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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 04:19
Escalade nucléaire en Europe : la bombe B61-12 est testée

Article intéressant de Manlio Dinucci qui montre, si besoin est, que les Etats-Unis sont en train de préparer une GUERRE NUCLEAIRE CONTRE LA RUSSIE. Nous savons qu'il y a déjà des bombes US stockées dans divers pays européens, comme l'Allemagne, Hollande, mais ils ont l'intention d'y rajouter leurs nouvelles bombes qui seront fabriquées d'ici 2020. Les pays frontaliers de la Russie étant également mis à contribution, on s'en doute. Déjà, en 2014, ils ont entraîné des pilotes polonais sur des chasseurs-bombardiers F-16C/D dans un exercice OTAN de GUERRE NUCLEAIRE, et selon "toute probabilité les B61-12 seront déployées aussi en Pologne et dans d’autres pays de l’Est. Des chasseurs F-16 et autres avions Otan à double capacité conventionnelle et nucléaire sont déployés, par roulement, dans les républiques baltes au bord de la Russie."

Voilà des lustres que les Psychopathes Américains accusent la Russie de tous les maux dans le SEUL BUT de DECLARER une guerre contre ce pays. Nous pouvons remonter très loin dans le temps pour constater ce fait. Le "Communisme" était un PRETEXTE, au même titre que la GUERRE FROIDE que ces malades mentaux ont sciemment instaurée pour GELER toutes les relations avec l'Union Soviétique. Maintenant, depuis plusieurs mois, nous avons droit à l'INGERENCE RUSSE dans les Elections Américaines qui n'est qu'une ACCUSATION SANS PREUVE pour, encore et toujours OSTRACISER le Président Russe... dont le SEUL TORT, à leurs yeux, est d'être INTERVENU en Syrie pour éviter qu'elle ne devienne comme la Libye et que Bachar Al-Assad ne finisse comme Kadhafi ou Saddam Hussein. Mais retenons surtout que l'INTERVENTION du Président Poutine avait pour BUT de LUTTER ACTIVEMENT CONTRE LES EGORGEURS protégés et armés par les USA et leurs satellites, dont la France. Voilà une chose que ces fous ont en travers de la gorge. Un Prétexte de plus pour TOUJOURS PROVOQUER LES RUSSES et EVITER qu'ils n'entretiennent de bons liens avec l'Administration Trump. Toutes les dernières chasses aux sorcières contre le Président Américain en sont la preuve vivante... et c'est sans doute pour cette raison qu'ils vont TOUT FAIRE POUR LE DESTITUER... il faut s'y attendre.

 

Escalade nucléaire en Europe : la bombe B61-12 est testée

par Manlio Dinucci

 

Les États-Unis viennent de tester chez eux les composantes non-nucléaires de la super-bombe atomique B61-12. Celle-ci peut donc désormais être fabriquée en série. Au sein de l’Union européenne, prétendument facteur de paix, elle équipera l’armée de l’Air italienne, en violation à la fois du Traité de non-prolifération nucléaire et de la Constitution italienne.

Les réflecteurs politico-médiatiques, pointés sur l’escalade nucléaire dans la péninsule coréenne, laissent dans l’ombre celle qui est en train de se préparer dans la péninsule italienne. L’Air Force Nuclear Weapons Center communique le 13 avril 2017 que, dans le polygone de Nellis au Nevada, « un chasseur F-16 de l’U.S. Air Force a largué une bombe nucléaire B61-12 inerte, démontrant la capacité de l’avion d’utiliser cette arme et testant le fonctionnement des composants non-nucléaires de la bombe, y compris l’armement et activation du système de contrôle, le radar altimétrique, les moteurs des fusées de rotation et l’ordinateur de contrôle ».

Cela indique que la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire états-unienne destinée à remplacer la B61 stockée en Italie et dans d’autres pays européens, est désormais dans la phase d’ingéniérisation qui prépare la production en série. Les nombreux composants de la B61-12 sont projetés et testés dans les laboratoires nationaux de Los Alamos et Albuquerque (Nouveau Mexique), de Livermore (Californie), et produits dans une série de sites au Missouri, Texas, Caroline du sud, Tennessee. S’ajoutent à ceux-ci la section de queue pour le guidage de précision, fournie par Boeing.

La B61-12 n’est pas une simple mise à jour de la version précédente, mais une nouvelle arme : elle a une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables en fonction de l’objectif à frapper ; un système de guidage qui permet de la larguer non pas à la verticale, mais à distance de l’objectif ; la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement dans une première frappe nucléaire.

Le test confirme que la nouvelle bombe nucléaire peut être larguée par des chasseurs F-16 (modèle C/D) de la 31st Fighter Wing, l’escadrille de chasseurs-bombardiers US basée à Aviano (Pordenone), prête à l’attaque actuellement avec 50 bombes B61 (nombre estimé par la Fas, la Fédération des scientifiques américains). La B61-12, spécifie le communiqué, peut être larguée aussi par des chasseurs-bombardiers Tornado PA-200, comme ceux du 6ème Escadron de l’Aéronautique italienne basés à Ghedi (Brescia), prêts à l’attaque nucléaire actuellement avec 20 bombes B61. En attendant qu’arrivent aussi à l’aéronautique italienne les chasseurs F-35 dans lesquels, annonce l’U.S. Air Force, « sera intégrée la B61-12 ».

Que des pilotes italiens soient entraînés à l’attaque nucléaire sous commandement US —écrit la Fas [1]— est démontré par la présence à Ghedi du 704th Munitions Support Squadron, une des quatre unités de l’U.S. Air Force déployées dans les bases européennes (outre l’Italie, en Allemagne, Belgique et Hollande) « où les armes nucléaires US sont destinées au lancement par des avions du pays hôte ». Les pilotes des quatre pays européens et de Turquie sont entraînés à l’utilisation des B-61, et maintenant des B61-12, dans le Steadfast Noon, l’exercice annuel Otan de guerre nucléaire. En 2013 il s’est déroulé à Aviano, en 2014 à Ghedi.

Selon le programme, les B61-12, dont le coût est prévu de 8 à 10 milliards de dollars pour 480 bombes, commenceront à être fabriquées en série en 2020. Dès lors elles remplaceront les B-61 en Italie et dans les autres pays européens. Des photos satellite, diffusées par la Fas, montrent que dans les bases d’Aviano et Ghedi, et dans les autres en Europe et Turquie, des modifications ont déjà été effectuées dans cet objectif. On ne sait pas combien de B61-12 sont destinées à l’Italie, mais il n’est pas exclu, étant donné la croissante tension avec la Russie, que leur nombre soit plus grand que celui des actuelles B61. Il n’est pas exclu non plus que, en plus d’Aviano et Ghedi, elles se trouvent déployées dans d’autres bases, type celle de Camp Darby où sont stockées les bombes de l’U.S. Air Force.

Le fait que, à l’exercice Otan de guerre nucléaire qui s’est déroulé à Ghedi en 2014, aient pris part aussi pour la première fois des pilotes polonais avec des chasseurs-bombardiers F-16C/D, indique que selon toute probabilité les B61-12 seront déployées aussi en Pologne et dans d’autres pays de l’Est. Des chasseurs F-16 et autres avions Otan à double capacité conventionnelle et nucléaire sont déployés, par roulement, dans les républiques baltes au bord de la Russie.

Une fois initié en 2020 (mais sans exclure avant aussi) le déploiement en Europe de la B61-12, définie par le Pentagone comme « élément fondamental de la triade nucléaire USA » (terrestre, navale et aérienne), l’Italie, officiellement pays non-nucléaire, se trouvera transformée en première ligne d’une encore plus dangereuse confrontation entre USA/Otan et Russie. Le général James Cartwright lui-même, ancien chef du Commandement stratégique des Etats-Unis, prévient que « des armes nucléaires comme les B61-12 de plus petite puissance (entre 0,3 et 50 kilotonnes) et plus précises augmentent la tentation de les utiliser, et même de les utiliser en premier plutôt qu’en représailles ». Dans ce cas il est certain que l’Italie serait la première cible de l’inévitable représaille nucléaire.

[1] “Status of World Nuclear Forces”, Hans M. Kristensen and Robert S. Norris, Federation of American Scientists.

Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

http://www.voltairenet.org/article196050.html

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Published by Sarah Markus - dans Encerclement de la Russie
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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:29

Un article de 2007 expliquant bien comment les Etats-Unis ont signé des accords avec plusieurs de leurs satellites pour encercler la Russie et la Chine. Notamment, l'Australie et le Japon. Ils ont créé, de fait, un réseau militaire en Asie semblable à l'OTAN. S'ils font cela, c'est qu'ils ont bien quelque chose en tête depuis dejà des années. Pourquoi veulent-ils contenir la Russie et la Chine, si ce n'est pour pouvoir les neutraliser parce qu'ils ont en vue de s'approprier totalement de tous les pays du Proche et Moyen-Orient où ces deux grands pays ont leurs propes intérêts ? Le bouclier anti-missile n'a pas d'autres visées. La stratégie étant de séparer l'Europe de la Russie afin que les pays européens ne puissent apporter assistance à la Russie et vice-versa. Ce qui fait que nous sommes, nous-mêmes, en danger.

Seulement, Sarkozy n'y voit pas plus loin que le bout de son nez car il est loin d'être un fin stratège. Il applique la politique de ses souffleurs qui nous ont complètement inféodés aux USA et aux Sionistes sis à Washington et à Tel-Aviv. Si le bouclier voyait le jour dans son entièreté, nous serions totalement fagotés et dans l'incapacité de nous défendre si une guerre mondiale survenait. Ce qui est au programme des bellicistes, de toute façon.

Je vais poser d'autres vieux articles, en suivant, car ils nous seront utiles pour la compréhension de ce que les Malfaisants sont en train de nous préparer. Vladimirovitch n'a pas dormi, lui. Il a très bien compris le Plan des machiavéliques et combien l'Europe est autant en danger que son pays. Mais il en sera, malheureusement, pour nous comme lors de la dernière guerre, où jusqu'au dernier moment, les politiciens français ont attermoyé pour laisser les mains libres à Hitler, avec la suite que l'on connaît.  

L’encerclement de la Russie et de la Chine

Alliance militaire mondiale

Partenariat militaire établi à l’initiative des Etats-Unis en Extrême-Orient et dans le Pacifique

par Mahdi Darius Nazemroaya, Ottawa, Canada

 

Bien que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Corée du Sud et le Japon ne soient pas membres de l’OTAN, ils lui sont rattachés par des partenariats militaires, des accords d’association, un réseau de partenariats ainsi que par des accords bilatéraux avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

 
La création d’une organisation parallèle à l’OTAN en Extrême-Orient et dans le Pacifique fait partie d’une politique internationale extrêmement risquée, qui consiste à former une alliance militaire mondiale. Ellen Bork, directrice suppléante du Project for the New American Century (PNAC), et Gary Schmitt, Resident Scholar à l’American Enterprise Institute, se sont prononcés, dans un article sur la Corée du Sud publié en décembre dernier, pour la création d’un réseau militaire asiatique semblable à l’OTAN.1  Le PNAC est un cénacle américain dont font partie, notamment, Dick Cheney, George W. Bush, Richard Perle, Lewis Libby, Karl Rove, Zalmay Khalilzhad, Richard Armitage et Paul Wolfowitz.

La militarisation du Japon

«Le Japon et les membres de l’OTAN font face aux mêmes menaces.» (Jaap de Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN)    


Le Japon a intégré graduellement sa politique militaire – en l’adaptant – dans celle des Etats-Unis et de l’OTAN. Sur les plans bilatéral et multilatéral, le Japon est étroitement lié au système militaire américain. Après la Seconde Guerre mondiale, il a été contrôlé quelques années par les troupes américaines. En 1951, le Japon et les Etats-Unis ont signé un traité de sécurité. Le 19 janvier 1960, le traité a été complété par un autre accord bilatéral entre le Japon et les Etats-Unis.

    
En outre, le Japon et la Corée du Sud font partie d’un immense projet militaire américain, qui comprend le stationnement de systèmes de missiles et de troupes d’attaque rapide dans le monde entier et qui a été conçu à l’époque de Reagan. En Asie, le projet militaire mondial a été adopté pour faire face à la menace que faisait prétendument peser une attaque de missiles nord-coréens. La Chine a aussi servi de prétexte pour établir une large alliance militaire comprenant un système intégré en Extrême-Orient, en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique.

Accord de coopération militaire entre le Japon et l’OTAN

Le gouvernement japonais a signé son deuxième traité de sécurité bilatéral avec l’Australie, pour intensifier ses relations de sécurité et ses relations militaires avec ce pays.2 De plus, l’Australie du gouvernement Howard participe activement à des projets militaires dans la région Asie-Pacifique, notamment dans le cadre d’une politique d’encerclement des frontières orientales militarisées de la Chine. En janvier 2007, le premier ministre japonais Shinzo Abe a rendu visite au quartier général de l’OTAN, à Bruxelles, puis aux dirigeants de l’Allemagne et du Royaume-Uni. En fait, il s’agissait d’une visite de l’OTAN dans son ensemble et de ses deux branches, à savoir l’entente franco-allemande, représentée largement par l’Allemagne, et l’alliance anglo-américaine, représentée par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Pendant la première visite d’un dirigeant japonais au quartier général de l’OTAN, le premier ministre japonais a promis de coopérer étroitement avec l’OTAN en Afghanistan. La poursuite de l’embargo d’armes que l’UE applique à la Chine a fait également l’objet de discussions.3 Par ailleurs, le Japon a déjà conclu un traité de coopération militaire avec l’OTAN.

 


En 1999, à l’époque de l’élargissement de l’OTAN et de sa guerre d’agression contre la Yougoslavie, le Japon et les Etats-Unis ont lancé un programme commun de recherches sur la défense anti-missiles.4 De plus, le gouvernement japonais a transformé son service de défense en ministère, ce qui constitue une nouvelle violation de la constitution japonaise. Par ailleurs, il finance la mise en position de missiles Patriot-PAC-3 et Aegis-Standard-Missile-3 (SM-3). Il a permis également aux Etats-Unis d’établir sur son territoire des installations militaires de radars destinées au bouclier mondial anti-missiles.5

  


 Des fonctionnaires japonais veulent réviser la constitution de leur pays pour permettre à celui-ci de s’intégrer dans des alliances militaires telles que l’OTAN. Les Etats-Unis, l’Australie et l’OTAN soutiennent largement la décision du gouvernement de Tokyo tendant à militariser le Japon.

  


Le gouvernement japonais viole de manière flagrante l’article 9 de sa constitution, qui lui interdit d’avoir une force armée. A cet égard, il a entamé une procédure de modification de la constitution qui dégagera la voie conduisant à la formation formelle de forces armées japonaises. Le Japon a déjà commencé à constituer ses capacités techniques militaires et ses forces armées. Ces dispositions législatives sont des mesures tendant à légaliser l’initiative qu’elles introduisent.
 

Le gouvernement a poursuivi son programme de militarisation sans tenir compte du refus de la militarisation par la majorité des citoyens. Le Parlement japonais est en train d’adopter la législation adéquate, ce qui permettra au gouvernement de modifier la constitution. Selon le premier ministre, cette législation autorisera le Japon, «à éliminer les limitations de l’autodéfense collective et du soutien des alliés attaqués».6

Renforcement de l’alliance militaire dans la zone Asie-Pacifique

Depuis la guerre froide, l’Australie et le Japon ont noué des relations étroites de coopération militaire. Dans la catégorie du «personnel non combattant», leurs troupes sont intégrées dans les opérations militaires en Irak occupé.

 


L’Australie et le gouvernement du Premier ministre John Howard sont membres de l’alliance anglo-américaine et prennent totalement parti pour elle dans son projet militaire mondial. Dès le début, le gouvernement australien a marché au même pas que l’alliance anglo-américaine sous le drapeau de la «guerre mondiale contre la terreur». Les troupes australiennes opèrent dans les Bal­kans, en Irak occupé et dans l’Afghanistan où se trouvent des garnisons de l’OTAN.

  


Les troupes de Singapour s’entraînent en Australie. De plus, des unités spéciales australiennes déploient leurs activités en Asie du Sud-Est et la marine australienne opère du golfe persique à la mer d’Oman et à l’océan pacifique. Depuis septembre 2003, l’Australie participe à l’occupation de l’Irak et au projet international de bouclier américain anti-missiles; elle est partenaire des Etats-Unis dans la recherche militaire.7

  
De surcroît, l’Australie sera amenée à jouer un rôle dans le lancement d’un défi militaire envers la Chine. Finalement, elle a conclu un pacte avec le Japon plus vigoureux que quelque traité que ce soit, excepté les pactes conclus avec les Etats-Unis. Simultanément, l’Australie s’est établie encore davantage dans le camp anglo-américain en érigeant une nouvelle base militaire américaine à Geraldton. Geraldton se trouve en Australie occidentale, au-dessous de l’Indonésie et de la Malaisie et face à l’Afrique orientale et au Proche-Orient. La nouvelle base de Geraldton se trouve sur la rive australienne de l’océan indien. Elle a été érigée après trois ans de négociations secrètes entre les gouvernements des Etats-Unis et de l’Australie. Il est rapporté que cette base militaire constituerait un lien important d’un nouveau réseau de satellites militaires internationaux utilisé par les Etats-Unis et leurs alliés pour mener la guerre au Proche-Orient et en Asie.8

Militarisation de l’océan Indien

«A mon avis, le traité a pour objectif de régler à nouveau la sécurité en Asie orientale, en raison notamment de la montée irrésistible de la Chine», a déclaré le chef du programme de sécurité pour l’Asie du Royal United Services Institute, à Londres.9 L’océan Indien est en train d’être militarisé. Les tentatives chinoises d’obtenir un flux continu et sûr de produits énergétiques d’Afrique et du Proche-Orient en sont la raison.

Diabolisation de la Corée du Nord, de la Chine et de la Russie

La Corée du Nord, la Chine et la Russie sont diabolisées pour justifier la collaboration militaire accrue entre l’Australie, le Japon et quelques autres nations de la zone Asie-Pacifique d’une part, les Etats-Unis et l’OTAN d’autre part. Isabel Reynolds, correspondante international au Japon, indique dans un article rédigé pour Reuters que la détérioration du climat en matière de sécurité et d’affaires militaires japonaises et australiennes vise la Chine et la Russie.

 
«Qu’il y ait menace patente ou non, le Japon et les ‹pays riverains alliés› [expression désignant des pays tels que les Philippines, Taiwan et Singapour] doivent s’occuper de ce problème dans la région», ajouta-t-il [l’expert militaire Alex Neil].

Encerclement de la Russie et de la Chine par l’OTAN et les Etats-Unis

Ces dernières années, les tests nucléaires et les essais de missiles nord-coréens ont été un sujet de préoccupation et la mise à feu d’un de ses propres satellites qu’a effectuée la Chine en janvier [2007] au moyen d’un engin balistique a causé du souci dans de nombreuses capitales.

 


«L’époque à laquelle le Japon ou l’Australie pouvait s’en remettre uniquement à ses alliés des Etats-Unis est passée», souligne l’expert militaire Tetsuya Ozeki, constatant qu’aussi bien la Chine que la Russie sont en train d’accroître, dans la même mesure, leur influence dans la région.»10

  


John Howard, le Premier ministre australien, conteste que la dépendance mutuelle de l’Australie et du Japon détériore les relations avec la Chine.11

  
L’OTAN et les Etats-Unis prennent des mesures agressives pour encercler la Russie et la Chine. Le traité conclu entre l’Australie et le Japon vise – simultanément à la révision de la constitution japonaise – à établir un flanc Est contre la Russie et la Chine ainsi qu’une alliance parallèle à l’OTAN.


(Traduction Horizons et débats)

 

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L’océan Indien est d’une importance économique primordiale pour l’Inde. Les voies navigables qui mènent à travers la région de l’océan Indien (IOR Indian Ocean region) sont l’artère vitale de l’économie internationale. Un quart du commerce mondial et du besoin énergétique passe par l’océan Indien. A cause des réserves d’hydrocarbures au Proche-Orient il est d’une très grande importance pour l’économie dépendant de l’énergie en Australie, en Asie de l’Est, en Europe, en Inde et en Amérique du Nord.


Du pétrole pour 200 milliards de dollars passe annuellement par le détroit d’Ormuz dont une part de 70 milliards de dollars passe aussi par le détroit de Malacca. En outre, l’Inde dispose exclusivement d’une zone économique d’une extension de plus de 772 000 milles carrés avec des ressources sous-marines qui peuvent être exploitées avec succès. La situation militaire dans cet océan si important est d’un intérêt primaire pour New Delhi.


La présence de la marine des Etats-Unis dans l’océan Indien est considérable vu l’importance économique de la région.

 
La base sur Diego Garcia et la 5e flotte dans le golfe Persique, mais aussi Guam dans l’océan Pacifique en font partie. La Chine modernise sa flotte militaire et investit dans les ports de l’océan Indien pour assurer l’accès à l’énergie et pour endiguer l’Inde. Elle forme une unité de combat avec des porte-avions, des bases de sous-marins et modernise la capacité et la portée de sa puissance maritime.

Source: The Indian National Interest,


cynical-nerd.nationalinterest.in, 14/5/06


(Traduction Horizons et débats)

 

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L’océan Indien s’étend de l’accès au Canal de Suez au bout de la mer Rouge, aux régions riches en pétrole, au Cap de Bonne-Espérance et jusqu’au détroit de Malacca qui est la voie navigable la plus importante entre l’Occident et l’Extrême-Orient.


Le Sri Lanka et son port naturel de Trincomalee se situent dans un lieu stratégique de la région et ont actuellement – comme le remarque Somasundaram – une importance globale. Il ajoute que le port de Trincomalee se trouve à un point stratégique à proximité de la Baie de Bengale et qu’il s’agit de l’un des plus «précieux patrimoines» du Sri Lanka.

 
L’accès au port est large de quatre milles et il s’étend sur une longueur de cinq kilomètres de l’est à l’ouest. Le port intérieur (qui se trouve dans le nord) s’étend sur une surface de 12 milles carrés et est enclavé par d’immenses nez rocheux et de petits îles. «Une qualité remarquable est l’énorme profondeur du port intérieur», dit-il.
[…]
C’est l’endroit idéal pour les sous-marins nucléaires!


«Trincomalee a une importance énorme dans l’ère des armes nucléaires et des systèmes de missiles nucléaires stationnés sur des sous-marins», souligne l’auteur. «Vu la profondeur du port, les sous-marins nucléaires sont capables de plonger assez profondément pour éviter de manière efficace les radars et les sondeurs acoustiques», dit-il.

Source: PK Balachandran.


Sri Lankas Strategic Importance.
Colombo Diary, 30/5/2005


(Traduction Horizons et débats)

 

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1  Ellen Bork & Gary Schmitt, A Nato for Asia: Helping South Korea despite itself, The Weekly Standard, 11 décembre 2006. www.newamericancentury.org/asia-20061211.htm

 


2  Australia in Japan security deal, British Broadcasting Corporation (BBC), 13 mars 2007. news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/6444207.stm

 


3  Judy Dempsey, Japanese signal new era in ties with Nato: Abe tells alliance it seeks security role, International Herald Tribune, 12 janvier 2007.
www.iht.com/articles/2007/01/12/news/nato.php

 


4  Japan’s Cabinet approves joint missile project with US, Xinhua News Agency, 24 décembre 2005. english.people.com.cn/200512/24/eng20051224_230550.html

 


5  John C. Rood, International Missile Defence: Challenges for Europe (Remarks to the 8th Royal United Services Institute (RUSI) Missile Defense Conference, Londres, 27 février 2007).
www.state.gov/t/isn/rls/rm/81242.htm

 


6  Japan moves to loosen army’s role, British Broadcasting Corporation (BBC), 13 avril 2007. news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/6553231.stm

 


7  Rood, Remarks to the 8th RUSI, op. cit.
www.state.gov/t/isn/rls/rm/81242.htm

 


8  Brendan Nicholson, US gets military base in Western Australia, The Age, 15 février 2007.

 


9  Isabel Reynolds, Defence pact in focus as Australian PM visits Japan, Reuters, 10 mars 2007.
10  Ibid.


11  Howard backs Japan security deal, British Broadcasting Corporation (BBC), 10 mars 2007. news.bbc.co.uk/2/hi/asia-pacific/6437169.stm

 

Sources HORIZONS ET DEBATS

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans Encerclement de la Russie
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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 13:55

 Cet article a été écrit en 2004. Il ne fait aucun doute que depuis cette date,  on peut suivre, sans problèmes, l'évolution de l'ENCERCLEMENT DE LA RUSSIE. L'OTAN est l'organe des planificateurs à Washington et il poursuivent un but précis pour implanter des bases de l'OTAN sur toute la planète. Lire Le Réseau Mondial des bases US ou les maillons d'un filet qui emprisonne l'Humanité. Poutine peut-il franchement faire confiance aux Américains quand on sait qu'ils considèrent la Russie comme une ennemie à abattre, même s'ils font croire le contraire.

 

 

 

La stratégie d'encerclement progressif de la Russie

 

 

par Roland Marounek

 

 

 

 

L'élargissement imminent de l'OTAN représente un remarquable déplacement à l'Est, et amène l'Alliance aux frontières de la Russie, à l'intérieur même de la défunte URSS. Cela fait suite à deux années où 'la guerre contre le terrorisme' a de manière très convéniente amené les bases militaires américaines et les soldats de l'OTAN aux frontières sud de la Russie. Récemment un coup d'état place la Géorgie directement dans le giron US et le même type de manœuvres déstabilisatrices menace le Belarus et l'Ukraine. Difficile, malgré les propos lénifiant des responsables de l'OTAN qui jurent que la Russie n'a rien à craindre, de ne pas voir que la Russie est de mieux en mieux entourée.

 

Simultanément, on observe dans les médias US une nouvelle vague de violente agressivité contre le 'néo-impérialisme russe' qui rappelle singulièrement le bon vieux temps.1

 

Pays Baltes : La guerre contre le terrorisme prend de bien lointains détours.  

      

Il est de plus en plus certain que les nouveaux pays membres accueilleront des bases militaires de l'OTAN. Lors du dernier sommet de l'OTAN à Munich (6-7 février), la Russie, tout en convenant que les bases de l'OTAN en Bulgarie et en Roumanie, c'était peut-être pour la 'lutte-contre-le-terrorisme', a tenté désespérément de résister sur la question des bases militaires septentrionales : « Qui pourrait nous expliquer, pour quels objectifs de lutte contre le terrorisme et à l'intention de quelle région spécifique, des bases militaires de l'Otan sont planifiées en Pologne et dans les pays baltes? » s'est interrogé le ministre des affaires étrangères russes, Ivanov.  

Sa demande que des inspecteurs russes puissent inspecter ces bases a été rejetée avec froideur : L'OTAN a répliqué que la demande d'Ivanov allait au-delà des accords existants, et les représentants des états Baltes ont déclaré que la Russie n'avait pas le droit d'imposer des conditions, si l'OTAN décidait de placer des bases chez eux.  

En octobre, la Lettonie, malgré les protestations russes, avait déjà installé des radars à longue portée derniers modèles (made in Lookheed-Martin) juste à la frontière russe, capables de contrôler la partie Nord-ouest de la Russie sur une profondeur de 400 km à l'intérieur du pays. Ces radars devraient être intégrés aux infrastructures de l'OTAN. Qui est l'ennemi ?  

Ukraine et Caucase : les bases russes doivent laisser la place aux bases de l'OTAN.

 

A la fin de l'année passée les présidents russe et ukrainien ont conclu à Kertch un accord prévoyant la gestion conjointe par leurs pays du détroit de Kertch. (cf carte). Cet accord prévoit que les bateaux militaires des pays tiers ne peuvent y entrer que sur l'autorisation des deux pays, ce qui permet en particulier à la Russie d'empêcher la venue dans ces eaux des navires de l'OTAN.  

Cette mesure d'autodéfense élémentaire a été jugée à sa juste valeur par les médias pro-occidentaux dits 'indépendants' d'Ukraine qui se sont déchaînés sur Koutchma: « Cette mesure est peu compatible avec l'intention de l'Ukraine d'adhérer à l'Alliance atlantique », « Koutchma cherche à protéger ses intérêts personnels au détriment de ceux de son pays », « Koutchma brade son pays ». Il est assez vraisemblable que Kouchma doive s'attendre à d'autres roses…  

C'est aux côtés du secrétaire d'État Colin Powell que le nouveau président Géorgien a été intronisé, le 25 janvier 2004. Mikhaïl Saakachvili ne cache pas devoir son arrivée aux "ONG" financées par la National Endowment for Democracy, paravent de la CIA. Ses premières déclarations ont été pour afficher son désir d'adhérer à l'OTAN. Colin Powell a déclaré que les bases russes en Géorgie devaient être démantelées sans délai. Les conseillers militaires US prolifèrent dans le pays, sous couvert de 'lutte contre le terrorisme'. Dans le même temps, l'Azerbaïdjan déclare qu'il 'pourrait envisager la possibilité' d'accueillir des bases de l'OTAN et l'ex-secrétaire général de l'Alliance George Robertson annonçait l'intention de l'OTAN d'ouvrir une représentation permanente dans le Caucase, et qu'elle « réfléchissait à la meilleure façon d'y étendre ses liens ».  

En Asie centrale, l'OTAN est là pour quelques temps…  

Derrière les déclarations lénifiantes des responsables de l'OTAN, on peut en trouver d'autres, qui éclairent de manière un peu plus réaliste les mouvements actuels. Ainsi, en 2001 Henri Kissinger écrivait « Un bloc asiatique hostile combinant les nations les plus peuplées du monde avec de grandes ressources et certains des pays industriels les plus importants serait incompatible avec l’intérêt national américain. Pour ces raisons, l’Amérique doit maintenir une présence en Asie, et son objectif géopolitique doit être d’empêcher la transformation de l’Asie en un bloc hostile »2  

La dite guerre contre le terrorisme a été le prétexte idéal pour avancer concrètement dans cette stratégie à long terme. Sous couvert de guerre contre l'Afghanistan, les USA ont installé des bases militaires dans les ex-républiques soviétiques du sud, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizistan. La fumée non encore dissipée des tours WTC a permis que ce tour de force passe quasiment inaperçu auprès d'une opinion publique tétanisée.  

« Je ne verrais pas d'un bon oeil l'apparition de bases militaires américaines permanentes en Asie centrale », avait déclaré à l'époque (janvier 2002) le président de la Douma. Mais ces bases sont manifestement aménagées pour le long terme. « Les réalités politiques ont changé : les Etats-Unis sont devenus le troisième voisin de l'Asie centrale [après la Chine et la Russie] ».3 Quant à l'Afghanistan, un responsable sur place de l'OTAN vient de préciser que l'Alliance risque d'être là pour un bout de temps : « Combien de temps l'OTAN désire rester ? Quelque chose comme entre 5 et 10 ans, ou même aussi longtemps que nécessaire ».

Il prévoit également que le nombre de soldats de l'OTAN sur place passe à terme à 12.000 – si toutefois on parvient à trouver tout ce monde, et c'est sans doute là que pourrait se trouver le talon d'Achille de l'apparente surpuissance occidentale : Actuellement, l'OTAN rencontre déjà des difficultés pour dégager les ressources nécessaires; elle ne parvient toujours pas par exemple à trouver les hélicoptères de transport nécessaires. Le nouveau secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a déclaré lors du sommet de Munich que les pays de l'Alliance faisaient « face à un déficit considérable de forces effectivement déployables. Si ce déficit n'est pas comblé, nous allons bientôt approcher le moment où nos ambitions politiques dépasseront nos capacités militaires ». Il y a donc de l'espoir.

 

Roland Marounek  

1. : cf. par exemple le récent article de William Safire, l'ex-nègre de Nixon, et éditorialiste vedette du New-York Times ' Keeping an eye on the Russian bear', traduit sur le site du CSO http://www.csotan.org/textes/texte.php?art_id=108&type=autres
2.Henry Kissinger, Does America need a Foreign Policy?, Simon & Schuster, New York, 2001, p. 111-112., cité par Michel Collon in "La guerre globale a commencé"
http://www.stopusa.be/scripts/texte.php?section=CL&id=22416
3. Erlan Karine,politologue kazakh, cité dans le Courier International "Les États-Unis avancent leurs pions" http://www.courrierinternational.com/numeros/591/059103001.asp

 

Sources Comité de Surveillance de l'OTAN

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans Encerclement de la Russie
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