.

 

Rice et ses suivants n'a pas encore compris que les deux pays, confrontés à une isolement planétaire par tous les peuples du monde, sont les Etats-Unis et Israël. Ils sont même déligitimés par leurs propres citoyens qui ne peuvent plus supporter ni d'être leurs esclaves, ni d'être pressurisé pour financer leurs sales guerres où des millions d'innocents sont assassinés.

 

Que les dirigeants occidentaux s'applatissent devant eux comme de vieilles crèpes rances et les aident à mener notre monde au chaos ne peut que nous renvoyer l'image peu flatteuse de ces pantins aux ordres sans Honneur et qui nous déshonorent chaque jour un peu plus.

 

Attendons-nous à être entraîné dans une troisième guerre mondiale qui sera pire que les deux précédentes. Il ne faut pas perdre de vue ce scénario apocalyptique. Car à force d'envoyer les bombes sur les autres, le retour de manivelle ne peut plus être ignoré. Qui sème la révolte récolte la tempête. Et la tempête, si elle est chinoise, avec invasion au sol et le régime que l'on connaît, serait sans doute pire que les camps de concentration du IIIe Reich. Ils nous apprendront à marcher à la baguette, et cette baguette-là n'aura rien à voir avec celle qui nous sert à manger les nems... si vous voyez ce que nous voulons dire.

 

Or, vu l'arrogance américaine qui s'en prend à deux grands pays -après en avoir ruiné des centaines d'autres beaucoup plus petits- devrait nous tenir en alerte. Parce que les Chinois et les Russes, s'ils se sont fait piéger pour la Libye, ne recommenceront pas la même erreur avec la Syrie, et encore moins avec l'Iran. Les Chinois ont même dit qu'ils étaient prêts à déclencher la troisième guerre mondiale pour protéger l'Iran... voyez la video...

 

 

Les Etats-Unis, sous l'égide des sionistes sis à Washington, ont commis beaucoup trop de crimes pour que cela reste impuni. Ils pavanent comme la Clinton, jouent les fortiches, se croient invulnérables, mais ils vont bientôt connaître l'effet boomerang avec tout ce que cela implique, ainsi que tous les pays qui leur ressemblent. Nous pouvons même dire qu'ils sont en train de brûler leurs dernières cartouches. Car tout a une fin. Et la leur est proche...

 

 

 

Les Etats-Unis ferment leur ambassade en Syrie et intensifient la menace de guerre

 

 

Par Alex Lantier

 

 

 

Les Etats-Unis ont fermé leur ambassade syrienne et la Grande-Bretagne a rappelé hier son ambassadeur pour consultations dans un contexte d'intensification des préparatifs de guerre américains et européens. Ces décisions ont été prises après le veto émis samedi par la Russie et la Chine à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, soutenue par les Etats-Unis, contre le régime du président syrien Bachar al-Assad.

 

La porte-parole du Département d'Etat américain, Victoria Nuland, a imputé la décision des Etats-Unis de transférer son personnel diplomatique de Syrie à la Jordanie voisine à une « dégradation de la situation sécuritaire. » Le New York Times a toutefois précisé que les responsables du gouvernement Obama « pensaient qu'il ne restait plus rien à discuter avec M. Assad. »

 

La décision a effectivement rompu les relations diplomatiques américaines et britanniques avec la Syrie, intensifiant davantage encore les tensions alors que les responsables américains et européens réclament l'éviction d'Assad. Ces responsables ont critiqué la Russie et la Chine pour leur vote et prédit une rapide propagation de la guerre civile en Syrie et l'effondrement du régime Assad. D'ailleurs, de plus en plus de combats intenses ont déjà lieu entre l'armée syrienne et les groupes armés de « rebelles » soutenus par les Etats-Unis en Syrie même.

 

Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a dit à la télévision Sky TV, « C'est un régime voué à l'échec et un régime meurtrier. Il ne peut en aucune manière retrouver sa crédibilité, ni internationalement ni auprès de son propre peuple. » Il a prédit que le gouvernement syrien était « en train de pousser certains opposants à entreprendre eux aussi des actions violentes. Ceci rapproche encore un peu plus la Syrie de ce qui commence à ressembler à une guerre civile. »

 

Lors de l'émission matinale d'informations de la chaîne américaine CBS « This Morning », l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies, Susan Rice, a menacé en disant que les vétos de la Russie et de la Chine étaient « une décision que, je pense, la Russie et la Chine viendront à regretter au fil du temps. » Elle a mis en garde que les deux pays pourraient être confrontés à un isolement international similaire à celui de la Syrie.

 

Interrogée sur la Syrie, Rice a affirmé de manière rituelle que les Etats-Unis voulaient « une transition très pacifique. » Elle a toutefois ajouté, « nous continuerons à intensifier par tous les moyens la pression sur le régime d'Assad - diplomatiques, économiques et autres. Mais le risque d'une guerre civile s'accroît en effet. »

 

Rice n'a pas dit quels « autres » moyens Washington envisagerait. Ceci a toutefois été précisé par le colonel Riad al-Assas, commandant de l'Armée syrienne libre (ASL) qui est soutenue à la fois par la Turquie et les Etats-Unis et qui lance des opérations militaires continues à l'intérieur de la Syrie. Al-Assad a dit, « Il n'y a pas d'autre voie » à part l'action militaire contre Assad, en ajoutant : « Ce régime ne comprend pas le langage politique. Il ne comprend que le langage de la force. »

 

Les affirmations des responsables américains et européens selon lesquelles ils recherchent une voie pacifique pour résoudre la crise en Syrie sont des mensonges éhontés. Après avoir soutenu l'ASL et des forces « rebelles » similaires pro-occidentales dans une guerre civile qui ne cesse de s'intensifier à l'intérieur de la Syrie depuis des mois, ils décident à présent de soutenir ouvertement ces forces et, tout comme l'année dernière dans le cas de la guerre de l'OTAN contre la Libye, ils cherchent à écraser le régime.

 

Les projets de Washington ont été révélés dans un discours prononcé dimanche par la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, à Sofia en Bulgarie. Exigeant la démission d'Assad et promettant de « redoubler nos efforts en dehors des Nations Unies, » elle a dit que les Etats-Unis appliqueraient des sanctions « pour assécher les sources de financement et les livraisons d'armes qui permettent à la machine de guerre du régime de continuer à fonctionner. »

 

Elle a ajouté, « Nous travaillerons avec les amis d'une Syrie démocratique partout dans le monde pour soutenir les projets de changement politique pacifique de l'opposition. Nous oeuvrerons pour fournir toute l'aide humanitaire que nous pouvons. »

 

Le journal Sydney Morning Herald a noté que de telles propositions suggéraient la prochaine « formation d'un groupe officiel d'Etats partageant les mêmes vues pour coordonner l'aide apportée à l'opposition syrienne, comparable au Groupe de contact sur la Libye qui avait supervisé l'aide internationale pour les opposants du dirigeant libyen déchu décédé, Mouammar Kadhafi. »

 

L'« aide humanitaire » fournie par les membres du groupe aux « rebelles » libyens avait été largement diffusée dans la presse comme comprenant des livraisons secrètes d'armes. La guerre libyenne a pris fin avec le bombardement de Tripoli et de Syrte, l'assassinat extra-judiciaire de Kadhafi et environ 80.000 victimes libyennes.

 

Les Etats-Unis et leurs alliés ne s'orientent pas seulement vers un nouveau conflit catastrophique avec la Syrie, mais potentiellement avec des puissances plus grandes telles l'Iran et la Russie. La menace de Clinton de bloquer les livraisons d'armes à la Syrie intensifiera les tensions des Etats-Unis avec les deux pays qui ont expédié soit par transport routier soit par la mer Méditerranée des armes à Assad. Le mois dernier, la Russie avait aussi dépêché son porte-avions Admiral Kuznetsov et des navires d'escorte pour patrouiller dans les eaux syriennes et se rendre dans le port syrien de Tartous qui abrite une base navale russe.

 

La Russie et la Chine ont défendu leur veto de la veille à la résolution de l'ONU. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, a critiqué les « réactions au vote sur la Syrie au Conseil de sécurité des Nations Unies qui ont un caractère, je dirai, indécent et presque hystérique. »

 

Un éditorial du journal chinois People's Daily a justifié le veto de la Chine à la résolution de l'ONU en remarquant que l'OTAN avait « profité » de la résolution 1973 de l'ONU contre la Libye l'année dernière pour fournir « des armes à feu à l'une des parties en guerre. La promesse de protéger les civils a-t-elle été tenue ? »

 

Lavrov se rend aujourd'hui en Syrie en compagnie du directeur du Service de renseignement extérieur, Mikhail Fradkov, pour des pourparlers avec Assad. Le ministère russe des Affaires étrangères a diffusé un communiqué déclarant que la Russie « entend fermement chercher la stabilisation la plus rapide de la situation en Syrie sur la base de l'application la plus rapide des réformes démocratiques dont le moment est venu. »

 

Les médias américains se sont demandé si ces remarques pourraient être un signal que le Kremlin a décidé d'accepter une « sortie contrôlée » d'Assad et un alignement derrière l'intervention américaine.

 

Hier, Washington a aussi entrepris une série de démarches menaçantes contre l'Iran. Obama a signé un décret renforçant les sanctions contre l'Iran et sa banque centrale qui supervise les transactions concernant les exportations pétrolières essentielles de l'Iran. Le décret empêche le virement, le paiement, l'exportation ou le retrait, à partir de l'Iran ou vers l'Iran, de tous les capitaux jugés sous contrôle américain, y compris les filiales étrangères des banques américaines.

 

Obama a ajouté que Washington travaillerait « en étroite collaboration » avec Israël contre le programme nucléaire iranien  . Israël a, à plusieurs reprises, menacé d'attaquer l'Iran et il est fortement présumé qu'il se trouve derrière une vague d'assassinats de scientifiques nucléaires iraniens.

 

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 20:55

 

 

 

 

Le NPA relaie la propagande de l'OTAN contre la Syrie

 

 

Par Anthony Torres

 

 

Le NPA a publié une série d'articles au mois de janvier sur les évènements en Syrie, s'alignant directement sur la propagande des puissances impérialistes qui menacent de déclencher une guerre contre ce pays.

 

Les articles du NPA écrits par Gayath Naïssé accumulent mensonges et contre-vérités, démontrant l'intégration totale du NPA dans la machine propagandiste de l'impérialisme français (Voir France : La « gauche » petite-bourgeoise complote une intervention militaire en Syrie).

 

Dans son article intitulé « Dix mois de révolution en Syrie », Gayath Naïssé écrit : « La répression féroce de la dictature de la contestation pacifique et le traitement sauvage des prisonniers et des habitants des villes révoltées n'ont pas seulement pour objectif d'écraser le mouvement révolutionnaire mais aussi d'inciter les opposants à une contre vengeance armée ».

 

En fait, Naïssé sait pertinemment que la principale contestation qui existe actuellement contre Assad n'est ni « pacifique » ni « révolutionnaire », mais l'oeuvre de groupes armés soutenus par l'impérialisme.  L'OTAN appuie le Conseil national syrien et l'Armée syrienne libre, force basée en Turquie et qui opère dans différentes villes syriennes, pour déstabiliser le régime d'Assad. Dans sa lutte pour se soulever contre la bourgeoisie arabe et l'hégémonie impérialiste, le prolétariat en Syrie doit maintenant compter non seulement avec le régime d'Assad, mais aussi avec une « opposition » armée par l'OTAN et défendue par le NPA.

 

 Dans son désir d'aider la propagande de « l'opposition » syrienne, le NPA recycle sans vergogne les manipulations de la presse de droite et du Quai d'Orsay. Un autre article de Naïssé, paru le 22 janvier et intitulé  « Syrie: devant les observateurs le massacre continue », relaie les dénonciations du régime syrien par la presse bourgeoise. Il cite le cas d' « un journaliste français ayant été tué par une attaque d'origine 'inconnue', le 11 janvier » en Syrie.

 

En fait, déjà le soir du 20 janvier, Le Figaro avait révélé que le reporter Gilles Jacquier, tué le 11 janvier à Homs, était mort dans un bombardement de « l'opposition » syrienne. (Voir La classe politique française et la mort de Gilles Jacquier en Syrie) Les diplomates du Quai d'Orsay s'étaient entretenus avec la presse pour qu'elle évite dans les premiers jours d'évoquer l'hypothèse probable que Jacquier était mort durant un assaut de « l'opposition. » Cependant, deux jours avant la publication de l'article de Naïssé, la responsabilité de « l'opposition » dans la mort de Jacquier était confirmée.

 

Si Naïssé a décrit néanmoins les origines de l'attaque contre Jacquier comme étant « inconnues », c'est qu'il ne dédaignait pas de mal informer son lecteur pour l'inciter à une colère aveugle contre le régime syrien. Le but de la falsification par Naïssé est de laisser le lecteur politiquement à la merci de la propagande de la presse bourgeoise, qui tente de préparer l'opinion pour une intervention impérialiste en Syrie.

 

Bien que le NPA, pour l'instant, se dise contre une intervention militaire parce que celle-ci n'est pas encore ouvertement souhaitée par l'opposition syrienne,  il tente néanmoins de convaincre ses lecteurs de soutenir les opposants au régime syrien, et derrière eux, les manoeuvres de l'OTAN pour renverser Assad. Nul doute que le NPA se féliciterait du renversement d'Assad par l'OTAN, comme ce fut le cas  pour la Libye le 22 août lorsque le NPA déclarait « Kadhafi tombé, aux populations de décider ».

 

Ceci était un mensonge réactionnaire. En effet, la Libye et ses ressources pétrolières sont à présent aux mains de l'OTAN et d'un régime fantoche islamiste.

 

Tout comme en Libye, le NPA donne un vernis pseudo révolutionnaire à des forces de droite. Il parle des « masses révolutionnaires » et de la « grève générale » dans ces guerres, alors qu'il y a surtout des groupes armés menant des assauts ou bombardements en divers endroits.

 

Suite à la chute de Kadhafi en Libye sous les coups de rebelles appuyés par les frappes aériennes de l'OTAN, le NPA avait déclaré: «C'est une nouvelle vie qui s'ouvre pour le peuple libyen. La liberté, les droits démocratiques, l'utilisation des richesses dues aux ressources naturelles pour la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple sont maintenant à l'ordre du jour ». Comme on le sait à présent, le NPA mentait lorsqu'il disait que les ressources iraient aux Libyens.

 

Cependant, le NPA n'est manifestement pas contre un renouvellement de cette expérience en Syrie, c'est à dire une autre guerre avec des conséquences catastrophiques pour la classe ouvrière syrienne et internationale.

En conclusion de l'article « Dix mois de révolution en Syrie », Naïssé parle des trois résolutions possibles de la crise politique en Syrie, à savoir la démission d'Assad suite à un changement au sein du régime, une guerre civile syrienne et enfin une intervention militaire.  Il poursuit en décrivant sa « certitude de la victoire des masses syriennes elles-mêmes et la chute de la dictature. Nous y croyons et mobilisons toutes nos forces pour faire triompher cet objectif ».

Il est important de signaler que Naïssé écarte de toute évidence la possibilité d'une révolution de la classe ouvrière syrienne contre Assad et contre l'impérialisme. Si Naïssé ne voit que trois possibilités évoquées par les diplomates impérialistes comme sorties possible de la crise syrienne, pourquoi évoque-t-il la « certitude de la victoire des masses » ? Il serait plus exact de dire que Naïssé ressent la « certitude » de la victoire de l'OTAN dans une confrontation armée avec la Syrie.

Naïssé mobilise en effet toutes ses forces pour mener une propagande pro-impérialiste tendant à faire triompher cet objectif.

Ce n'est que par l'intervention indépendante de la classe ouvrière syrienne, dirigée par un parti authentiquement révolutionnaire, que le renversement du régime d'Assad sera progressiste. Les justifications « humanitaires » avancées par l'impérialisme pour ses interventions militaires dans d'autres pays ne sont que des mensonges que le NPA relaie, en laissant de côté toutes les questions fondamentales de classe. De ce fait le NPA se positionne en tant qu'agent de l'impérialisme français.

 

A cet égard, certains détails de l'activité politique de Naïssé méritent d'être relevés. Il est dirigeant de l'organisation des droits de l'homme CDF en Syrie, une association membre du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme (REMDH) établi lors du Processus de Barcelone, projet avant-coureur de l'actuelle Union de la Méditerranée voulue par l'impérialisme français. Selon son site web, le REMDH est financé par des fondations privées et divers ministères des Affaires étrangères des puissances européennes, dont la France.

 

En contribuant avec ses articles pro-impérialistes à la presse du NPA, Naïssé ne s'est aucunement écarté de sa carrière politique en tant que rouage subalterne de l'Etat.

 

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 20:13

Pour la mort du journaliste Gilles Jacquier, nous avons vu dans quel sens marchaient les medias presstitués ainsi que certains partis politiques dits "de gauche". Ils ont, de prime abord, accusé l'armée d'Assad, ce qui les arrangeait pour dire que ce dernier voulait interdire l'accès de son pays aux journalistes. Malheureusement, pour eux, c'est ladite armée de libération qui a perpétré ce crime, et ne peut-on pas penser, d'ailleurs, qu'elle l'a fait exprès pour imputer ce meurtre à Assad ?

 

Car c'est ainsi que pratiquent les terroristes drogués et alcoolisés entraînés par la France, les USA et autres mercenaires de divers services secrets. Ils tirent sur tout ce qu'ils bougent, se livrent à des atrocités sur les civils Syriens et ensuite disent que c'est l'Armée d'Assad qui commet de tels actes. Et les merdias de France et de Navarre répercutent les informations mensongères... car pour eux, tout ce que dit l'ASL est parole d'Evangile, n'est-ce pas ? Ils retranscrivent à la lettre ce que l'auto-proclamée Armée Syrienne Libre -qui n'est rien d'autre qu'un ramassis de tortionnaires et d'extrêmistes alquaïdiens armés par l'Occident- leur donne comme renseignements. Ils faisaient de même avec les terroristes de Libye -CNT- qui coupaient les têtes des Libyens pour les libérer.

 

Plutôt que de faire le métier de journalistes, ils feraient mieux d'aller planter des radis, au moins ils serviraient à quelque chose... tandis que là ? Ils manipulent l'opinion publique pour complaire aux nazis qui nous gouvernent. Comme déjà dit, l'Elite criminelle de l'Occident ne vaut pas mieux qu'Hitler lorsqu'il a envahi la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la France. De Gaulle doit se retourner dans sa tombe...

 

 

 

 

La classe politique française et la mort de Gilles Jacquier en Syrie

 

 

Par Kumaran Ira

 

 

Contrairement aux accusations portées par la presse et l'establishment politique français suite à la mort du reporter Gilles Jacquier, tué le 11 janvier à Homs en Syrie, Jacquier aurait en fait été tué par un tir de l’Armée syrienne libre (ASL) anti-Assad et pro-occidentale.

 

Jacquier était en Syrie avec d’autres journalistes, après avoir accepté une invitation du régime syrien. L’attaque lors de laquelle il a trouvé la mort à Homs, ville connue pour les nombreuses manifestations et opérations armées contre les forces du président Bachar al-Assad par l’ASL, a aussi coûté la vie à plusieurs soldats de l’armée syrienne.

 

La presse française a laissé entendre que le régime d’Assad était probablement responsable de la mort de Jacquier, évitant systématiquement d’évoquer la possibilité que Jacquier ait été victime des tirs de l’ASL. (Voir : La presse française attaque Damas après la mort d’un journaliste français en Syrie)

 

A présent, la presse avoue que dès le départ, elle a évité d’évoquer des informations à sa disposition indiquant la responsabilité des insurgés pro-occidentaux. Selon Le Figaro du 20 janvier, « Quelques heures après la mort de Gilles Jacquier, un dirigeant d'une organisation des droits de l'homme de cette ville a confié à un responsable de l'opposition syrienne en France qu'il s'agissait ‘d'une grosse ânerie’ commise par les adversaires de Bachar el-Assad ».

Le Figaro ajoute que « Ce responsable se confia le lendemain de l’attaque ». Ainsi, le jeudi 12 janvier la presse disposait d’informations indiquant la possibilité que l’opposition syrienne ait causé la mort de Jacquier. Néanmoins, Le Figaro a préféré garder le silence sur l’affaire, alors que le Quai d’Orsay assurait au Figaro que la diplomatie française était en contact avec les observateurs de la Ligue Arabe en Syrie, « afin que toute vérité soit faite sur l’affaire ».

 

Finalement, le 20 janvier un responsable de la Ligue arabe aurait confirmé : « Nous savons désormais qu'il y a eu une bavure commise par l'Armée syrienne libre ».

Le Figaro explique ainsi sa décision d’étouffer les informations de l’opposition syrienne : « Il fallait disposer d’autres éléments avant que Le Figaro n’en fasse état ».

 

Ceci n’est qu’une dérobade cynique. D’abord, il n’était pas question d’annoncer immédiatement que c’était l’opposition qui avait tué Jacquier, mais d’indiquer qu’il existait des rapports crédibles mettant en cause l’opposition, et non pas Assad, dans la mort de Jacquier. C’est ce que la presse a refusé de faire.

 

Ensuite, la presse attend rarement d’avoir « d’autres éléments » avant de se fier à l’opposition syrienne sur d’autres questions—notamment le nombre de morts que l’opposition attribue à l’action de l’armée syrienne,  chiffre repris constamment dans la propagande occidentale. S’il a fallu que la presse attende d’avoir « d’autres éléments » dans l’affaire Jacquier, c’est que les aveux de l’opposition allaient à l’encontre des intérêts de l’impérialisme français.

 

Les partis de la « gauche » petite-bourgeoise, tels le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et le Parti communiste français (PCF), ont participé à la manipulation de l’opinion par l’Etat et par la presse dans cette affaire .

 

Le NPA, qui entretient des relations étroites avec l’opposition syrienne, a préféré garder un silence total sur l’affaire Jacquier. Cette décision est incompréhensible, hormis le fait qu'elle rappelle le soutien que le NPA a apporté à la guerre de l’OTAN en Libye et ses discussions avec l’opposition syrienne sur une éventuelle intervention en Syrie. (Voir : France: Le Nouveau Parti anticapitaliste soutient une intervention impérialiste en Syrie)

 

Quant à L’Humanité, organe du PCF, il a fondé ses commentaires sur les accusations cyniques de la presse et de l’opposition syrienne—évoquant la possibilité du « passage des autorités [syriennes] à des opérations de liquidation physique des journalistes pour tenter de faire taire les médias neutres et indépendants ».

 

Ces révélations confirment les analyses du WSWS, qui a soulevé la question de la responsabilité de l’opposition syrienne dans la mort de Jacquier, et qui lutte pour démasquer les liens que la « gauche » petite-bourgeoise et antimarxiste a noués avec l’impérialisme.

 

SourcesWSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:51

Excellent article qui fait justement le parallèle avec les méthodes nazies employées par les USA et ses alliés dont la France. On y est en plein ! Le "plus jamais ça !" dont on nous rabat les oreilles est devenu la grande mode. Pour te piller ton pétrole, mon gars, détruire tes sites archéologiques dont je suis jaloux parce que je n'ai pas d'histoire puisque je me contente de voler celle des autres, je dis que tu es un dictateur, et j'interviens à coups de bombes pour protéger la population que tu massacres. Il vaut mieux que ce soit moi qui le fasse. Voilà comment ils pensent. Nous vivons dans un monde horrible. Il ne faut pas oublier non plus que la déstabilisation de la Syrie alors qu'ils comptent attaquer l'Iran est une mesure de précaution pour "limiter les représailles" contre Israël. Nous espérons fortement que Vladimirovitch va mettre le holà à cette bande de détraqués. Nous comptons sur toi, l'Ami Poutine ! Arrête ces fous. Et avec la Chine et l'Inde, dâme leur le pion, c'est tout ce qu'ils méritent...

 

 

 

Les provocations belliqueuses américaines contre la Syrie

 

 

Par Alex Lantier

 

 

 

Washington et ses alliés impérialistes en Europe sont en train d'intensifier les préparatifs pour une intervention militaire à grande échelle contre la Syrie. Il est clair, qu'après la guerre de l'OTAN de l'année dernière contre la Libye et les menaces d'une soudaine attaque israélienne contre l'Iran, principal allié régional de la Syrie, Washington vise à remodeler le Moyen-Orient en installant par la force des régimes pro américains partout dans la région.

 

Les responsables américains ont dénoncé le veto émis samedi par la Russie et la Chine à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU contre la Syrie et qui cherchait à fournir un prétexte à une intervention militaire. Beijing et Moscou, qui n'avaient pas émis l'année dernière de veto à une résolution identique de l'ONU contre la Libye, craignent que ne soit peut-être pas si éloigné le jour où Washington essaiera de recourir directement à de telles méthodes à leur encontre.

 

Les préparatifs américains pour une intervention contre la Syrie sont à un stade très avancé et s'accompagnent d'un niveau de tromperie et d'hypocrisie jamais vu depuis l'invasion américaine de l'Irak en 2003 ou bien depuis la période des nazis. En tentant de camoufler la politique américaine sous l'étiquette véreuse d'intervention « humanitaire », la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a dénoncé le vote au Conseil de sécurité de l'ONU comme étant une « farce » en ajoutant, « Nous allons oeuvrer avec les amis d'une Syrie démocratique partout dans le monde pour soutenir les aspirations politiques pacifiques de l'opposition en vue d'un changement. »

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a qualifié le veto russe et chinois de « sorte de tache » sur l'ONU en ajoutant que le président français, Nicolas Sarkozy, allait rapidement avancer de nouvelles initiatives contre le président syrien Bachar al-Assad.

 

Ces mensonges cyniques visent à conférer une légitimité morale à une intervention brutale en Syrie et à ignorer la forte opposition que cette politique suscite au sein de la classe ouvrière aux Etats-Unis et en Europe. Même dans les médias occidentaux, une large place est faite aux reportages selon lesquels les puissances pro américaines, dont la Turquie et la France, fournissent des armes et de l'aide aux forces d'opposition syriennes. Les Etats-Unis et leurs alliés n'agissent pas « pacifiquement » mais attisent les flammes d'une guerre civile tout en utilisant le bain de sang qui en résulte  pour dénoncer Assad et émousser l'opposition populaire contre une nouvelle guerre.

 

Washington est très mal placé pour critiquer le combat d'Assad contre une insurrection armée. Les Etats-Unis ont réprimé dans le sang des insurrections contre leurs régimes fantoches dans l'Irak et l'Afghanistan occupés - au prix d'environ 1,2 million de vies humaines en Irak et de centaines de milliers en Afghanistan. La principale « tache » en la matière est sur Washington et ses alliés dont les mains sont couvertes du sang de millions de personnes.

 

Rien de ce que le régime syrien a fait ne peut être comparé à l'assaut américain de 2004 contre la ville irakienne de Fallujah. Les femmes et les enfants avaient été évacués de force de la ville qui avait ensuite été rasée, un immeuble après l'autre, à titre de représailles contre la résistance de Fallujah à l'occupation américaine.

 

Dans leur campagne contre la Syrie, les puissances impérialistes comptent une fois de plus sur des médias complaisants qui ne sont que les porte-paroles de la propagande de l'Etat.

 

Un exemple typique à cet égard est la rubrique de Robert Pape publiée vendredi dans le New York Times et effrontément intitulée « Pourquoi nous ne devrions pas attaquer la Syrie (pour le moment) ». Pape explique comment on pourrait utiliser contre la Syrie les méthodes utilisées l'année dernière dans la guerre de l'OTAN contre la Libye : l'OTAN s'était saisie des menaces du colonel Mouammar Kadhafi contre les insurgés de Benghazi comme prétexte pour bombarder la Libye et intervenir pour soutenir l'opposition basée à Benghazi.

 

Pape écrit que « l'opposition au régime dictatorial syrien du président Bachar al-Assad, n'a pas réussi à prendre le contrôle soutenu d'une quelconque zone de population majeure. » Il poursuit : « Et donc, une puissance aérienne à elle seule ne suffirait probablement pas à affaiblir les loyalistes d'Assad retranchés dans les villes et une lourde campagne au sol serait vraisemblablement confrontée à une forte résistance sanglante. Si une vaste région se détachait massivement du régime, une intervention humanitaire internationale pourrait bien devenir viable. Jusque-là, malheureusement, la Syrie n'est pas une nouvelle Libye. »

 

Ce commentaire fait par un partisan de l'insurrection syrienne, en dit long sur le caractère de classe de l'insurrection. Faute d'un vaste soutien populaire, elle est un moyen de donner aux puissances impérialistes une prise en Syrie afin de lancer une guerre contre Assad.

 

Le fait même que le Times demande à une figure comme Pape d'écrire un article d'opinion témoigne de la dégénérescence des médias et des universitaires américains. Benoîtement décrit par le Times comme « professeur de sciences politique » à l'université de Chicago, Pape est un serviteur fidèle de l'Etat. Auteur de « Bombing to Win » (Bombarder pour vaincre), il s'est spécialisé dans l'étude de « la puissance aérienne coercitive », c'est-à-dire, de la manière d'assujettir les Etats en les terrorisant par la menace de meurtre à grande échelle par les airs.

 

Les pratiques des stratèges actuels de la politique étrangère impérialiste sont entièrement empruntées aux méthodes nazies durant la période qui a précédé la Deuxième Guerre mondiale. Les complots américains visant à démembrer et assujettir la Syrie sous le couvert de dénoncer Assad, rappellent fortement la politique nazie de conquête de la Tchécoslovaquie qui avait commencé par l'occupation des Sudètes, ou la prétention des nazies de riposter aux tirs de la Pologne tandis que les tanks de Hitler se dirigeaient sur Varsovie.

 

Venir à bout du régime d'Assad est une tâche qui revient à la classe ouvrière syrienne et non pas à une opposition droitière armée, agissant comme mandataire pour Washington et ses alliés européens qui planifient de déclencher un bain de sang dans le pays. Le renversement d'Assad doit faire partie intégrante d'une lutte de l'ensemble de la classe ouvrière arabe et internationale, dont les étapes initiales ont été signalées par les soulèvements de masse de l'année dernière contre les dictateurs soutenus par les Etats-Unis en Egypte et en Tunisie. Cette lutte doit être dirigée avant tout contre l'impérialisme.

 

Sources  WSWS

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:14

A force de jouer avec le feu, on se brûle. C'est ce qu'il va bientôt arriver à ceux qui sèment la tempête et la colère. Le monde entier commence à en avoir marre du régime sioniste dont la propension guerrière atteint des points de non retour. Tant qu'ils ne nous auront pas embarqués dans une guerre planétaire, ils ne seront pas contents.

 

 

 

Israël menace de lancer une guerre contre l'Iran dans quelques mois

 

 

Par Peter Symonds

 

 

Alors même que les Etats-Unis et leurs alliés intensifient les sanctions punitives contre l'Iran, les indices se multiplient qu'Israël menace d'effectuer, dans les mois à venir, des frappes contre les installations nucléaires iraniennes. Alors que le gouvernement Obama a mis Israël en garde contre une action militaire à ce stade, rien n'indique que Washington ait opposé son veto à une telle attaque.

 

Le chroniqueur du WashingtonPost, David Ignatius, a rapporté le 3 février, que le secrétaire à la Défense, Leon Panetta « pense qu'il existe une forte probabilité qu'Israël frappe l'Iran en avril, mai ou juin - avant que l'Iran n'entre dans ce que les Israéliens qualifient de 'zone d'immunité' pour commencer à assembler une bombe nucléaire. »

 

Panetta, qui avait sans doute informé directement ou indirectement Ignatius, a refusé de commenter la rubrique. Mais il n'a pas nié le fond de l'article. Interrogé plus amplement, Panetta a confirmé: « Israël a indiqué vouloir envisager ceci [une frappe], nous avons indiqué nos inquiétudes. »

 

Toute divergence entre les Etats-Unis et Israël est purement d'ordre tactique. Alors que, du moins publiquement, les Etats-Unis réclament plus de temps pour que les sanctions aient de l'effet, Israël insiste en exigeant une action immédiate sous prétexte que l'usine iranienne d'enrichissement d'uranium à Fordo est sur le point d'être achevée et pourrait être imperméable à une attaque. Les deux pays ont à maintes reprises déclaré que « toutes les options étaient sur la table » - donc, y compris une guerre totale - à moins que le régime iranien ne se soumette à leurs demandes.

 

Ignatius a également mentionné que: « La Maison Blanche n'a pas encore précisément décidé de la manière dont les Etats-Unis réagiraient à une attaque israélienne. Le gouvernement semble préférer rester en dehors du conflit à moins que l'Iran ne touche à des biens américains ce qui déclencherait une forte réaction américaine. » Il a aussi remarqué que « les responsables gouvernementaux » ont mis en garde que, « si les centres de population d'Israël venaient à être touchés [en représailles par l'Iran], les Etats-Unis pourraient se sentir obligés de venir à la rescousse d'Israël. »

 

Washington pourrait bien sûr recourir à son énorme influence pour opposer son veto à une attaque d'Israël qui est fortement tributaire des Etats-Unis, diplomatiquement, économiquement et militairement. L'article ne fait aucune référence à cette possibilité. En effet, le gouvernement Obama semble donner un feu vert tacite à Israël pour une attaque illégale, non provoquée contre l'Iran en proférant la menace de sa propre action militaire si l'Iran usait de représailles.

 

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a réaffirmé jeudi qu'il fallait qu'une action militaire soit entreprise bientôt. « Le programme nucléaire militaire iranien s'approche lentement mais sûrement de la phase finale, » a-t-il dit, en déclarant que si le projet arrivait à la « zone d'immunité » il pourrait être achevé « sans une intervention effective. » Soulignant l'urgence, Barak a prévenu : « Ceux qui disent 'plus tard' pourraient s'apercevoir que plus tard c'est trop tard. »

 

Barak n'a fourni aucune preuve que l'Iran dispose d'un programme nucléaire militaire et encore moins qu'il est en voie d'achèvement. Téhéran a à maintes reprises nié tout projet de construction d'arme nucléaire. Panetta a reconnu dernièrement que le régime iranien n'avait pris aucune décision de construire une bombe nucléaire.

 

Les efforts d'Israël en faveur d'une attaque contre l'Iran sont motivés par d'autres considérations, dont l'une des plus importantes est le maintien d'une supériorité militaire incontestable au Moyen-Orient. Israël, qui dispose de son propre et considérable stock d'armes nucléaires, est déterminé à empêcher l'Iran ou tout autre pays d'avoir même le potentiel de développer un dispositif nucléaire.

 

De plus, comme l'indiquait Ignatius, « les dirigeants israéliens accepteraient, et salueraient même, la perspective d'y aller seuls en manifestant leur détermination au moment où leur sécurité est sapée par le Printemps arabe. » Des sections de l'élite dirigeante veulent plonger la région dans un conflit afin de prouver la puissance militaire israélienne et faire dérailler le mouvement grandissant des travailleurs en faveur des droits démocratiques et de l'égalité sociale, y compris en Israël même.

 

Le gouvernement Obama a des objectifs plus généraux de sauvegarder son hégémonie au Moyen-Orient riche en pétrole et considère le régime iranien comme le principal obstacle aux ambitions américaines. Depuis le début de l'année, les Etats-Unis ont constamment augmenté la pression sur l'Iran au moyen de nouvelles sanctions sévères, un renforcement des forces navales dans le golfe Persique et la prise pour cible des alliés régionaux de Téhéran, notamment le régime syrien du président Bahar al Assad.

 

Une commission du Sénat américain a approuvé jeudi une nouvelle série de sanctions contre l'Iran, et qui est susceptible d'être adoptée par le Congrès. L'ensemble des mesures vise les banques étrangères qui traitent les transactions des compagnies nationales pétrolières et maritimes ainsi que toute entreprise ou individu impliqué dans l'extraction ou le transport d'uranium en Iran. La législation devrait en particulier obliger le gouvernement américain à pénaliser la société Swift, domiciliée en Belgique qui est utilisée par de nombreuses banques pour transférer électroniquement des fonds partout dans le monde, au cas où elle ne bloquerait pas la banque centrale d'Iran et d'autres institutions financières.

 

La confrontation avec l'Iran s'accompagne de ce qu'on ne peut que qualifier de propagande grandissante en faveur de la guerre pour diaboliser le régime iranien et créer un climat politique favorable à la guerre. Tout comme dans les mois précédant l'invasion américaine de l'Irak en 2003, les médias américains et internationaux complaisants sont le mécanisme par lequel est véhiculé un déluge de déformations, de demi-vérités et de mensonges manifestes visant à empoisonner l'opinion publique.

 

Hier, par exemple, le Wall Street Journal a publié un article intitulé, « Les Etats-Unis redoutent des liens entre l'Iran et al Qaïda, » se fondant sur les affirmations d'un responsable américain anonyme selon lesquelles Téhéran serait sur le point de libérer cinq prisonniers d'al Qaïda détenus depuis 2003. En dépit d'un conflit évident entre le régime chiite fondamentaliste à Téhéran et le mouvement al Qaïda sunnite extrémiste, l'article a fait passer pour argent comptant que « certains responsables et experts s'inquiétaient que des conditions puissent être réunies pour un partenariat plus direct. »

 

De même, le « jeu de l'inspection » a débuté. Sur invitation de Téhéran, des inspecteurs de l'ONU se sont rendus cette semaine en Iran pour discuter de ses programmes nucléaires. Au lieu d'accepter l'offre de faire le tour des installations nucléaires, dont l'usine Fordo, l'équipe a exigé d'avoir accès au site militaire de Parchin pour enquêter sur des allégations non fondées relatives au nucléaire. Evidemment, compte tenu des menaces de guerre américaines et israéliennes, Téhéran a refusé. Ce refus a alors été souligné dans les médias américains, ainsi que des affirmations au sujet de « programmes d'armement secrets. » Tout ceci rappelle les exigences sans fin de droit d'accès toujours plus important aux bases militaires irakiennes, aux palais présidentiels et aux installations « secrètes » qui avaient précédé l'invasion militaire.

 

Cette campagne médiatique contribue directement à intensifier les tensions dans le golfe Persique en accentuant le risque de guerre. Si Israël attaque l'Iran, ce ne sera pas juste « une frappe chirurgicale » détruisant les installations nucléaires clé iraniennes. Toute mesure de rétorsions servira de prétexte aux Etats-Unis pour une guerre aérienne massive destinée à détruire l'armée et l'infrastructure du pays. En conséquence, tout conflit renferme un réel danger de se transformer en une guerre régionale qui pourrait impliquer les principales puissances.

 

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans IRAN
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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 17:55

Nous avons là une petite idée de comment la Libye a été libérée et démocratisée. Comme en Irak et en Afghanistan, par les bombardements et les exactions pour commencer. Puis au final, ceux qui sont au gouvernement sont pires que Kadhafi. Il faut voir ce que ces pauvres Libyens endurent. Et ceci avec la complicité de Sarkozy qui participe allègrement aux crimes de guerre et nous y fait participer également par procuration. Du style, nous avons libéré la Libye au nom du Peuple de France. Vade retro Satanas ! Tu gardes tes crimes, Sarkozy, et ne nous les colle pas sur les dos. Nous ne serons pas comme les Allemands sous Hitler, en ce qui nous concerne. Au nom de notre Conscience, déjà. Le "Tu ne tueras point" est en tête de liste de nos commandements. Nous ne nous laisserons pas salir par les actes criminels de nos gouvernants. Nous refusons de participer à ces horreurs barbares. La civilisation de Guéant peut aller se rhabiller au vestiaire, elle n'est pas mieux que celle d'Attila. Tu parles d'une avancée ! Faut-il être tordu du ciboulot pour ruiner un pays, massacrer ses habitants, instaurer la torture en guise de démocratie et être fier de ses forfaits, de surcroît ! Mais quelle honte pour la France...

 

Voici une petite video où vous pourrez constater combien les Libyens soit-disant pro-Kadhafi sont traités par les malades mentaux qui dirigent la Libye actuellement. Il y en a un, bien sûr, une taupe sans doute payée par les tortionnaires qui affirme que les prisonniers sont bien traités... ben voyons... on y croit dur comme fer...

 

 

 

 

 

 

 

 

Torture en Libye: la réalité répugnante de la « libération » impérialiste

 

 

Par Bill Van Auken

 

 

 

De multiples articles sur la torture dans les camps de détention dirigés par le nouveau régime libyen soutenu par l’impérialisme et les « rebelles » de l’OTAN démentent tous ceux qui, au nom des droits de l’homme et de la « libération » avaient justifié la guerre de l’année dernière.

 

A peine un peu plus de 100 jours se sont écoulés depuis l’assassinat par lynchage de l’ancien dirigeant de la Libye, Mohamed Kadhafi, un acte horrible qui avait marqué l’aboutissement de la guerre de huit mois menée par les Etats-Unis et l’OTAN. A l’époque, le président Barack Obama avait, depuis le jardin de la Maison Blanche, salué l’assassinat comme étant l’avènement d’« une nouvelle Libye démocratique. »

 

Les preuves et témoignages fournis au cours de la semaine passée par des groupes d’aide et des organisations de droits de l’homme donnent une tout autre image. Une guerre impérialiste criminelle se terminant par un meurtre brutal a, sans surprise, produit un régime de terreur, de torture et de répression.

 

Selon un rapport publié par Amnesty International (AI), « Des actes de torture sont perpétrés par des militaires reconnus officiellement et des organismes de sécurité ainsi que par une multitude de milices armées opérant en dehors de tout cadre légal. »

 

L’organisation a rapporté de nombreux cas de détenus ayant été torturés à mort. Elle a également rapporté avoir rencontré d’autres qui présentaient « des marques visibles de torture infligées au cours de ces derniers jours et semaines. » AI a poursuivi en disant : « Parmi leurs blessures il y avait des plaies ouvertes à la tête, aux membres, sur le dos et d’autres parties du corps. »

 

Les prisonniers sont « suspendus dans des positions de contorsion, battus des heures durant avec des fouets, des câbles, des tubes en plastique, des bâtons, des chaînes et des barres métalliques, on leur administre des décharges électriques à l’aide de câbles sous tension et de pistolets semblables à des Taser, » selon un rapport d’Amnesty. Un porte-parole de l’organisation a qualifié «d’effroyable » le fait que le Conseil national de Transition (CNT), soutenu par les Etats-Unis et l’OTAN, ne conduise pas une enquête et à plus forte raison ne prenne pas des mesures contre la torture.

 

Les conclusions d’Amnesty ont été étayées par la commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, Navi Pillay, qui a récemment dit au Conseil de sécurité que la torture était largement répandue. « Il y a de la torture, des exécutions extrajudiciaires, des viols d’hommes et de femmes, » a-t-elle dit.

 

Pillay s’est dit tout particulièrement préoccupée par le sort des immigrés d’Afrique sub-saharienne et des Libyen noirs qui ont été raflés par les milices car suspectés d’être des partisans de Kadhafi uniquement à cause de la couleur de leur peau.

 

Le groupe d’assistance médicale Médecins sans frontières (MSF) a retiré ses volontaires des centres de détention de la ville libyenne de Misrata parce qu’il leur avait été demandé de traiter les victimes de torture exclusivement dans le but de les mettre sur pied pour une nouvelle séance d’interrogatoire. « Notre rôle est de fournir des soins médicaux à des victimes de guerre et des détenus malades et pas de traiter sans cesse les mêmes patients entre des séances de torture, » a dit le directeur général de l’organisation, Christopher Stokes. Il a ajouté que MSF avait maintes fois soulevé cette question auprès des autorités libyennes, mais qu’aucune mesure n’avait été prise.

 

La brutalité et la torture infligées par les « rebelles » qui ont été portés au pouvoir par les bombardements de l’OTAN et les « conseillers » des forces spéciales ont provoqué le mois dernier un soulèvement dans la ville de Bani Walid où des citoyens ont pris les armes pour libérer des prisonniers et chasser la milice qui y avait été postée par le CNT.

 

Tous ces développements ont soigneusement été ignorés par la clique des organisations de « gauche » et les universitaires et journalistes libéraux qui ont joué un rôle tout à fait crucial en promouvant et en justifiant la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN en faveur d’un changement de régime en Libye.

 

Il y a un peu plus d’un an, ils avaient mis en garde contre un soi-disant massacre imminent à Benghazi et critiqué la répression du régime de Kadhafi, et invoqué le concept de la « responsabilité de protéger » les civils comme justifications pour une intervention militaire menée dans l’ancienne colonie par les puissances impérialistes.

 

Des vauriens universitaires tels Juan Cole de l’université du Michigan, qui comptait sur sa réputation de critique de la guerre contre l’Irak pour vendre la guerre en Libye, ainsi que des groupes pseudo-gauches allant du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France au parti La Gauche (Die Linke) en Allemagne en passant par l’International Socialist Organization (ISO) aux Etats-Unis, ont tous fourni un service essentiel à l’impérialisme en soutenant les dirigeants « rebelles » pro impérialiste et en contribuant à toiletter une brutale intervention pour du pétrole et des intérêts géostratégiques en une croisade visant à protéger des civil et promouvoir la démocratie et les droits humains.

 

Le fait que ces pseudo-gauches et ces libéraux sont à présent capables de fermer les yeux sur la torture en Libye, et de lui fournir une couverture, a une signification indéniable. Cette couche socio-politique a résolument intégré le camp de l’impérialisme.

 

Leur politique reflète les intérêts des sections les plus nanties de la classe moyenne. Dans une situation de polarisation sociale sans précédent qui a été intensifiée par la crise capitaliste mondiale, ils se regroupent autour de leurs élites dirigeantes respectives et sont prêts à défendre toutes les méthodes nécessaires, quelles qu’elles soient, pour défendre leur régime. La Libye sert d’avertissement. Si cette couche et ces organisations acceptent la répression et la torture dans le but de faire valoir les intérêts de l’impérialisme à l’étranger, ils n’hésiteront pas à soutenir des méthodes identiques pour confronter la classe ouvrière chez eux.

 

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans LIBYE
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