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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 14:15

Un vieil article pour se remettre les choses en mémoire... le père de Bashar Al-Assad voulait faire la paix avec Israël... 

 

Les Etats-Unis relancent les pourparlers israélo-syriens



Par Jean Shaoul

 
(traduit de l'article anglais paru le 16 décembre 1999)


Le président Bill Clinton a invité à Washington le ministre syrien des affaires étrangères, Farouk El Chareh, et le premier ministre israélien, Ehoud Barak, pour une réunion de deux jours en vue de médiatiser un accord entre les deux pays. Ceci est considéré par les Etats-Unis et par les puissances occidentales en général, comme une étape charnière pour officiellement mettre un terme aux hostilités entre Israël et les régimes arabes et pour stabiliser les relations économiques et politiques dans l'ensemble du Proche-Orient.

Clinton avait annoncé la semaine passée, à la surprise générale, la reprise des entretiens entre la Syrie et Israël après leur échec il y a près de quatre ans. Il s'était déclaré confiant quant à la concrétisation d'un accord dans les prochains mois.

La réunion à Washington est le résultat de l'entremise personnelle du président américain. C'est la première fois que la Syrie accepte de participer à des négociations à un si haut niveau avec Israël, son ennemi numéro un, qui occupe le plateau du Golan syrien depuis la guerre des « six jours » en 1967. Farouk El Chareh a déclaré qu'un accord de paix avec Israël était envisageable d'ici quelques mois. Ceci, ajouta-t-il, ouvrirait également la voie à un accord entre Israël et le Liban dont Israël occupe une partie du territoire depuis 1978.

En cherchant à mettre un terme à un certain nombre de conflits de longue date dans le Proche-Orient, les Etats-Unis essaient de consolider leurs intérêts géopolitiques dans cette région stratégique du monde.

La réunion avait été précédée à la fois par une période de négociations intenses entre plusieurs interlocuteurs influents de la région et par des réunions secrètes entre la Syrie et Israël à Aqaba en Jordanie. La secrétaire d'Etat américaine Madeleine Albright s'était rendue la semaine dernière à Damas pour une visite de deux jours après une tournée d'un certain nombre de capitales du Proche-Orient, y compris Beyrouth où la Syrie donne le ton. Il s'agissait de la première visite officielle américaine depuis que la caserne des Marines américains avait été l'objet d'un attentat à la bombe en 1983. La Syrie avait préalablement envoyé aux Etats-Unis une délégation commerciale comprenant une quinzaine de membres dans le but de promouvoir les relations commerciales entre les deux pays et ce pour la première fois depuis plus de vingt ans.

En octobre, le premier ministre israélien Barak s'était rendu en Turquie pour discuter des dossiers de la défense et de l'eau. Sa visite avait été précédée par des réunions entre la Syrie et la Turquie, dont les relations avec ses voisins arabes sont depuis longtemps fort tendues. Font partie du litige, la revendication de la Syrie de la province turque Hatay et le soutien qu'elle donne aux séparatistes kurdes, ce qui avait entraîné l'année dernière les menaces de la Turquie d'envahir la Syrie. Le projet turc de construire pour 32 milliards de dollars 22 barrages sur l'Euphrate et le Tigre devrait priver la Syrie d'une grande partie de son approvisionnement en eau. L'expulsion, l'année dernière, par Damas d'Abdullah Ocalan, le dirigeant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) diminua les tensions quant à la question kurde.

Bien que depuis des années la Syrie persiste à dire que le plateau du Golan ne pourrait être reconquis que par la force, il règne de fait une paix générale depuis 1973. Après que l'Egypte, suivie plus tard de la Jordanie, se soit réconciliée avec Israël, il n'était plus question pour la Syrie de faire cavalier seul.

Il existe plusieurs points primordiaux dans les pourparlers israélo-syriens:

* Le plateau du Golan: les Syriens ont exigé que les Israéliens se retirent du Golan et les mêmes frontières qu'avant 1967. Cette région comprend quelque 750 km2 de territoires que peuplent 17.000 colons israéliens et un nombre similaire de villageois druzes. Il s'agirait donc d'évacuer les colons israéliens et de donner à la Syrie accès au lac de Tibériade, la principale source d'eau d'Israël. Avant que les pourparlers n'échouent en 1995, le premier ministre de l'époque, Itzhak Rabin, avait accepté verbalement ces concessions s'il obtenait en échange un accord de paix et des arrangements sur la sécurité. Le principal obstacle à toute relance des négociations a toujours été la question de l'ampleur du retrait israélien. Les sondages donnent 75 pour cent des Israéliens comme étant opposés à un retrait total.

* Les dispositifs de sécurité: l'importance stratégique du plateau du Golan pour Israël est très limitée; l'armée israélienne qui défend le Golan a derrière elle une pente raide, alors que les forces syriennes descendant le plateau du Golan seraient exposées aux fusils israéliens. Ce que les Israéliens désirent, c'est pouvoir garder leurs stations radar sur le Mont Hermon. Selon des articles récents de la presse israélienne, les Syriens pourraient accepter que des forces américaines contrôlent ces stations radar. Selon une citation attribuée à l'ancien premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le président syrien Assad aurait secrètement accédé à sa demande que les Israéliens gardent leur contrôle sur le Mont Hermon.

* Le Liban: Barak avait fait la promesse électorale de retirer les forces israéliennes qui occupent le Liban sud d'ici le 7 juillet de l'année prochaine. Depuis 1985, Israël occupe une «zone de sécurité» de 11 miles pour garantir la défense de ses frontières septentrionales contre les attaques du Hezbollah, un groupe chiite musulman soutenu par le Liban et qui se bat pour déloger Israël du Liban. Toutefois, sans un accord préalable avec la Syrie qui compte 35.000 soldats en stationnement dans la Bekaa, un retrait unilatéral du Liban aurait pour conséquence un vacuum de pouvoir et, selon des porte-parole gouvernementaux et militaires, rendrait Israël vulnérable aux attaques du Hezbollah. L'armée libanaise, à elle seule, est incapable de contrôler le sud. Bien que la Syrie puisse jouer ce rôle, sans une entente exhaustive, Israël ne le permettra pas. De ce fait la question du Liban est une pièce cruciale de cette mosaïque très complexe.

Une telle entente signifierait que la Syrie et le Liban devraient faire la police dans les camps de réfugiés palestiniens du Liban sud, bases d'opération du Hezbollah. Le Hezbollah s'oppose aux accords «Territoires contre Paix» conclus entre Yasser Arafat et Israël et qui ne tiennent pas compte des réfugiés; le Hezbollah a procédé à plusieurs tirs de roquettes contre Israël à partir des camps de réfugiés. Jusqu'à récemment les ravitaillements en armes au Hezbollah en provenance de l'Iran transitaient par Damas. Mais, à en croire la presse israélienne, ils contourneraient à présent la Syrie et se dirigeraient directement vers Beyrouth, ce qui laisserait penser qu'Assad aurait supprimé son aide au Hezbollah.

Le Liban et la Syrie ont promis de collaborer étroitement lors de négociations et il est prévu qu'une délégation libanaise rejoindra des négociations supplémentaires après la conclusion de la première série de négociations entre Israël et la Syrie. Un accord entre la Syrie et le Liban isolerait les adversaires palestiniens d'Israël tout en facilitant la tâche à Israël pour consolider ses rapports avec Arafat. Il en résulterait pour la Syrie un contrôle plus grand sur le Liban qui, tout comme la Palestine, avait autrefois sous le règne ottoman, fait partie de la Syrie. L'Iran, risquant de perdre une part considérable de son influence dans la région serait également sous pression. Le Hezbollah a déjà annoncé des raids supplémentaires contre Israël dans le but de miner les négociations du Proche-Orient.

* L'eau: C'est l'eau et non le terrain qui se trouve au centre des débats entre la Syrie et Israël. Le plateau du Golan livre plus de 12 pour cent des ressources en eau d'Israël. Selon le quotidien El Hayat, les Etats-Unis auraient eu gain de cause auprès d'Ankara en l'incitant à négocier avec Damas un accord final réglementant les ressources en eau de l'Euphrate entre la Turquie et la Syrie. La construction éventuelle d'un pipe-line sous la mer a également été envisagée pour acheminer l'eau vers Israël.

* La normalisation diplomatique et l'ouverture des frontières: Au coeur du processus de paix du Proche-Orient se trouvent les efforts pour établir des relations diplomatiques normales et faciliter le libre échange des capitaux, de l'industrie et du commerce. Le conflit israélo-arabe qui dure depuis 50 ans a désagrégé les relations économiques dans une région qui, autrefois sous le règne ottoman, ne formait qu'une seule province. Ces conflits constituent des barrières à tout commerce et investissement, barrières que les groupes et les banques multinationales aimeraient voir disparaître.

A la bourse israélienne les cours ont grimpé de 4 pour cent en anticipation d'une reprise du commerce et des investissements qui suivrait la paix avec la Syrie. Le gouvernement prépare d'ores et déjà des projets en vue de dédommager les 17.000 colons israéliens, dont une partie est hostile à un retrait.

David Brodet, ancien directeur général au ministère des Finances, a déclaré à la radio israélienne que les aides à la population civile coûteraient entre 3 et 4 milliards de dollars et la reconstruction des installations militaires devrait également s'élever à plusieurs milliards de dollars. Compte tenu qu'Israël se trouve dans l'incapacité de payer, l'on s'attend à ce que les Etats-Unis se chargeront de régler la note comme ils l'avaient déjà fait après Camp David et les accords de Wye. Cet état de fait est primordial pour que Barak obtienne une majorité lors du référendum qui est projeté en cas d'obtention d'un accord avec la Syrie.

Hafez El Assad, âgé de 69 ans, se trouve à la tête de la Syrie depuis 1970 et tient beaucoup à obtenir un arrangement avec Israël. Sa santé déclinant, il souhaite récupérer le plateau du Golan que la Syrie avait perdu du temps où il était ministre de la Défense, et, ce faisant, affermir sa propre position tout comme la succession de son fils Bahar à l'encontre d'une faction alliée à l'Iran.

La relâche de l'économie syrienne a miné le soutien politique d'Assad. L'effondrement de l'Union soviétique a également été un coup sévère. La production, les réserves et les revenus pétroliers ont diminué, et l'aide étrangère provenant d'autres pays arabes dont la Syrie était tributaire depuis sa défaite contre Israël en 1973 est tarie.

La croissance par habitant du produit intérieur brut a décliné depuis les années 70 et enregistre un recul depuis ces deux dernières années. Le salaire des ouvriers est à peine de 100 dollars par mois, et la grogne sociale et politique va s'amplifiant.

L'ouverture du marché syrien aux produits manufacturés a entraîné des fermetures d'usines et des pertes d'emplois. En 1991, le régime Baas d'Assad a voté une loi d'investissement pour encourager des investissements privés dans l'économie syrienne, dominée par des entreprises d'Etat. Mais, en raison de l'absence de lois commerciales occidentales et de la libre circulation des capitaux, l'investissement est resté très faible. En début d'année, Assad a fait savoir qu'il entendait modifier la loi de 1991 afin de permettre des investissements étrangers, dans le but de moderniser le système bancaire et d'introduire une nouvelle loi commerciale.

Mais c'est là un exercice délicat. Ces réformes économiques renforceront les élites financières tout en sapant la propre base d'Assad parmi les Baas et les musulmans Alevis; de plus, il encourrait le risque d'avoir de faire face à une opposition des masses chiites qui pourraient voir disparaître leur gagne-pain. Si Assad se déclare prêt à s'entendre avec Israël, ce ne doit être que dans l'espoir de recevoir une aide économique généreuse de la part des Etats-Unis.

La Syrie, tout comme Israël, réalise qu'il lui faut obtenir l'aide de Washington durant le court laps de temps qui reste avant que la campagne électorale des présidentielles américaines n'atteigne sa vitesse de croisière. La recherche d'un tel accord marque un revirement de la politique des Etats-Unis qui se sont longtemps opposés à la Syrie. Il s'agit en effet de la reconnaissance qu'un accord avec la Syrie est une condition préalable à la réorganisation des relations dans cette région et dépasse de loin l'actuel «processus de paix» du Proche-Orient.

Si les Etats-Unis arrivaient à sceller un pacte israélo-syrien, d'autres Etats arabes influents, tel le Maroc, la Tunisie, Oman et Koweït et éventuellement l'Arabie saoudite, seraient également susceptibles de signer des traités de paix avec Israël. Ce qui entraînerait pour l'Iraq, l'Iran, la Libye et le Soudan une sérieuse augmentation des coûts s'ils voulaient maintenir leur opposition. De plus, cela permettrait d'apaiser les tensions entre la Turquie et la Syrie tout en déblayant le terrain pour un accord israélo-palestinien.

Le Nixon Center Bulletin (27 juillet 1999) écrivait à ce propos: «Pourquoi les Etats-Unis accordent-ils une si grande attention à cet accord? Pour la simple raison que les Etats-Unis ont encore des intérêts stratégiques majeurs dans cette région et qu'ils dépassent de loin le conflit israélo-arabe. Aussi longtemps que la Syrie, Israël et les Palestiniens se querellent, l'influence politique des Etats-Unis dans l'ensemble de la région du Golfe est amoindrie, ce qui profite à leurs adversaires en Iraq et en Iran. Une fois le problème israélo-arabe résolu, il sera plus facile de venir à bout de ces deux Etats. Une 'paix' intégrale conférera aux Etats-Unis des fondements plus solides à partir desquels ils pourront défendre leurs intérêts et appuyer leurs amis. »

Le Bulletin soulignait par ailleurs que «les conséquences d'une telle paix font l'objet de débats intenses dans différentes capitales telles, Téhéran, Ankara, Le Caire et Islamabad.»

 

SOURCES WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans SYRIE
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 23:48

Les services secrets et l'Armée Russe soutiennent Damas parce qu'ils savent très bien que ce ne sont point des Syriens qui font la Révolution, mais des brigades de la Mort salafistes payées et armées par les USA, le Qatar, l'Arabie Saoudite, et d'autres pays, pour déboulonner Assad comme ils ont déboulonné Saddam Hussein et Kadhafi.

 

Imaginons deux secondes que lorsqu'il y a des manifestations en France, des hordes barbaresques s'immiscent parmi les manifestants et commencent à tout casser. Ce qui est d'ailleurs déjà arrivé. Au vu de ce qui se passe en Syrie et s'est passé en Libye, on ne peut plus douter d'où venaient les casseurs. Bien qu'il y ait une autre "horde" qui ne veut pas notre bien... Le stratagème employé est toujours le même. ON s'incruste et on attend le moment propice pour perpétrer ses ignominies. Puis imaginons, pour continuer sur ce scénario, que ces criminels tuent des français, par balles ou en les égorgeant, et clament haut et fort que ce sont les forces de l'Ordre de françaises qui ont commis ces crimes. Quelle serait la réaction de Hollande et de Fabius ? Bien sûr, ils nieraient avoir commis ces abominations. Mais imaginons toujours qu'une propagande sournoise fasse fi de leurs protestations, comme c'est le cas en Syrie, et continue d'accabler Fabius et Hollande et demande leur départ. Quelle serait, là encore, l'attitude de ces dirigeants ? Est-ce qu'ils seraient contents de ce qui leur arrive ? C'est en se posant de telles questions que l'on peut prendre l'ampleur du drame qui se joue en Syrie.

 

Si Hollande et Fabius continuent à faire les autruches, sciemment, ils pourraient bien connaître le revers de la médaille... parce que ce qui se perpètre ailleurs peut très bien devenir une réalité chez nous.

 

 

 

Pourquoi les services secrets russes soutiennent Damas

 

 

Une source sécuritaire russe explique pourquoi Moscou refuse de laisser tomber le président syrien Bachar Al-Assad.

 

«Nous avons compris», semble dire Poutine 


Une source sécuritaire russe explique pourquoi Moscou refuse de laisser tomber le président syrien Bachar Al-Assad. Cette source révèle des détails de premier ordre sur les tenants et aboutissants de la guerre civile syrienne qui a fait plus de 16 000 morts en un peu plus d’une année. Les explications de cette source montrent que ce qui se passe dans ce pays est loin d’être une simple revendication démocratique, même si le peuple syrien aspire effectivement à la liberté et à la fin d’un régime monolithique suranné, bien que moins archaïque que les monarchies du Golfe qui soutiennent la rébellion armée. 

L’officier des services secrets russes, qui a séjourné récemment en Syrie, indique que le moral des troupes syriennes «n’est nullement atteint» et que l’armée agit selon un plan bien déterminé, la priorité étant donnée actuellement, explique cette source, au « nettoyage des axes qui relient les grandes agglomérations entre elles et des villes frontalières où se trouvent des poches d’insurgés ». Cette tactique permet à l’armée régulière de « maîtriser la situation parfaitement à l’intérieur du pays ». Parallèlement à l’action militaire, le pouvoir en place ouvre la voie du dialogue avec l’opposition interne «qui obtient tout ce qu’elle demande » pour discréditer le Conseil national syrien miné par les dissidences et sujet à des critiques tous azimuts.

Le plan des Etats-Unis en Syrie est voué à l’échec, ajoute l’agent secret russe, qui souligne que la question syrienne est désormais « entre les mains des services secrets et de l’armée russes », deux institutions qui « ont joué un rôle stratégique dans la désignation du président Poutine et qui dictent la politique étrangère du pays ». « Aussi, la guerre qui se déroule en Syrie est-elle perçue par Moscou comme une guerre américaine contre les intérêts directs de la Russie », relève l’officier des services secrets russes, pour qui « les événements de Syrie relèvent de la sécurité nationale russe ». D’où le feu vert du Kremlin à Bachar Al-Assad pour « éradiquer l’opposition armée ». Mais cette démarche est ralentie par la présence des opposants armés au sein de la population prise en otage et qui sert de bouclier. Les pertes en vies humaines et les dégâts subis par les infrastructures sont très élevés, mais « Damas n’a pas le choix », explique encore la source russe : « C’est soit la destruction totale de la Syrie par la CIA à travers les groupes qu’elle arme et dirige à partir d’un PC situé au Liban et appartenant aux services secrets jordaniens, soit une guerre sans merci pour faire échec au plan américain quels que soient les dégâts collatéraux. » 

A la question : « Les insurgés sont-ils des révolutionnaires ? », la source répond que ce qui arrive en Syrie est une aberration : « Est-il imaginable que des Palestiniens de Ghaza demandent l’intervention de l’armée israélienne pour les libérer du gouvernement Hamas ? » s’est-elle interrogée, sceptique. Parlant de l’armée syrienne, la source russe signale qu’aucun bataillon ne s’est retourné contre la hiérarchie militaire et qu’aucun soldat n’a retourné son arme contre ses camarades

La source russe rapporte également que les Américains ont balancé 30 000 hommes armés syriens et étrangers pour mener une offensive contre la capitale Damas, mais l’opération a échoué. Ces hommes sont répartis entre plusieurs villes syriennes, mais le plus gros des effectifs se trouvent à Douma (12 000 hommes). Les Etats-Unis ont définitivement perdu la bataille de Damas, affirme enfin l’officier russe. 

Source : algeriepatriotique

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

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Published by Adriana Evangelizt - dans SYRIE
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 15:10

Excellent article de John Pilger qui pointe du doigt la manipulation de l'Histoire et de la Vérité pour camoufler des crimes sordides et leur donner de jolis noms dans le seul but de transformer les monstruosités commises en actes héroïques.

 

Nous en avons le cas avec Obama qui fait du révisionnisme avec la Guerre du Viet-Nam. Ainsi, est-il prouvé que l'Agent Orange contient de la dyoxine, poison aussi dangereux que le nucléaire puisqu'il cause morts foetales, fausses couches, mutation de l'ADN, et cancers. Le nom de Code attribué aux déversements de dizaines de milliers de tonnes sur les malheureux vietnamiens était HADES, nom du dieu Grec associé au Royaume de la Mort. Ceci nous prouve déjà que les criminels qui gouvernent ce monde ne choisissent pas leurs "noms d'opérations" à venir, au hasard. Ils savaient donc très bien que leur pluie "orange" allait semer mort et dévastation. Et, en effet, 4,8 millions des victimes sont des enfants. Eh bien, pour Obama, il n'y a pas eu d'agent orange, pas de massacres et pas de défaite non plus ! Pour lui, c'est "une des histoires les plus extraordinaires de bravoure et d'intégrité de l'histoire de l'armée américaine".

 

Nous avons pu, effectivement, nous rendre compte de la moralité et de l'intégrité de l'armée américaine dans de nombreux points du globe, notamment en Irak où les prisonniers d'Abou Graib servaient de "sex-toys" aux détraqués censés les interroger. Ou bien en Afghanistan où tortures et viols ne se comptent plus. Et ne parlons pas de Guantanamo qui est le summum de la barbarie technologique pour briser la résistance d'êtres humains dont le seul tort, pour la plupart, avaient été de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Des membres soit-disant d'Al Qaïda !

 

Mais tous les jihadistes d'Al Qaïda n'ont pas le même traitement de sort. Ainsi ceux qui ruinent la Syrie et assassinent son Peuple sont armés et financés par de nombreux pays dont la France, Israël et les Etats-Unis. Et si nous affirmons cela, c'est parce que diverses armes en provenance de ces pays ont été saisies par l'Armée Syrienne. Nous possédons des videos prouvant ce fait. Et nous les poserons.

 

Pourquoi ces pays financent-ils et arment-ils ces terroristes sanguinaires en Syrie alors que l'on nous bassine à longueur d'année avec la "guerre au terrorisme" ?

 

Pourquoi permet-on à ces tueurs salafistes wahhabites et mercenaires sans foi ni loi de détruire un pays afin d'abattre son chef en lui collant sur le dos les crimes atroces perpétrés par ces individus ignobles qui ne se complaisent qu'à assassiner d'une façon horrible ?

 

Pourquoi leur permet-on de poser sur Youtube, et ailleurs, les videos de leurs actions inhumaines, y compris des voitures piégées destinées à perpétrer des attentats en Syrie ? Si vous ou moi faisions cela, nos chaînes seraient immédiatement fermées sur les plateformes de videos, mais nous pourrions également être arrêtés et accusés de terrorisme. Il y a là quelque chose qui cloche.

 

Ceci prouve que ces terroristes abominables sont couverts par des instances supérieures et que tout leur est permis, y compris d'ASSASSINER, puis d'exhiber leurs ignominies sous couvert d'une "révolution" en Syrie. Mais ceci, malheureusement, n'est pas une révolution, mais bel et bien l'ingérence d'éléments étrangers très dangereux dans ce pays Souverain, dans le seul but d'abattre un chef d'Etat dont les manipulateurs veulent se débarrasser pour avoir la place libre et attaquer l'Iran.

 

Combien de crimes nos infâmes dirigeants vont-ils nous coller sur le dos ?

 

Pour la Plupart, les Peuples sont malheureusement aveugles et aveuglés par la propagande mensongère non seulement des tireurs de ficelles, mais également des medias presstitués à leur régime. Mais pourtant, il faut bien prendre Conscience de ceci : les crimes commis EN NOTRE NOM rejaillissent sur nous. Et, un jour, nous en paierons le PRIX FORT. Voilà pourquoi nous répétons sans cesse : SOUVENONS-NOUS de ce qui est arrivé au Peuple Allemand. Croyez-vous qu'ils étaient tous adeptes du Nazisme ? Ce serait grandement se leurrer que de croire cela. Mais lorsque les bombes ce sont abattues sur l'Allemagne, et plus particulièrement sur Dresde, des dizaines de milliers d'innocents sont tombés avec les coupables.

 

Et pourquoi ceci ne nous arriverait-il pas à nous si nous choisissons le mauvais camp ? Parce qu'au rythme où vont les choses, il n'est pas difficile de comprendre où veulent nous mener les belligérants. A une guerre mondiale. Une guerre qui opposerait qui à qui ? Les pays de l'OTAN d'un côté et la Russie et la Chine de l'autre.

 

Par la faute de nos gouvernements, nous nous trouverions acculés à une menace peut-être pire que le nazisme. Nous ne pensons pas que les Chinois soient des rigolos lorsqu'ils envahissent un pays. Les Russes non plus cela va de soi. Mais pourtant ces deux nations sont dans leur droit le plus absolu puisqu'elles ont voulu empêcher la guerre des Occidentaux qui ne veulent pas la Paix. C'est donc nous qui serions en tort. Or, il est clair et net que si cela arrivait, nos dirigeants actuels, ainsi que le précédent sous la houlette de Sarkozy, nous auraient mené à une situation tragique par leurs décisions criminelles.

 

Nous avons déjà plus de 40 000 morts sur la Conscience en Libye depuis la chute de Kadhafi qui n'avait pas à être assassiné comme il l'a été. Imaginons que Bush, Cheney, et toute leur clique, aient subi le même sort, ou celui de Saddam Hussein. Quel tollé cela aurait été ! Mais à ces 40 000 victimes, ils s'en ajoutent tous les jours. Car les Islamistes qui font la Loi là-bas en assassinent à chaque heure qui passe. Voilà la Démocratie que Sarkozy a voulu pour la Libye. La démocratie "salafiste wahhabite" tout droit venue d'Arabie Saoudite, qui fait que l'on coupe une main au voleur, non sans l'avoir fouetté et torturé auparavant. Que l'on coupe les sexes aux violeurs et les seins aux femmes désobéissantes ou adultères. Nous avons les témoignages de ceci.

 

Peut-on dire que de tels actes se situent dans le Progrès ? Ou bien cela nous ramène-t-il aux heures les plus sombres de l'Obscurantisme ? A dire vrai, même Attila ne se comportait pas de la sorte. Ces tueurs sanguinaires ne sont bons qu'à massacrer et à se vautrer dans le Sang dont ils se repaissent comme les Adeptes de Moloch qu'ils sont. On ne peut pas dire autre chose de ces assassins qui immolent leurs victimes comme des moutons, en les égorgeant et en criant Wallah Wakhbar ! Dieu a-t-il jamais demandé cela ?

 

Dieu, tel qu'il doit être compris, ne peut en aucun cas être associé à de tels actes. La Secte Salafiste Wahhabite a dévoyé les textes du Coran et nuit grandement non seulement à tous les Musulmans du monde, mais également à l'Humanité toute entière.

 

Il est de notre Devoir de combattre cette idéologie criminelle mais également ceux qui la véhiculent et qui, au nom du Jihad, la mettent en pratique en coupant la gorge à des innocents en Syrie ou ailleurs. Que nos dirigeants puissent se commettre avec de tels énergumènes, les financer, les armer, couvrir leurs crimes sordides pour destituer un Chef d'Etat nous fait dire qu'ils ne valent pas mieux qu'Hitler.

 

Parce que comme lui, ils envahissent des pays en prenant comme excuse la propagande humanitaire, mais qui financent ces hordes ? D'où vient l'argent ? Des contribuables français, anglais, américains, turcs, etc. C'est-à-dire que nous participons aux crimes commis par ces barbares associés à Al Qaïda.

 

C'est de ceci qu'il faut prendre Conscience. Et le refuser. Nous devons nous démarquer totalement des actions horribles dont nous rendent coupables les dirigeants de notre pays. Nous ne pouvons pas faire comme les Allemands, nous taire et subir. Parce que dans le Futur, tous ces crimes nous retomberons sur le dos. On nous en rendra coupables. Ici ou ailleurs. La Loi de Cause à Effet n'est pas quelque chose d'irréel. Chaque fois qu'un innocent tombe en Syrie ou ailleurs par la faute de notre gouvernement, nous en sommes responsables. Ne rien dire, c'est être complice.

 

Nous savons bien que nombre de gens ignorent tous ces faits, mais nous allons poser en suivant tout un tas d'articles et de videos pour que tout le monde comprenne bien le tragique scénario dont est victime la Syrie, mais également la Libye, l'Irak, l'Afghanistan, le Yémen, le Mali, la Côte d'Ivoire, la Tunisie, l'Egypte, pour ne citer que quelques Nations, et les répercussions que cela pourrait avoir sur nous, Peuple de France. L'Effet Boomerang pourrait être plus dévastateur que l'on ne le croit. Et ne pas PRENDRE CONSCIENCE de ceci, c'est NOUS CONDAMNER à finir comme les innocentes victimes syriennes.

 

Parce que là, psychologiquement, tous les biens pensants qui nous dirigent et nous privent de notre Libre-Arbitre et de notre Faculté à Penser, sont en train de préparer la Destruction de la Syrie, comme ils ont exécuté celles de l'Irak et de tant d'autres pays qui ne demandaient rien à personne.

 

La Feuille de Route de Hollande et Fabius n'est pas la nôtre. Personne ne doit être torturé ou mourir EN NOTRE NOM !

 

Nous nous démarquons de ces ACTES SORDIDES. ASSASSINER quelqu'un pour faire avancer un projet belliqueux, c'est ASSASSINER NOTRE CONSCIENCE ET PERDRE NOTRE ÂME ! Si les membres de ce gouvernement veulent perdre les leurs, cela les regarde. Mais SANS NOUS !

 

 

 

L'histoire est l'ennemi alors que de brillantes opérations de guerre psychologique deviennent l'information

 

 

 

par John Pilger

 

 

En arrivant dans un village du sud-Vietnam, je remarquais deux enfants qui étaient des témoignages vivants de la plus longue guerre du XXème siècle. Leurs terribles difformités étaient familières. Tout le long du fleuve Mékhong, là où les forêts étaient pétrifiées, de petites mutations humaines vivaient du mieux qu'elles le pouvaient.

Aujourd'hui, à l'hôpital pédiatrique Tu Du de Saïgon, un ancien bloc opératoire est connu sous le nom de "musée" et de manière non-officielle comme le "musée des horreurs". Cette pièce a des étagères où se tiennent de grands bocaux en verre contenant des fœtus grotesques. Pendant l'invasion du Vietnam, les Etats-Unis ont pulvérisé un puissant herbicide sur la végétation et les villages afin de "retirer sa planque à l'ennemi". Ceci était l'agent orange, qui contient de la dioxine, un poison si puissant qu'il cause mort fœtale, fausses-couches, dégâts chromosomiques et cancers.

En 1970, un raport du sénat américain révéla que "les Etats-Unis avaient déversé (sur le sud-vietnam) une quantité du produit toxique équivalent en volume à 3kg de la substance par personne de la population, ceci incluant femmes et enfants". Le nom de code de cette opération à coup d'arme de destruction massive, l'opération Hades, fut changé en un nom plus amical: Operation Ranch Hand. Il est estimé aujourd'hui que 4,8 millions des victimes de cet agent orange sont des enfants.

Len Aldis, secrétaire de la société de l'amitié anglo-vietnamienne, est revenu récemment du Vietnam en possession d'une lettre à délivrer au Comité Olympique International de la part de l'Union des Femmes Vietnamiennes. Le président de l'union, Nguyen Thi Thanh Hoa, y décrit "les sévères difformités congénitales (causées par l'agent orange) de génération en génération". Elle demande au COI de reconsidérer sa décision d'accepter comme sponsor officiel la compagnie Dow Chemical, qui fut une des compagnies responsables de la production du poison et qui a refusée de compenser les victimes.

Aldis a délivré la lettre personnellement au bureau de Lord Coe, le président du comité organisateur des JO de Londres. Il n'a eu aucune réponse. Quand Amnesty International mit en lumière le fait qu'en 2001 Dow Chemical acheta "la compagnie responsable de la terrible fuite de gaz de Bhopal en Inde en 1984, qui tua de 7 000 à 10 000 personnes immédiatement et environ 15 000 les vingt années qui suivirent", David Cameron décrivit Dow comme "étant une entreprise réputée". Santé à tous donc, lorsque les caméras balaieront les décors valant 7 millions de Livres britanniques qui habillent le stade olympique: le produit d'un "contrat" de 10 ans entre le COI et un tel destructeur réputé.

L'histoire est enterrée avec les morts et les déformés du Vietnam et de Bhopal. Et l'histoire est l'ennemi. Le 28 Mai, le président Obama a lancé une campagne de falsification de l'histoire de la guerre du Vietnam. Pour Obama, il n'y a pas eu d'agent orange, pas de zones de tirs libres, pas de tirs au lapin, pas de couverture des massacres, pas de racisme rampant, pas de suicides (alors que plus d'Américains se sont suicidés que ne sont morts durant la guerre), pas de défaites aux mains d'une armée de résistance levée d'une société apauvrie. Ce fut, a dit Mr Prometteur de beaux jours, "une des histoires les plus extraordinaires de bravoure et d'intégrité de l'histoire de l'armée américaine".

Le lendemain, le New York Times publiait un long article documentant comment Obama sélectionne personnellement les victimes de ses attaques de drones de par le monde. Il fait cela les "Mardis de la terreur" quand il parcourt les noms d'une "kill list", certains étant des adolescents, incluant une "fille qui fait bien plus jeune que ses 17 ans". Beaucoup sont inconnus ou simplement d'âge militaire. Guidés par des "pilotes" assis devant un écran ordinateur à Las Vegas, les drones tirent des missiles Hellfire (NdT: qu'on peut traduire par "feu de l'enfer"), qui pompent l'air des poumons et pulvérisent leurs victimes. En Septembre dernier, Obama a tué un citoyen américain, Anouar El-Alaki, sur la simple rumeur qu'il incitait au terrorisme. "Celui-là est facile", a t'il été dit de sa déclaration par ses aides alors qu'il signait l'arrêt de mort de l'intéressé. Le 6 Juin, un drone a tué 18 personnes dans un village d'Afghanistan incluant des femmes et des enfants ainsi que des personnes âgées qui célébraient un mariage.

L'article du New York Times n'était pas une fuite ou un exposé. C'était une pièce de relation publique, de propagande, créée par le gouvernement Obama pour montrer à quel point le "commandant en chef" peut-être un dur à cuire dans une année électorale. S'il est réélu, la marque Obama va continuer à servir docilement les riches et puissants, à poursuivre ceux qui disent la vérité, à menacer les nations, à disséminer des virus informatiques et à assassiner des gens tous les Mardis.

Les menaces contre la Syrie, coordonnées depuis Washington et Londres, marquent un nouveau sommet de l'hypocrisie. Contrairement à la propagande brute présentée sous forme d'information, le journalisme d'enquête du quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung identifie ceux responsables du massacre de Houla comme étant les "rebelles" soutenus par Obama et Cameron. Les sources du quotidien incluent les rebelles eux-mêmes. Ceci n'a pas été complètement ignoré en Grande-Bretagne. Ecrivant dans son blog personnel, toujours si discrètement, Jon Williams, l'éditeur en chef de l'information de la BBC, sert de manière effective sa "couverture" de l'évènement, citant des officiels occidentaux qui décrivent l'opération de guerre psychologique contre la Syrie comme étant "brillante". Aussi brillante que la destruction de la Libye, de l'Irak et de l'Afghanistan.

Tout aussi brillante que la dernière promotion de propagande du Guardian d'Alistair Campbell, le collaborateur en chef de Tony Blair pour l'invasion criminelle de l'Irak. Dans ses "carnets", Campbell essaie d'éclabousser le sang irakien sur le diable Murdoch. Il est vrai qu'il y en a suffisamment pour les tremper tous. Mais la reconnaissance du fait que les médias respectables, libéraux, et flatteurs de Blair, furent un accessoire vital pour que soit perpétrer une telle épidémie de crimes, est bien sûr omise et demeure un singulier test d'honnêteté intellectuelle et morale en Grande-Bretagne.

Pendant encore combien de temps devrons-nous nous soumettre à un tel "gouvernement invisible" ? Ce terme pour une propagande insidieuse, a été utilisé pour la première fois par Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud et inventeur de la relation publique moderne, n'a jamais été plus à propos. "La fausse réalité" demande une amnésie historique, le mensonge par omission et le transfert du signifiant vers l'insignifiant. De cette façon, les systèmes politiques promettant sécurité et justice sociale ont été remplacés par la piraterie, l'austérité et la "guerre perpétuelle": un extrémisme dédié à renverser la démocratie. En appliquant ceci à un individu, nous identifierions un psychopathe. Pourquoi l'acceptons-nous ?

 

Sources SOTT NET

 

Posté par Adriana Evangelizt

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 20:55

 

 

 

 

Le NPA relaie la propagande de l'OTAN contre la Syrie

 

 

Par Anthony Torres

 

 

Le NPA a publié une série d'articles au mois de janvier sur les évènements en Syrie, s'alignant directement sur la propagande des puissances impérialistes qui menacent de déclencher une guerre contre ce pays.

 

Les articles du NPA écrits par Gayath Naïssé accumulent mensonges et contre-vérités, démontrant l'intégration totale du NPA dans la machine propagandiste de l'impérialisme français (Voir France : La « gauche » petite-bourgeoise complote une intervention militaire en Syrie).

 

Dans son article intitulé « Dix mois de révolution en Syrie », Gayath Naïssé écrit : « La répression féroce de la dictature de la contestation pacifique et le traitement sauvage des prisonniers et des habitants des villes révoltées n'ont pas seulement pour objectif d'écraser le mouvement révolutionnaire mais aussi d'inciter les opposants à une contre vengeance armée ».

 

En fait, Naïssé sait pertinemment que la principale contestation qui existe actuellement contre Assad n'est ni « pacifique » ni « révolutionnaire », mais l'oeuvre de groupes armés soutenus par l'impérialisme.  L'OTAN appuie le Conseil national syrien et l'Armée syrienne libre, force basée en Turquie et qui opère dans différentes villes syriennes, pour déstabiliser le régime d'Assad. Dans sa lutte pour se soulever contre la bourgeoisie arabe et l'hégémonie impérialiste, le prolétariat en Syrie doit maintenant compter non seulement avec le régime d'Assad, mais aussi avec une « opposition » armée par l'OTAN et défendue par le NPA.

 

 Dans son désir d'aider la propagande de « l'opposition » syrienne, le NPA recycle sans vergogne les manipulations de la presse de droite et du Quai d'Orsay. Un autre article de Naïssé, paru le 22 janvier et intitulé  « Syrie: devant les observateurs le massacre continue », relaie les dénonciations du régime syrien par la presse bourgeoise. Il cite le cas d' « un journaliste français ayant été tué par une attaque d'origine 'inconnue', le 11 janvier » en Syrie.

 

En fait, déjà le soir du 20 janvier, Le Figaro avait révélé que le reporter Gilles Jacquier, tué le 11 janvier à Homs, était mort dans un bombardement de « l'opposition » syrienne. (Voir La classe politique française et la mort de Gilles Jacquier en Syrie) Les diplomates du Quai d'Orsay s'étaient entretenus avec la presse pour qu'elle évite dans les premiers jours d'évoquer l'hypothèse probable que Jacquier était mort durant un assaut de « l'opposition. » Cependant, deux jours avant la publication de l'article de Naïssé, la responsabilité de « l'opposition » dans la mort de Jacquier était confirmée.

 

Si Naïssé a décrit néanmoins les origines de l'attaque contre Jacquier comme étant « inconnues », c'est qu'il ne dédaignait pas de mal informer son lecteur pour l'inciter à une colère aveugle contre le régime syrien. Le but de la falsification par Naïssé est de laisser le lecteur politiquement à la merci de la propagande de la presse bourgeoise, qui tente de préparer l'opinion pour une intervention impérialiste en Syrie.

 

Bien que le NPA, pour l'instant, se dise contre une intervention militaire parce que celle-ci n'est pas encore ouvertement souhaitée par l'opposition syrienne,  il tente néanmoins de convaincre ses lecteurs de soutenir les opposants au régime syrien, et derrière eux, les manoeuvres de l'OTAN pour renverser Assad. Nul doute que le NPA se féliciterait du renversement d'Assad par l'OTAN, comme ce fut le cas  pour la Libye le 22 août lorsque le NPA déclarait « Kadhafi tombé, aux populations de décider ».

 

Ceci était un mensonge réactionnaire. En effet, la Libye et ses ressources pétrolières sont à présent aux mains de l'OTAN et d'un régime fantoche islamiste.

 

Tout comme en Libye, le NPA donne un vernis pseudo révolutionnaire à des forces de droite. Il parle des « masses révolutionnaires » et de la « grève générale » dans ces guerres, alors qu'il y a surtout des groupes armés menant des assauts ou bombardements en divers endroits.

 

Suite à la chute de Kadhafi en Libye sous les coups de rebelles appuyés par les frappes aériennes de l'OTAN, le NPA avait déclaré: «C'est une nouvelle vie qui s'ouvre pour le peuple libyen. La liberté, les droits démocratiques, l'utilisation des richesses dues aux ressources naturelles pour la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple sont maintenant à l'ordre du jour ». Comme on le sait à présent, le NPA mentait lorsqu'il disait que les ressources iraient aux Libyens.

 

Cependant, le NPA n'est manifestement pas contre un renouvellement de cette expérience en Syrie, c'est à dire une autre guerre avec des conséquences catastrophiques pour la classe ouvrière syrienne et internationale.

En conclusion de l'article « Dix mois de révolution en Syrie », Naïssé parle des trois résolutions possibles de la crise politique en Syrie, à savoir la démission d'Assad suite à un changement au sein du régime, une guerre civile syrienne et enfin une intervention militaire.  Il poursuit en décrivant sa « certitude de la victoire des masses syriennes elles-mêmes et la chute de la dictature. Nous y croyons et mobilisons toutes nos forces pour faire triompher cet objectif ».

Il est important de signaler que Naïssé écarte de toute évidence la possibilité d'une révolution de la classe ouvrière syrienne contre Assad et contre l'impérialisme. Si Naïssé ne voit que trois possibilités évoquées par les diplomates impérialistes comme sorties possible de la crise syrienne, pourquoi évoque-t-il la « certitude de la victoire des masses » ? Il serait plus exact de dire que Naïssé ressent la « certitude » de la victoire de l'OTAN dans une confrontation armée avec la Syrie.

Naïssé mobilise en effet toutes ses forces pour mener une propagande pro-impérialiste tendant à faire triompher cet objectif.

Ce n'est que par l'intervention indépendante de la classe ouvrière syrienne, dirigée par un parti authentiquement révolutionnaire, que le renversement du régime d'Assad sera progressiste. Les justifications « humanitaires » avancées par l'impérialisme pour ses interventions militaires dans d'autres pays ne sont que des mensonges que le NPA relaie, en laissant de côté toutes les questions fondamentales de classe. De ce fait le NPA se positionne en tant qu'agent de l'impérialisme français.

 

A cet égard, certains détails de l'activité politique de Naïssé méritent d'être relevés. Il est dirigeant de l'organisation des droits de l'homme CDF en Syrie, une association membre du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme (REMDH) établi lors du Processus de Barcelone, projet avant-coureur de l'actuelle Union de la Méditerranée voulue par l'impérialisme français. Selon son site web, le REMDH est financé par des fondations privées et divers ministères des Affaires étrangères des puissances européennes, dont la France.

 

En contribuant avec ses articles pro-impérialistes à la presse du NPA, Naïssé ne s'est aucunement écarté de sa carrière politique en tant que rouage subalterne de l'Etat.

 

Sources WSWS

 

Posté par Adriana Evangelizt

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