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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 03:36

 

 

 

 

 

Les Américains impliqués contre AQMI ?

 

 

par Saïd Rabia

 

 

 

Dans son édition du 22 septembre, le Canard enchaîné, hebdomadaire français, a fait part d'un article sur l'existence d'un centre d'écoute secret à Tamanrasset. L'information a été déjà démentie, par le passé, par des sources officielles algériennes qui ont fait part aux Américains de leur refus "de toute implantation militaire sur le sol national". 

 

Dans son édition du 22 septembre dernier, le Canard enchaîné a fait part d’une information sur l’existence d’une base militaire américaine secrète en Algérie. A Tamanrasset, précise-t-il. La publication française donne même le nombre de militaires américains qui y opèrent. 400 militaires spécialisés dans les télécommunications, indique-t-il, avant d’ajouter que cette base servirait à mettre toute la région du Sahel sur écoute. L’information laisse dire au journal satirique que c’est pour cette raison que les Français ont sollicité l’aide des Etats-Unis qui pourrait leur être d’un important apport dans la recherche des otages enlevés par AQMI. Mais quel crédit donner à l’information du Canard enchaîné ?

 

En réalité, l’existence d’une base américaine en Algérie n’a rien d’un scoop, l’information revient régulièrement, ces dernières années, dans la presse française et quelques forums intéressés. Sauf que les autorités algériennes l’ont toujours nié, même si la coopération sécuritaire entre les deux pays, l’Algérie et les Etats-Unis, n’est un secret pour personne. Beaucoup de responsables algériens se sont exprimés sur le sujet. Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Ramdane Laâmamra, avait déclaré, il y a quelques mois à la presse, que « l’expérience algérienne dans le domaine de la lutte antiterroriste est réclamée par les autres et non l’inverse». L’ancien ambassadeur d’Algérie à l’ONU avait coupé court à toute présence étrangère dans le pays en affirmant : «Il n’y a pas de forces américaines ou d’une tout autre nationalité en Algérie.»

 

L’ancien chef de la diplomatie algérienne, Mohamed Bedjaoui, avait lui aussi dit que «l’Algérie n’acceptera pas l’installation d’une base étrangère sur son sol quel que soit le pays qui le lui demanderait». L’information a donc été démentie par les autorités algériennes, mais aussi par les Américains eux-mêmes. Le 6 octobre 2007, c’est le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui réitérera, à Alger, le refus de l’Algérie à l’implantation de bases militaires étrangères sur son sol. Pour lui, «la souveraineté de l’Algérie est non négociable et il n’est pas question aujourd’hui d’ouvrir la voie à la création de bases militaires étrangères en Algérie». «Il ne s’agit pas de déposer les bases » là où il y a le terrorisme, avait ajouté Mourad Medelci.

 

Pour sa part, le patron de l’Africom, le général William Yard, avait effectué une visite à Alger en novembre 2009 où il a été  reçu par le président Bouteflika. Rien ne filtrera, certes, de cette entrevue, même si d’autres responsables US conforteront la position algérienne. «Je suis très sensible et je respecte la position algérienne refusant toute présence militaire sur son sol. Mais l’Africom n’a pas l’intention d’avoir une base militaire en Algérie», avait, en effet, rassuré l’un d’eux. Ainsi, la création d’une base militaire américaine à Tamanrasset et d’une quelconque présence sont niées par les deux parties qui, il faut bien le souligner, ont de tout temps soutenu que leur coopération militaire dans la lutte contre le terrorisme est étroite. Vu le niveau atteint par la coopération sécuritaire entre les deux Etats, l’information donnée par l’hebdomadaire français pourrait donc être vraie ?

 

Il est un fait indéniable que le journal français ne se contente pas de souligner le niveau de cette coopération, mais il semble même en avoir trouvé le prétexte pour glisser d’autres informations aussi graves les unes que les autres, à savoir «la mise sur écoute de toute la région du Sahel, voire même des services de sécurité algériens par 400 militaires américains spécialisés en télécommunications, basés à Tamanrasset». Rien que ça. Car aussi invraisemblable que puisse paraître une telle information, il est surtout à se demander quel serait l’intérêt de publier un tel article après l’enlèvement des 5 Français au Niger par Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) ? L’information intervient, faut-il le souligner, dans un contexte marqué par une crise dans les relations algéro-françaises entre autres concernant l’approche du traitement de l’activité terroriste dans la région du Sahel. Les actions des partenaires des pays de la région impliqués dans la lutte contre AQMI ont toujours charrié des soupçons d’ingérence. 

 

Sources El Watan

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans MANIPULATION ALQAÏDA
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 12:35

 

 

Le dossier Ben Laden de Tony Blair: un prétexte plutôt qu'une preuve

 

Par Chris Marsden et Barry Grey
Le 6 octobre 2001

 

[Cet article a pari initialement en anglais sur le wsws.org à la veille de la campagne de bombardements de l'Afghanistan par les États-Unis. Mais il garde toute sa pertinence aujourd'hui. Le fait qu'ils n'aient réussi à rendre publique la moindre preuve sérieuse pour établir la culpabilité de ceux qui ont été désignés comme boucs émissaires a une énorme signification. Cela montre que ces gouvernements ont saisi la tragédie du 11 septembre comme prétexte pour appliquer un programme international qui depuis longtemps se trouvait en gestation.]

Le document présenté au Parlement britannique le 4 octobre par le premier ministre Tony Blair a été salué par les médias comme la preuve qu'Oussama Ben Laden et son réseau Al-Quaida ont préparé et exécuté les détournements d'avions et les attaques de New-York et Washington. En fait, le dossier de Blair est un tissu maladroit d'affirmations n'apportant aucune preuve réelle susceptible d'établir la culpabilité de Ben Laden ou la complicité de ses protecteurs talibans.

Un examen du document montre bien qu'il s'agit d'une tentative pour étouffer l'exigence de preuves quant à la culpabilité de Ben Laden, sans pour autant en apporter et, de ce fait, faciliter aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne le déclenchement d'une guerre contre l'Afghanistan.

La semaine dernière, l'administration Bush manqua à sa promesse de rendre publiques les preuves sur la culpabilité de Ben Laden qu'elle affirmait détenir. Si tout s'était passé comme prévu, il n'y a pas le moindre doute que cette situation aurait perduré et que les bombes auraient déferlé sur l'Afghanistan sans même prétendre avoir fourni les preuves contre Ben Laden et les talibans.

Cependant Bush se vit confronté à l'opposition du Pakistan et des régimes arabes qui craignaient une réaction explosive au cas où les Etats-Unis commenceraient à bombarder un pays musulman sans apporter la moindre preuve concrète justifiant une telle action. Le document présenté par Blair était partie intégrante d'un effort international en vue d'apaiser les alliés indécis des Etats-Unis et leur procurer quelque chose à présenter à leur propre population.

Le dossier commence par l'avertissement suivant: «Ce document ne prétend pas fournir de quoi engager des poursuites judiciaires contre Oussama Ben Laden». Cette reconnaissance est justifiée sur la base que «souvent on ne peut utiliser les services de renseignement pour fournir des preuves, d'une part, du fait des règles strictes de recevabilité et, d'autre part, de la nécessité de protéger la sécurité des sources».

Cette déclaration appelle trois commentaires.

Premièrement, le principe selon lequel une preuve d'un niveau inférieur suffit à justifier une guerre quand elle ne suffirait pas à établir l'innocence ou la culpabilité de quelqu'un dans un tribunal est, pour le moins, douteux. Les conséquences incalculables d'une attaque militaire appellent à fournir des preuves d'un niveau qui ne soit pas inférieur à celui requis dans un procès. Au tribunal, c'est le destin des accusés en tant qu'individus qui est en jeu, tandis que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont sur le point de lancer une campagne militaire dans laquelle la vie d'on ne sait combien de civils innocents est menacée.

Deuxièmement, déclarer que des considérations ayant trait aux services de renseignement interdisent à ceux qui sont sur le point de faire la guerre de présenter les preuves justifiant une telle décision revient à couvrir n'importe quelle action militaire. Même si l'on accepte qu'il est légitime de taire certaines preuves, il n'est pas crédible d'affirmer que par mesure de sécurité aucune preuve concrète ne sera rendue publique. Une telle position équivaut à affirmer le droit d'être à la fois juge, juré et bourreau.

Troisièmement, le document de Blair n'est pas une présentation sérieuse de preuves en ce qu'elle n'a pas le niveau de rigueur d'un acte d'accusation juridique. Il ne comprend pas un seul fait vérifiable de source indépendante qui établisse la culpabilité de Ben Laden, d'Al-Qaida ou des talibans quant aux attaques terroristes du 11 septembre.

La plupart des éléments avancés dans ce document avaient été auparavant annoncés dans la presse. Aucune de ces allégations n'est prouvée. Le lecteur est censé accepter ses affirmations les yeux fermés.

Le document est divisé en trois rubriques principales: la rubrique la plus importante prétend traiter du rôle d'Al-Qaida dans les attaques terroristes du 11 septembre. Elle représente simplement neuf points sur les soixante-dix qui sont soulevés dans le dossier de 15 pages.

Dans une tentative manifeste de masquer le caractère peu solide de cette rubrique essentielle, les auteurs ont rempli la plus grosse partie de ce document avec des pages censées mettre en évidence les implications antérieures d'Al-Qaida dans les attaques terroristes contre les Etats-Unis, en même temps qu'une présentation des origines historiques du réseau Al-Qaida de Ben Laden et du régime taliban.

Dans la section qui traite du 11 septembre, il n'est établi qu'un seul lien apparemment concret entre Al-Qaida et les attaques, l'assertion «qu'au moins trois des dix-neuf pirates de l'air qui avaient été identifiés ont été clairement reconnus comme associés d'Al-Qaida. Un d'entre eux a été identifié comme ayant joué un rôle majeur dans deux attaques: celle contre les ambassades en Afrique Orientale et celle contre le torpilleur américain USS Cole».

Mais cette affirmation soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses. Si l'on connaît l'identité de ces trois personnes, pourquoi ne pas les nommer? Quel dommage cela pourrait-il causer?

Deuxièmement, la description des trois comme «complices d'Al-Qaida» est tellement imprécise et tellement vague qu'elle en perd tout sens. Le document admet qu'Al-Qaida est une organisation peu structurée et qu'elle est constituée de nombreux réseaux différents. Même si les trois pirates de l'air étaient d'une certaine façon reconnus comme ayant des liens avec Al-Qaida, ceci ne prouverait pas en soi qu'Al-Qaida ou que Ben Laden personnellement aurait planifié ou ordonné les attentats du 11 septembre. Enfin, le document affirme seulement qu'il existe des preuves de liens entre les trois pirates et Al-Qaida sans vraiment en avancer de preuve concrète.

L'administration Bush, en particulier, avance en terrain miné quand elle parle de façon inconsidérée de «liens» entre Ben Laden, les associés de Ben Laden et diverses autres personnes. C'est le Wall Street Journal qui a rapporté dans un article du 27 septembre, qu'il existait des liens prouvés entre des figures de proue du Parti Républicain comme, par exemple, l'ancien président et père de George W Bush et la famille Ben Laden.

Le Journal écrivait: «Parmi ses vastes intérêts financiers, le richissime clan saoudien - qui prétend être brouillé avec Oussama - investit dans un fonds mis en place par le Carlyle Group, une banque d'affaires de Washington bien implantée, et qui se spécialise dans le rachat de sociétés d'armements et de l'aérospatiale.

«De par ces investissements et ses liens avec la famille royale saoudienne, la famille Ben Laden a pu faire la connaissance de certains des plus grandes figures du Parti Républicain. Au cours des dernières années, l'ancien Président Bush, l'ancien Secrétaire d'Etat, James Baker et l'ancien Ministre de la défense Frank Carlucci, ont fait un pélerinage au quartier général de la famille Ben Laden, à Djeddah, en Arabie Saoudite.»

En ce qui concerne les événements du 11 septembre, le document reproduit d'autres affirmations selon lesquelles Ben Laden en personne a déclaré peu avant le 11 septembre qu'il préparait une attaque importante contre l'Amérique et qu'il demandait à des associés proches de rejoindre l'Afghanistan pour le 10 septembre et, en avançant que «depuis le 11 septembre, nous savons qu'un des associés les plus proches et les plus anciens de Ben Laden était responsable de la préparation détaillée des attentats.»

Une fois de plus le nom d'un homme considéré comme étant au sommet de l'organisation de Ben Laden n'est pas livré et à propos duquel on avance qu'il est directement responsable de l'attaque terroriste. Pourquoi ?

Vient ensuite une affirmation révélatrice: «Il existe des preuves mettant clairement en évidence la culpabilité de Ben Laden et de ses associés mais celles-ci étant beaucoup trop sensibles pour être révélées.»

Que les auteurs de ce document en soient conscients ou non, cette phrase revient à admettre tacitement que les auteurs n'ont rien pu produire de «concret» qui puisse prouver le rapport entre Ben Laden et les attentats du 11 septembre.

Les preuves concernant les attentats terroristes précédents sont à peine plus concluantes. Des noms et des incidents sont cités à propos d'un certain nombre d'attentats très importants, mais ceux-ci ont été recueillis à l'occasion de témoignages lors des procès de certains accusés produits sous une pression extrême.

Afin de combler les vides évidents, l'affirmation suivante est avancée dans un long préambule traitant de l'histoire d'Al-Qaida: «Oussama Ben Laden a revendiqué les attentats contre les soldats américains en Somalie en octobre 1993, qui ont tué 18 personnes, les attentats d'août 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie qui ont tué 224 personnes et en blessant près de 5 000, et qui furent mis en relation [sic] avec l'attentat contre le torpilleur USS Cole, le 17 Octobre 2000, au cours duquel 17 membres d'équipage ont trouvé la mort et 40 autres ont été blessés.»

Rien de la sorte n'a jamais été admis et le document ne s'y réfère pas. Au lieu de cela, l'attention du lecteur est dirigée vers différentes déclarations anti-américaines et certains commentaires de Ben Laden soutenant des attentats terroristes.

(Il est tout à fait déplacé d'y inclure l'attaque contre les soldats américains en Somalie. On ne peut considérer cet événement comme une attaque terroriste, vu que les Somaliens qui y avaient pris part s'opposaient à des soldats américains et pas à des civils, et leur résistance faisait partie d'une lutte contre l'occupation de leur pays par l'armée américaine. En outre, les troupes américaines avaient participé à une action agressive pour emprisonner les officiels somaliens qui s'étaient trop écartés des plans américains.)

Les éléments concrets qui sont présentés dans le document ne plaident pas pour l'affirmation que Ben Laden a revendiqué les attentats terroristes évoqués. Quand Ben Laden a été interviewé par le magazine Time sur les attaques à la bombe des ambassades américaines à Nairobi, Kenya et à Dar es-Salam, en Tanzanie, il n'a ni confirmé ni infirmé son implication. La réponse citée n'est autre chose que la répétition de sa fatwa, suivie par la déclaration: «Notre travail consiste à appeler à l'action et, par la grâce de Dieu, nous avons fait cela et certaines personnes ont répondu à cet appel.» Quand on lui a demandé s'il connaissait les terroristes, Ben Laden les a simplement appelés «de vrais hommes». Même si ces affirmations sont regrettables, elles ne constituent pas un quelconque aveu de responsabilité.

Au point 51, le rapport note l'existence de documents dans lesquels un groupe sans rapport avec Ben Laden, l'Armée islamique pour la libération des Lieux Saints, revendique la responsabilité des attentats contre les ambassades en Afrique orientale. Le rapport Blair écarte simplement cette information inopportune en prétendant que l'organisation est «imaginaire».

Dans ce rapport, une assertion rend douteuse sa référence aux besoins sécuritaires pour justifier l'omission de preuves concrètes. Au point 14, le rapport avance que le gouvernement américain a livré aux talibans «bien avant le 11 septembre 2001» des preuves de la culpabilité d'Al-Qaida pour avoir orchestré les attentats contre les ambassades en Afrique orientale.

Si le gouvernement américain considérait qu'il pouvait fournir des renseignements confidentiels aux talibans, qu'ils accusent maintenant de financer une internationale de l'assassinat, comment peut-il invoquer aujourd'hui la nécessité de secret et de protections des sources pour justifier la dissimulation de preuves capitales à son propre peuple et au reste du monde ?

Du point de vue politique, la partie la plus significative du rapport de Blair est la section qui se propose d'exposer les origines historiques d'Al-Qaida et du régime des talibans. Ce court résumé de l'histoire, en passant certains points sous silence, met en évidence des faits délicats que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont bien décidés à éclipser parce qu'ils révèlent la responsabilité politique des gouvernements qui se sont succédés à Washington et à Londres de la montée de Ben Laden et des talibans, et de la propagation du mélange réactionnaire de nationalisme et d'obscurantisme religieux incarnés par ceux-ci dans toute l'Asie Centrale et dans tout le Moyen-Orient.

Le document prend comme point de départ l'année 1989 où, est-il prétendu, Ben Laden et d'autres personnes ont fondé Al-Qaida. Les auteurs d'une manière commode passent sous silence toute référence à la précédente décennie, pendant laquelle la CIA américaine avec l'aide du SAS (Special Air Service) britannique, ont fondé, entraîné et armé les moudjahidins, comme élément du conflit de la Guerre froide contre l'Union Soviétique qui avait envahi l'Afghanistan en 1979 et qui s'en était retirée dix ans plus tard. Parmi les personnes avec lesquelles les Américains ont collaboré pour ébranler l'influence soviétique, figurait Oussama Ben Laden.

C'est l'histoire vraie, sans la connaissance de laquelle il est impossible de comprendre la destruction des forces politiques laïques en Afghanistan et la montée soudaine au premier plan des talibans, dont les racines idéologiques et politiques se trouvent dans les groupes de moudjahidins qui ont été alimentés et soutenus par les Etats-Unis. (Les liens entre les Etats-Unis et les talibans ont été démontrés par le support tacite et initial de Washington pour le régime taliban quand ceux-ci ont pris le pouvoir en 1996).

Si, après trois semaines et demie, tout ce que l'on peut présenter au public est ce ramassis d'affirmations non prouvées et de falsifications de l'histoire, seules deux explications possibles peuvent en résulter.

Soit le gouvernement américain ne dispose d'aucune preuve de lien direct entre Oussama Ben Laden, les talibans et les attentats du 11 septembre, soit il ne peut en révéler la preuve car l'information impliquerait d'une façon ou d'une autre des personnes ou des organisations ayant un lien avec les services de renseignement des Etats-Unis ou ceux d'un état allié.

En exposant le caractère frauduleux de ce document, le World Socialist Web Site n'est en aucun cas motivé par la volonté de protéger Ben Laden ou les talibans, ou d'affirmer leur innocence en ce qui concerne les attentats du mois dernier. Il se pourrait très bien qu'ils soient complices des attaques. Leur politique et leurs méthodes sont profondément réactionnaires et contraires aux intérêts de la classe ouvrière et à ceux des masses opprimées du Moyen-Orient, d'Asie Centrale et de toute autre partie du monde.

Mais, notre rejet de l'intégrisme musulman et du terrorisme ne diminue en aucun cas notre opposition aux gouvernements américain et britannique et à leur programme militariste. Le fait qu'ils n'aient réussi à rendre publique la moindre preuve sérieuse pour établir la culpabilité de ceux qui ont été désignés comme boucs émissaires a une énorme signification. Cela montre que ces gouvernements ont saisi la tragédie du 11 septembre comme prétexte pour appliquer un programme international qui depuis longtemps se trouvait en gestation.

Ils recherchent à déclencher une psychose de guerre pour pouvoir poursuivre des buts géo-stratégiques dans les régions pétrolifères du Moyen-Orient et d'Asie Centrale d'une manière qui aurait été politiquement impensable avant le 11 septembre.

Voir aussi :

Sources WSWS

Posté par Adriana Evangelizt

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