Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de SARAH MARKUS
  • Le blog de SARAH MARKUS
  • : Vladimir Poutine est un homme d'envergure, grand visionnaire pour son pays et le seul chef d'état au monde à ne pas trembler devant les Etats-Unis.
  • Contact

Texte Libre

Il y a  

  personne(s) sur ce blog

Recherche

Archives

16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 20:41

 

 

La France participe à la guerre en Afghanistan et intensifie ses attaques contre les droits démocratiques

 

Par Marianne Arens et Françoise Thull


Le 22 novembre 2001

 

Depuis le 16 novembre, date d'envoi de ses troupes en Afghanistan, la France participe également à la guerre.

Ce vendredi, le premier contingent de 58 soldats quittait officiellement la base française d'Istres. Il a pour mission de sécuriser l'aéroport de Mazar-e-Charif dans le nord de l'Afghanistan ainsi que d'ouvrir la voie aux contingents suivants.

Comme l'annonçait, le soir même à la télévision, le président Jacques Chirac (RPR), il avait décidé d'un commun accord avec le premier ministre «de renforcer notre [la France] contribution par l'envoi d'avions de combat supplémentaires».

Chirac avait fait savoir qu'environ 2.000 soldats français ainsi que plusieurs avions de type Mirage IV, basés aux Emirats arabes, se trouvaient déjà dans la région pour effectuer «des missions de reconnaissance et de renseignement».

Le 13 novembre au parlement, le premier ministre Lionel Jospin (PS) s'efforçait de conférer un semblant d'aide humanitaire à l'intérêt primordial de la France pour les principales positions stratégiques en Asie centrale. Parlant de la chute de Kaboul, il précisait: «Ces événements sont positifs parce qu'ils autorisent de nouveaux progrès sur le plan stratégique, parce qu'ils ouvrent aussi un champ nouveau d'action au plan humanitaire. L'occupation de Mazar-e-Charif, la chute de Kaboul, la libération d'un certain nombre de provinces du nord, ... offrent un champ nouveau à l'aide humanitaire que la France, les autres pays européens, la communauté internationale et l'Onu ont l'intention naturellement d'utiliser avec force

La décision de la France de participer activement et ouvertement à la guerre en Afghanistan va de pair avec les attaques contre les droits démocratiques à l'intérieur du pays, ce qui était immédiatement devenu évident par le simple fait que le gouvernement avait sciemment renoncé à un vote au parlement sur la participation à la guerre.

Contrairement à ses déclarations antérieures et contrairement à la procédure appliquée lors de la participation à la guerre du Golf et aux Balkans, Jospin avait catégoriquement déclaré le 9 octobre à l'Assemblée nationale, deux jours après le début de la guerre, que le parlement serait consulté mais qu'il n'y aurait pas de vote car ne s'agissant pas là d'une guerre comme celle du Golfe ou des Balkans, mais d'un conflit global contre le terrorisme international.

En réponse à une question des Verts, le ministre de la Défense Alain Richard confirmait encore le 15 novembre qu'il y aurait une consultation et un débat parlementaire mais que ceci ne donnerait pas lieu à un vote. «La position du gouvernement sur ce point n'a pas changé» poursuivait-il.

Le 10 octobre Le Monde commentait: «Lionel Jospin craint apparemment qu'une telle procédure n'accentue les divergences entre les diverses composantes de la majorité plurielle et que le gouvernement n'obtienne que le double soutien du PS et de la droite, à l'exclusion du PC et des Verts. On peut comprendre le souci politique du premier ministre.»

Les raisons du Parti communiste et des Verts, qui de temps à autre, protestent timidement contre le virage à droite du gouvernement, ne relèvent pas d'un refus de principe contre la guerre ou de leur fidélité à la démocratie - le député européen Vert Daniel Cohn-Bendit est par exemple un fervent défenseur de cette guerre - mais servent bien plutôt à se forger une image en vue de la campagne électorale puisque l'année prochaine se dérouleront trois scrutins majeurs: les élections présidentielles, législatives et communales.

 

Le renforcement de l'appareil d'Etat

 

Le gouvernement français, comme bien d'autres, se sert lui aussi, des attentats du 11 septembre pour concrétiser grâce au mot d'ordre de «sécurité civile» des projets élaborés de longue date et qui permettent un renforcement massif et rapide de l'appareil d'Etat.

La nuit même du 12 septembre, le plan de sécurité Vigipirate avait été réactivé. Il avait été mis en place en 1995 par le premier ministre Alain Juppé (RPR) dans le but de se protéger contre les islamistes algériens. Par peur des attentats à la bombe, les boîtes à ordures avaient même été soudées. Dans le cadre de Vigipirate des milliers de policiers, des unités de CRS et des soldats patrouillent à nouveau dans tous les points névralgiques de Paris et des autres grandes villes.

Le ministre de la Défense Alain Richard déclarait que Vigipirate «veut dire la présence de très nombreux policiers, gendarmes et militaires dans les lieux publics et notamment dans les lieux de forts passages» et que c'est «la réaction logique et prudente» au terrorisme.

Compter tenu des tâches supplémentaires de l'armée à l'intérieur et à l'extérieur, le premier ministre prévoit à présent la création d'une nouvelle réserve de 100.000 volontaires. Il annonçait le 17 novembre que ceux qui voulaient contribuer à «concrétiser leur civisme» pouvaient à partir de l'année prochaine «effectuer une formation militaire élémentaire durant leurs congés scolaires». Le service militaire national avait été supprimé l'année dernière et transformé en armée professionnelle.

Après le 11 septembre, une nouvelle loi sur la sécurité, la Loi sur la Sécurité Quotidienne (LSQ), avait été passée en hâte au Sénat pour être définitivement adoptée le 31 octobre par le parlement.

Cette loi prévoit l'attribution d'amples pouvoirs à l'Etat, entraînant ainsi de vastes restrictions des libertés individuelles. Elle permet la fouille de véhicules circulant ou stationnant sur la voie publique, la perquisition de domicile et de saisies de pièces à conviction sans l'assentiment du propriétaire, la surveillance sans faille des télécommunications, une réglementation plus stricte pour les étrangers arrivant en France, etc. Ce qui est tout à fait remarquable, c'est le fait que des agents privés, tels les vigiles, bénéficient de vastes libertés lors des contrôles de personnes ou de bagages et sont même autorisés à effectuer des palpations de sécurité.

Les mesures ayant trait à la surveillance du courrier électronique et de l'Internet occupent une part importante de la loi. C'est ainsi que les opérateurs de télécommunications doivent conserver (un an maximum) les données de connexion identifiant les utilisateurs et, le cas échéant, les remettre au juge d'instruction. Les autorités de l'Etat ont le droit d'avoir recours aux moyens techniques soumis au secret pour déchiffrer un message crypté. Les prestateurs de cryptologie peuvent êtres obligés de remettre aux autorités les conventions permettant le déchiffrement des données.

De plus, par cette loi, il s'agit de mieux mettre la France à l'abri des réfugiés. C'est ainsi qu'à l'avenir la police française sera autorisée à effectuer des contrôle de passeport dans l'ensemble du tunnel sous la Manche et ce jusqu'à l'entrée du terminal britannique.

Le contexte en est fourni par le drame des réfugiés qui se joue tous les jours dans le tunnel sous la Manche et dans le camp de réfugiés de Sangatte, dans le département du Pas-de-Calais. Il est vrai que la plupart des réfugiés tentent de rejoindre la Grande-Bretagne, mais le gouvernement britannique a maintenant l'intention de réclamer à la société Eurotunnel une amende pour chaque «immigré clandestin» et Eurotunnel exerce une pression systématique sur le gouvernement français pour enfin venir à bout de la situation. D'après la société Eurotunnel, une centaine de personnes par jour seraient retenues à l'entrée ou à l'intérieur du tunnel; quelque 30.000 incidents auraient déjà été enregistrés cette année. Quatre personnes au moins sont décédées en essayant de sauter sur des trains en marche à l'intérieur du tunnel.

 

Le 11 septembre, un simple alibi

 

La nouvelle loi, bien qu'étant justifiée par le gouvernement par les attentats du 11 septembre, signifie essentiellement l'extension et la mise en place d'un contrôle de l'Etat qui touchera l'ensemble de la société - un projet poursuivi depuis quatre ans par le gouvernement.

Quelques mois avant l'entrée en fonctions, au milieu de l'année 1997, de Lionel Jospin, la classe dirigeante française avait été confrontée, fin 1995, à un mouvement de grève générale qui avait failli lui faire perdre le contrôle. En octobre 1997, à l'occasion du colloque de Villepinte, un certain nombre de points furent inscrits au programme gouvernemental, comme la mise en place de la police de proximité et des Contrats locaux de Sécurité (CLS) entre l'Etat et les communes.

C'est ainsi que ces mesures ont permis de doter l'appareil d'Etat français, qui est fortement centralisé, de dispositifs de contrôle locaux en partie par le biais des réseaux de transport urbain, et de recourir ainsi à des vigiles et à un vaste système de vidéosurveillance. Il incombe aux maires un rôle majeur dans les efforts entrepris pour mieux surveiller les quartiers populaires répertoriés comme «sensibles».

Avec les CLS c'est la porte ouverte à des mesures extrêmement réactionnaires. C'est ainsi que le maire d'Orléans, Serge Grouard (RPF), a instauré du 15 juin au 15 septembre un couvre-feu interdisant aux mineurs de moins de 13 ans de circuler entre 23 heures et 6 heures du matin non accompagnés dans trois quartiers difficiles de la ville. En cas de manquement les parents seront sanctionnés par une suspension des allocations familiales voire des aides sociales ou l'expulsion de leur logement social. Ces mesures n'ont été possibles que parce que le maire sortant Jean-Pierre Sueur (PS) avait déjà signé un CLS dans ces quartiers.

La remise en vigueur des contrôles d'Etat avait figuré dès le début au programme du gouvernement Jospin et du Parti socialiste sous le slogan «sécurité publique». C'est ce que confirmait François Hollande, le premier secrétaire du PS, lors du dernier congrès il y a un an à Grenoble: «Le droit à la sécurité, car il n'y a pas de civisme sans un Etat de droit respecté.» Cette déclaration fut soutenue par la Gauche socialiste, l'aile gauche du PS, qui revendiquait une loi de programmation pour la police de proximité pour garantir la présence 24 h sur 24 de policiers formés et qualifiés car autrement les plus pauvres de la société seraient les victimes de la criminalité.

Depuis l'arrivée de Jospin au gouvernement les effectifs de la police ont augmenté de 15 pour cent, passant de 125.000 en 1997 à 145.000 en 2002. En août dernier, Jospin se défendait dans une interview accordée à TF1 contre le reproche de manquer de volonté politique pour lutter contre l'insécurité en précisant: «Je l'ai [l'insécurité] mise au cur de la politique du gouvernement, avec Jean-Pierre Chevènement, dès 1997».

Jean-Pierre Chevènement du Mouvement des Citoyens (MDC) est un fervent défenseur de «l'Etat républicain» et c'est pourtant lui qui, en qualité de ministre de l'Intérieur et en collaboration avec son chef de cabinet, le directeur général de la police nationale (DGPN) Patrice Bergougnoux, avait élaboré et instauré le système additionnel des CLS. Chevènement avait démissionné du gouvernement au cours de l'été 2000 en opposition au processus d'autonomie partielle pour la Corse. En tant que candidat présidentiel, il a lancé sa propre campagne électorale en ne manquant pas une occasion de se plaindre publiquement de ce que Jospin manque de courage et qu'il y avait d'autres mesures à prendre.

Le thème de la sécurité domine l'ensemble de la campagne électorale. Combien le climat qui a été suscité est réactionnaire et tendu peut être mesuré tous les jours depuis une semaine au vue des policiers qui défilent dans les rues pour manifester contre le gouvernement en réclamant des effectifs et des moyens supplémentaires ainsi qu'une protection améliorée contre la criminalité. Samedi dernier, alors que le candidat présidentiel des Verts Noël Mamère, dans sa recherche de popularité, avait tenté de participer à une manifestation de policiers parisiens, ceux-ci l'éjectèrent de leurs rangs sous les huées de la foule.

 

Menace de récession

 

Alors que la nouvelle loi sur la sécurité confère à l'Etat des pouvoirs quasi illimités, elle n'a, en réalité, absolument rien à voir avec la protection de la population. Elle ne garantit en aucune manière aux travailleurs la sécurité de l'emploi et ne les protège ni contre la pauvreté ni contre l'expulsion et les décisions arbitraires de l'Etat.

La croissance, au même titre que les créations d'emplois, qui avait été tellement prisée en France ne vaut plus grand chose. Durant la campagne électorale, le gouvernement s'efforce d'entraver toute montée de panique relative à la récession. Cela n'a pourtant pas empêché le ministre de l'économie et des finances Laurent Fabius de revoir à la baisse d'un quart de point le taux de croissance prévu pour septembre, en le ramenant à 2,25 pour cent tout en reconnaissant qu'il n'existait pas de garantie.

Depuis mai, le chômage a augmenté de façon continue en menaçant d'atteindre la barrière symbolique des 10 pour cent. Le gouvernement, pour y remédier, appliqua il y a quelques jours des mesures purement cosmétiques: il changea les méthodes d'interprétation et adopte désormais celles employées par l'Organisation internationale du Travail (ILO). C'est ainsi que le taux de chômage se situe en septembre à 8,9 pour cent, ce qui ne change toutefois en rien le fait que le chômage a progressé de 2,4 pour cent entre septembre 2000 et septembre 2001.

Depuis le début de l'année, la France a connu en permanence des conflits sociaux et des actions désespérées de la part de travailleurs dont les emplois, le niveau de vie ou la sécurité de l'emploi sont menacés. Après les manifestations des employés de Danone et du personnel des hôpitaux privés, c'était au tour des travailleurs de Moulinex de faire parler d'eux en mettant le feu à l'un des bâtiments de l'usine de Cormelles-le-Royal dont la fermeture a été confirmée.

La dégradation sociale montre clairement que la nouvelle Loi sur la Sécurité Quotidienne se dirige moins contre le terrorisme international qu'elle ne confère à l'Etat les moyens nécessaires pour contrecarrer le moindre trouble à l'intérieur du pays.

Voir aussi :

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans FRANCE GUERRES
commenter cet article
16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 20:12

 

La guerre en Afghanistan suscite des tensions en France

 

Par Peter Schwarz


Le 18 octobre 2001

 

La France, aux côtés de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et de l'Australie, est un des quatre pays qui ont offert un soutien illimité, y compris une aide militaire, au gouvernement américain dans sa «guerre contre le terrorisme.»

Approximativement 4000 militaires français sont actuellement stationnés en Afrique et dans le Golfe Persique, mais selon les sources officielles, ils n'ont, pour le moment, pas participé à la guerre contre l'Afghanistan. D'après le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, seulement deux des navires français les plus modernes ont été mis à disposition pour la guerre : le pétrolier-ravitailleur Var et la frégate Courbet. La participation directe des forces armées françaises dans les attaques contre l'Afghanistan semble également improbable, parce que le pays ne possède pas d'avions de combat disposant d'un rayon d'action suffisant, ni de missiles de croisière adéquats. Le seul porte-avions de la marine française, le Charles de Gaulle, est actuellement en réparation.

La situation pourrait cependant changer si la guerre gagnait d'autres pays, comme le Soudan, la Somalie, la Tanzanie ou le Yémen. Ces pays seraient à la portée de l'armée française, qui garde une base avec 2 500 hommes à Djibouti, en Afrique orientale en plus d'autres bases militaires à Dakar, à Libreville, à Djamena et à Abidjan.

Les services secrets français sont considérablement plus importants dans la guerre actuelle qu'un soutien militaire direct. Plusieurs dizaines d'agents de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) et de la DRM (Direction du renseignement militaire, agissant également hors de France) sont actuellement en Afghanistan, où ils coopèrent étroitement avec les forces d'opposition, l'Alliance du Nord, dont le leader Shah Massoud, récemment assassiné, s'était rendu à Paris en avril pour accepter de coopérer.

Les services secrets français ont plus de 20 ans d'expérience en Afghanistan. «Depuis la fin des années 1970, écrit le journal Libération, les services secrets ont été fortement impliqués dans le soutien aux moudjahidin contre les Soviétiques. L'un des grands succès de la "piscine", le surnom de la DGSE, serait même d'avoir annoncé, la première, l'invasion soviétique en 1979. Directement infiltrés dans le pays ou employant des moyens moins recommandables sous la couverture d'ONG, les agents français sont des familiers du pays, plus en tout cas que leurs homologues américains».

 

Des tensions entre Chirac et Jospin

 

Le président gaulliste Jacques Chirac, qui détermine la politique étrangère de la France et exerce le commandement suprême des armées, s'est distingué par ses déclarations de solidarité et ses offres de soutien au gouvernement américain.

Dans une interview à CNN, donnée deux jours après les attentats de New York et de Washington, Chirac a promis la «solidarité totale» de la France et a été un des premiers chefs d'État à rendre visite au président Bush le 18 septembre. Le soir du 7 octobre, alors que les premières bombes tombaient sur Kaboul, il a annoncé, lors d'un discours à la télévision, que les forces armées françaises prendraient part avec force au conflit aux côtés des États-Unis.

Il semble que le soutien à la politique du gouvernement américain soit beaucoup plus réservé dans le camp du gouvernement qui, aux côtés du Parti socialiste du premier ministre Lionel Jospin, est également constitué des Verts et du Parti communiste. Ils insistent aussi sur la «solidarité dans la lutte contre le terrorisme», mais celle-ci est tempérée par une série de réserves et de conditions.

Alors que Chirac se trouvait encore à Washington, Jospin a annoncé à Paris que la participation militaire en soutien aux États-Unis ne serait possible qu'après un vote du parlement. La solidarité française envers les États-Unis n'impliquait pas le renoncement à son propre libre arbitre et à sa propre souveraineté. Et, après le discours du 7 octobre du président français, des cercles proches du premier ministre ont fait savoir que Jospin était irrité contre Chirac parce qu'il avait donné à son homologue américain un «blanc-seing». Lors d'un discours à l'Assemblée nationale, Jospin a mis en garde contre une réaction en chaîne d'événements et a souligné que «[s]i les développements en Afghanistan devaient nous entraîner dans un tourbillon qui menacerait de submerger nos intérêts, alors je ne soutiendrais pas la participation».

La semaine dernière, dans un discours devant le Sénat, Jospin s'est clairement détaché de la direction qui avait été prise par la politique étrangère des États-Unis. «Nous devions en même temps être conscients, a-t-il insisté, qu'il existe dans le monde, des conflits non résolus, un malheur et des frustrations des peuples, notamment dans le monde arabo-musulman, des inégalités multiples de développement, qui pouvaient, si nous n'y prenions garde, faire que se soudent ensemble ces mouvements ultra-minoritaires, destructeurs, animés seulement par la haine de l'autre et par l'instinct de mort et des opinions».

Il a exprimé le souhait que «les réactions dans ce conflit restent proportionnées aux objectifs. Nous voulons affirmer notre capacité à continuer à parler aux pays arabes, non seulement à leurs dirigeants, mais à leurs opinions». Les thèmes importants de la diplomatie française, selon Jospin, réduisent les inégalités entre le Nord et le Sud, en trouvant une solution aux problèmes sur une base multilatérale plutôt que sur une base unilatérale, la volonté, face à l'extension du processus de la mondialisation, d'introduire un élément de régulation et donc d'organisation et - naturellement en maintenant un contact étroit avec ses partenaires européens - l'idée que lors d'une crise internationale la France tienne un message qui lui est propre.

Les discours différents tenus par Chirac et par Jospin s'expliquent en partie par les élections présidentielles, auxquelles les deux hommes se présenteront probablement le printemps prochain. D'ici là, presque chaque point de politique intérieure ou de politique étrangère devient un sujet de conflit entre les deux prétendants.

Tandis que Chirac se présente comme un homme d'État souverain, qui assume la responsabilité des événements mondiaux en même temps que Bush, que Blair ou que Schroeder, Jospin réagit de manière plus sensible aux tendances contraires dans la population. En même temps, il doit tenir compte des tensions à l'intérieur de sa propre coalition gouvernementale et de sa popularité en chute libre. La guerre a solidement malmené ses deux partenaires de coalition les plus importants, les Verts et le Parti communiste français.

La guerre a divisé les Verts. Samedi dernier, ce parti qui a le deuxième parmi ceux de la coalition gouvernementale quant au nombre de votes au cours des élections municipales de mars dernier, a retiré son candidat à la présidentielle, Alain Lipietz, parce qu'il n'avait pas réussi à dépasser les 2 pour cent dans les sondages d'opinion. Le déclin de Lipietz avait commencé longtemps avant le 11 septembre, mais un article qu'il avait écrit dans Le Monde, dans lequel il s'adaptait de façon lyrique et sentimentale aux sentiments guerriers en place, a été évidemment décisif dans son retrait en tant que candidat des Verts.

D'autre part, Noël Mamère, à l'origine considéré comme le remplaçant de Lipietz a condamné les actions américaines comme «acte de guerre contre le peuple afghan». Depuis lors, Mamère a refusé de se présenter comme candidat, de sorte que les Verts ne disposent pas de direction. Il a justifié son refus en disant qu'il ne souhaitait pas être candidat d'un parti «balkanisé», c'est à dire complètement divisé.

Le président du Parti communiste Robert Hue fait de gros efforts pour maintenir la cohésion de son parti derrière Jospin. Il vante avec force le «sens des responsabilités dont témoignent dans cette affaire les autorités de notre pays». Mais la collaboration étroite avec les États-Unis est difficile dans un parti dont tous les membres ont été influencés par la guerre froide. Pour cette raison, Hue se voit contraint à répéter sans cesse ses critiques du gouvernement américain. Il a critiqué le conflit en Afghanistan, en disant qu'il voit les «graves dangers d'une spirale de violence non contrôlée». Le député du PCF, Jean Pierre Brard a été plus franc: «On ne devrait pas donner l'impression que la France est un simple appendice des États-Unis, qui prennent les décisions pour le monde entier

 

Différences de stratégie

 

Les tensions entre Jospin et Chirac ne sont pas seulement causées par des raisons de politique intérieure, mais elles sont aussi une expression de différences profondes de stratégie au sein de la classe dirigeante française.

La France tient depuis longtemps des intérêts politiques et économiques dans les régions contestées du Moyen-Orient et de l'Asie Centrale. Au cours du dix-neuvième siècle, la France a pris part au pillage et au démantèlement de l'Empire Ottoman et, après la Première guerre mondiale, a tenu un mandat colonial sur la Syrie, ce qui incluait le Liban. Les étroits liens économiques et financiers avec cette région n'ont pas disparu. L'élite française ne peut pas rester indifférente si les États-Unis déploient leur armée dans cette région et lance une guerre dont l'ampleur et la conclusion relèvent de l'inconnu. Et encore moins si l'on prend en compte que le plus gros des réserves de pétrole et de gaz connues et inexploitées se trouvent dans le Golfe Persique et en Asie Centrale.

Avec l'aide de la compagnie pétrolière publique Elf qui, sous le président Mitterrand, était un peu comme un autre ministère des Affaires étrangères, la France poursuit depuis longtemps ses propres projets concernant l'exploitation des sources d'énergie au Moyen-Orient et en Asie Centrale. Ces projets sont souvent diamétralement opposés aux conceptions britanniques et américaines. Le projet d'un gazoduc reliant l'Asie Centrale à la Turquie, en traversant l'Iran, qui est actuellement boycotté par les États-Unis en est un exemple.

Il est indiscutable pour les cercles du pouvoir français que la France ne peut rester les bras croisés face à la guerre contre l'Afghanistan. Les tensions concernent la question par quels moyens la France maintiendrait-elle au mieux sa propre influence? Les partis bourgeois de droite, qui demeurent unis derrière Chirac sur ce point, considèrent la participation militaire active aux côtés des États-Unis comme étant la seule possibilité. Le leader libéral, Alain Madelin, pense que Chirac ne va pas assez loin et déclare : «Notre contribution actuelle ne répond pas à l'importance de la menace».

Par ailleurs, Jospin pense que la France, en étroite collaboration avec l'Union européenne, devrait favoriser l'établissement de sa propre alliance avec des parties de l'élite dans la région. Le ballet diplomatique intensif de presque tous les gouvernements européens, et il faut placer dans ce contexte la lutte grotesque pour l'influence auprès de l'Alliance du Nord ou de l'ex-roi vieillissant Zaher Shah, à laquelle la France participe. Chaque gouvernement essaie d'établir ses propres valets dans la région pour la période de l'après-guerre.

Ce but est également derrière le plan de six points que le gouvernement français a soumis le 2 octobre comme résolution à la prochaine conférence des ministres des Affaires étrangères européens. Bien avant que les premières bombes ne soient tombées sur Kaboul, la France développait un plan pour la reconstruction politique de l'Afghanistan après l'éviction du pouvoir des talibans - sous l'égide des Nations unies et de l'Union européenne et non pas celle des États-Unis.

Ce plan d'action, qui comprend également entre autres choses l'apport d'aide humanitaire et la formation de nouvelles structures politiques sous la supervision des Nations unies, a plusieurs buts selon Le Monde «[r]emettre dans le jeu une Europe qui ne semble pas devoir être partie prenante dans la phase militaire de la crise (à l'exception de la Grande-Bretagne); ne pas donner l'impression d'une communauté internationale prête à accepter que l'Afghanistan soit le terrain d'exercice des grandes puissances; replacer la solution de la crise dans le cadre des Nations unies ; insister sur l'association des afghans à la définition de leur avenir quelles que soient les visées des États voisins ; confier à l'Union européenne le rôle pour lequel elle dispose de la meilleure "expertise", à savoir l'aide à la reconstruction».

Jusqu'à présent, les ministres des Affaires étrangères européens n'ont pas réussi à s'unir derrière ce plan. Vendredi prochain, il sera une fois de plus discuté lors du sommet européen extraordinaire à Gand sous une forme très amendée.

L'attitude future de l'élite française envers l'Europe est une autre question qui la divise. Les attentats contre le World Trade Center et la «guerre contre le terrorisme» de l'Amérique ont trouvé l'Europe dans une position inconfortable. Bien que les tentatives de l'Europe pour parvenir à une union économique et politique aient quelque peu progressé au cours des années passées, l'Union européenne est toujours loin d'une politique étrangère commune, encore moins d'une armée commune avec laquelle elle pourrait concurrencer les États-Unis. La première force d'intervention rapide de l'Union européenne forte de 60 000 hommes ne sera opérationnelle au plus tôt qu'à la fin 2003, mais est pour le moment bloquée, avec l'aval des États-Unis, par la Turquie, pays membre de l'OTAN.

La précipitation avec laquelle le gouvernement britannique a cherché à s'allier étroitement sur le plan militaire avec Washington a fait avorter toute position européenne commune. Au lieu de cela, chaque gouvernement européen essaie de son côté d'établir de meilleures relations avec l'administration américaine. «Qui est le meilleur ami des États-Unis ? Au cours des dernières semaines, la compétition des États européens pour s'attirer les faveurs des États-Unis a une fois de plus divisé les Européens» a commenté dans une édition récente l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

En Allemagne particulièrement, ceci a déclenché de nouveaux efforts vers une unification accélérée de l'Europe. Le ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer a prévenu devant le Bundestag: «Si nous restons désunis, les Européens seront marginalisés dans le nouvel ordre mondial.» Au cours de la même session parlementaire, le Chancelier Schroeder a annoncé que le stade de la politique allemande d'après-guerre, où l'Allemagne ne participait qu'en tant que force d'appoint aux actions militaires internationales appartenait «irrémédiablement au passé.» L'Allemagne devrait «faire face à ses responsabilités d'une façon nouvelle. Cette responsabilité correspond à notre rôle de partenaire important de l'Europe et des États-Unis. Et nous sommes également une démocratie et une puissance économique fortes au coeur de l'Europe.»

De tels signes de force de l'autre côté du Rhin réveillent inévitablement les vieilles craintes de l'élite française concernant leurs anciens ennemis. Ceci pourrait également expliquer pourquoi la droite bourgeoise, y compris les gaullistes, traditionnellement très critiques vis-à-vis des États-Unis, se rapprochent de ceux-ci. Jospin, d'un autre côté, reste fermement attaché à la perspective de développement de l'Europe comme contrepoids aux États-Unis et essaie de faire entrer des sections de l'ancien mouvement de protestation en faisant appel aux traditions culturelles et traditionnelles. À longue échéance, la montée des différences entre l'Europe et les États-Unis ne peut que mener à des conflits internationaux nouveaux et plus aigus.

Voir aussi :

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans FRANCE GUERRES
commenter cet article
3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 19:40

 

 

La France impliquée dans une tentative de coup d'Etat en République de Centrafrique

 

Par John Farmer et Chris Talbot


Le 19 juin 2001

 

Après onze jours de combats intenses à Bangui, la capitale de la République de Centrafrique (RCA), une tentative de putsch semble avoir été évitée. Selon des estimations officieuses, près de trois cents personnes ont été tuées au cours de combats entre les troupes loyales au président Ange-Félix Patassé et un groupe rebelle mené par le général Kolingba qui avait gouverné le pays de 1981 à 1993.

Près de 100 000 personnes ont été déplacées suite aux combats et les agences d'aide commencent maintenant à envoyer des ravitaillements en médicaments et en eau. On rapporte que la population va se trouver à court de nourriture et que le prix de l'essence a triplé. La République Centrafricaine est entourée par le Tchad et la République démocratique du Congo. C'est l'un des pays les plus pauvres d'Afrique centrale et il a subi un dur coup lorsque la guerre au Congo lui a bloqué sa principale voie commerciale, le fleuve Congo.

L'on rapporte que Kolingba et ses rebelles se sont retirés de la capitale bien que des troupes gouvernementales fouillent encore maison par maison. De nombreux comptes rendus font état de troupes exerçant des représailles contre la population appartenant au groupe ethnique des Yakomas, la tribu de la partie sud du pays à laquelle appartient Kolingba. D'après Radio France International, ceux qui soutiennent Patassé ne feraient pas de distinction entre civils et putschistes, «à Bangui, on lance des messages de haine.»

Les divisions tribales étaient encouragées quand la RCA était colonie française ­ une plus grande proportion des Yakomas qui était traditionnellement un peuple commerçant bénéficiait d'une éducation et se voyait employé par le gouvernement. L'implication de la France en RCA avait continué après l'indépendance en 1960 quand elle avait soutenu de 1966 à 1979 le dictateur infâme et sadique Jean-Bedel Bokassa, y compris le financement de la cérémonie de son couronnement comme empereur.

Patassé qui vient du groupe tribal Sara du nord avait accédé au pouvoir en 1993 quand des élections avaient été tenues sous la pression du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Depuis, son gouvernement a glissé d'une crise à l'autre. Les salaires des agents de la fonction publique restent souvent impayés des mois durant et des grèves répétées ont été organisées par les syndicats.

Le mouvement de grève qui s'était amplifié depuis le début de l'année a, éventuellement, été annulé par les dirigeants syndicaux après que le gouvernement ait payé trois mois d'arriérés de salaires. Les grèves des enseignants continuent pour n'avoir pas été payés depuis neuf mois. Il semble que la grève générale ait été évitée après que le FMI ait débloqué de l'argent destiné au gouvernement de la RCA. Une aide bilatérale est aussi venue de la France et de la Libye. Le régime de Patassé a réagi à la grève par un bâillonnement de toute opposition, dispersant les manifestants et jetant en prison les parlementaires de l'opposition.

Il existe une importante opposition au gouvernement en raison de l'aggravation des conditions sociales. Plus de 50 pour cent de la population survit grâce aux cultures vivrières. Le gouvernement a perdu le contrôle des parties à l'est du pays et des braconniers chassent librement les éléphants pour leur ivoire. Bangui a été pillé trois fois par des soldats mutins et il n'y a plus une seule salle de cinéma en ville. On estime que 15 pour cent de la population est séropositive et que 95 pour cent des lits d'hôpitaux sont occupés par des victimes du sida.

Oluyemi Adeniji, l'ancien responsable de la mission de paix des Nations unies en RCA et l'actuel représentant spécial de l'ONU en Sierra Leone, a mis la situation sur le compte de «l'erreur habituelle de la communauté internationale, qui aide un pays à se stabiliser politiquement mais après, oublie qu'à moins que les conditions économiques ne s'améliorent, une crise politique se reproduira vraisemblablement.» Après une série de mutineries, une mission de l'ONU a été envoyée en RCA comme force de paix mais elle a été retirée l'année dernière et, depuis, le pays a été privé d'aide.

La mission onusienne avait été présentée comme une des rares réussites en Afrique après le désastre de la Somalie et du Rwanda. Le Premier ministre français, Lionel Jospin, a pressé les Nations unies de remplacer les troupes françaises qui avaient été dans l'ancienne colonie française depuis 1996. Ceci faisait partie d'une nouvelle politique française envers l'Afrique qui était marquée par un retrait du réseau de protection et de corruption qui avait caractérisé la période précédente.

Le ministre des Affaires étrangères français, Hubert Védrine, a dit des récents événements: «Le temps des interventions en Afrique est fini.» Mais il a regretté l'implication du général Kadhafi de Libye. La Libye avait envoyé deux avions, de l'équipement et des soldats pour défendre le Président Patassé. Exprimant le souci d'une partie de la classe dirigeante française qui avait, autrefois, considéré l'Afrique équatoriale française comme lui étant réservé personnellement, le journal Le Monde s'est plaint de ce que Kadhafi agissait comme le gendarme de la France. Le journal a insisté pour savoir pourquoi il était correct d'intervenir militairement partout ailleurs qu'en Afrique. «Les droits humains universels ne sont-ils que blancs?» voulait-il savoir.

Quelle que soit la ligne officielle de Jospin et de Védrine, il y a des preuves qui sembleraient indiquer que la France était impliquée dans les événements mais pas du côté du gouvernement. Radio France Internationale avait retransmis un discours tenu par le Président Patassé dans lequel il demandait l'établissement d'un rapport international sur l'arsenal saisi au domicile de Kolingba. Il était dit qu'il contenait des armes françaises qui auraient dû être envoyées aux forces de police de la RCA. Selon le reportage de la station de radio, Patassé «avait plus ou moins mis en question le rôle de la France».

Encore plus significatif a été le fait que Jospin a refusé de condamner la mutinerie contre ce qui est, à ce qu'il paraît, un gouvernement élu démocratiquement. Au lieu de cela, il a dit: «Nous n'avons pas ménagé nos efforts pour les presser au dialogue afin d'essayer de résoudre cette crise.»

Le général Kolingba a appelé la France à le soutenir, prétendant qu'il n'avait pas eu l'intention de tenter un coup d'Etat mais de restaurer «la cohésion nationale, la paix et la sécurité dans le pays». Même si Kolingba n'a pas reçu le soutien direct de la France, il est possible qu'il ait reçu le soutien d'alliés de la France en Afrique.

D'après le gouvernement de la RCA, 300 mercenaires africains menés par deux généraux rwandais se battent aux côtés des rebelles de Kolingba. Il est probable qu'ils viennent de la milice hutue du Rwanda, l'Interahamwe. Les Interahamwe se battaient jusqu'ici au Congo voisin, et les accords de paix de Lusaka les ont peut-être forcés à chercher un autre champ pour leurs activités.

Des divisions intenses au sein de la classe dirigeante française s'expriment par rapport aux événements en République centrafricaine. Jospin, les yeux fixés sur le palais de l'Elysée aux élections présidentielles de l'année prochaine, n'est pas prêt à exposer les activités d'éléments de l'armée qui aimeraient poursuivre la vieille politique d'interventions directes en Afrique.

Pendant ce temps, Kadhafi fait la cour à Patassé comme composante de sa politique panafricaine parce que la RCA offre une base militaire potentielle à des opérations au Tchad. Un nouvel oléoduc qui doit être ouvert en 2004 transportera du pétrole de la région sud du Tchad jusqu'au Cameroun sur la côte ouest de l'Afrique.

S'intéresse également à la RCA, Jean-Pierre Bemba, le dirigeant du Mouvement de Libération du Congo (MLC) qui a rejoint Kadhafi en envoyant des troupes pour soutenir le régime de Patassé. Bemba, un homme d'affaires millionnaire, est soutenu par l'Ouganda et se bat contre le régime de Kabila en République démocratique du Congo (RDC). Son mouvement comprend les anciens partisans de Mobutu, qu'on sait être des proches de la famille du président des Etats Unis, George W. Bush, et du vice-président Cheney. Dans le passé, Patassé entretenait des relations étroites avec la RDC qui a protesté contre l'implication de Bemba.

Les gisements d'or, de diamants et d'uranium trouvés en RCA motivent sans doute les opérations de Bemba. Il n'est pas clair s'il s'agit d'un travail free-lance ou bien si ce sont les Etats Unis qui soutiennent Bemba mais ce qui est certain, c'est que l'implication de Bemba et peut-être bien celle des Interahamwe sont un signe supplémentaire que les accords de paix de Lusaka n'ont pas stabilisé la situation en Afrique centrale mais ont simplement déplacé le conflit aux pays alentours.

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

Repost 0
Published by Adriana Evangelizt - dans FRANCE GUERRES
commenter cet article