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  • : Vladimir Poutine est un homme d'envergure, grand visionnaire pour son pays et le seul chef d'état au monde à ne pas trembler devant les Etats-Unis.
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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 03:06

Voyez un peu le mic-mac pour déstabiliser Poutine et qu'il ne devienne pas Président de la Fédération de Russie. Les machiavéliques américains avec les Traîtres Russes pensent qu'ils vont pouvoir provoquer une "révolution colorée" comme ils l'ont déjà fait dans de nombreux pays. Ils oublient, ces imbéciles, que la Russie n'est pas une petite nation comme l'Ukraine, la Georgie ou même l'Egypte. Ils oublient même qu'elle est plus grande que les Etats-Unis. Et, à notre sens, par les temps de mécontentement qui courent, la Révolution du Peuple Américain est sans doute bien plus probable que celle des Russes. Les Elites vénales etatsuniennes feraient mieux de se concentrer sur leurs propres problèmes à venir avec une paupérisation de plus en plus grande de la population américaine. Des millions de gens sont jetés à la rue et les villages de tentes sont devenus un spectacle quotidien. Dormir dans sa voiture est même devenu la norme pour ceux qui ont tout perdu, comme vous le constaterez dans une video, en suivant... mais il est plus facile d'exporter une fausse démocratie chez les autres plutôt que de s'occuper de l'énorme poutre que les dirigeants US font porter à leur Peuple. Ils sont comme les Pharisiens, ils mettent sur le dos des plus démunies un fardeau qu'eux sont incapables de porter. Ils sont bien trop occupés à remplir leur bedaine et leurs coffres, la misère qu'ils génèrent ne les touchent pas. Vade retro Satanas !

 

A quoi servent les Etats-Unis dans le monde depuis des décennies ? Nous parlons-là, bien évidemment, des tireurs de ficelles. A générer des guerres partout sur la Planète. Toutes les mauvaises inventions viennent de là-bas : La bombe atomique.  Les OGM. L'Eugénisme, qui a grandement inspiré les idéologues hitlériens. Et puisqu'on parle d'Hitler, il ne faut quand même pas oublier que ce sont leurs banquiers qui l'ont financé et mené au pouvoir. Pas oublier non plus que des dizaines de milliers de SS ont été planqués par la CIA et la NASA alors que les déportés des camps demandaient Justice. Si cela n'est pas se foutre de la gueule du monde, alors, qu'est-ce que c'est ?

 

Le moment approche pour les dirigeants Américains de se préparer à recevoir l'Addition. On ne peut pas semer le désordre sans cesse et partout, et ne pas subir l'effet boomerang. Qu'ils se mêlent donc de leurs oignons et laissent Poutine tranquille. Il est grand temps qu'il reprenne le Pouvoir et leur montre de quoi il est capable. Car nous ne doutons pas une seconde qu'il sera réelu.

 

 

 

Pourquoi Washington veut en finir avec Poutine ?

 

 

Par F. William Engdahl

 

 

 

Washington veut manifestement en finir avec Poutine, c’est assez ! est le message un peu comme le Kefaya, assez ! du mouvement égyptien au printemps dernier. Hillary Clinton et ses amis ont apparemment décidé que la possibilité d’avoir le prochain président russe en la personne de Poutine, est un obstacle majeur à leurs plans.

 

Peu par contre comprennent pourquoi. La Russie aujourd’hui, de concert avec la Chine et l’Iran dans une certaine mesure, forme l’épine dorsale, même faible, du seul axe de résistance efficace à un monde qui serait dominé par la seule super-puissance mondiale.

 

Le 8 Décembre, plusieurs jours après que les résultats des élections législatives russes furent annoncés, montrant une chute brutale dans la popularité du parti politique du premier ministre Poutine “Russie Unifiée”, Poutine accusa les Etats-Unis et spécifiquement la ministre des affaires étrangères américaine Hillary Clinton d’exciter les manifestants de l’opposition et leurs manifestations contre les résultats des élections. Poutine déclara: “La ministre des affaires étrangères américaine a été très prompte à évaluer les élections, disant qu’elles avaient été partiales et injustes avant même qu’elle ait reçu les matériaux émanant des observateurs du bureau des institutions démocratiques et des droits de l’Homme (les observateurs internationaux des élections de l’OSCE).”

 

Poutine continua en disant que les  commentaires prématurés de Clinton furent le signal nécessaire qu’attendait les groupes d’opposition que le gouvernment américain soutenait dans leurs manifestations. Les commentaires de Clinton, a dit l’homme d’expérience en matière de renseignement russe, devint un “signal pour nos activistes qui commencèrent leur travail actif avec le ministère des affaires étrangères”.

 

Les médias majeurs occidentaux choisirent soit de minimiser la déclaration de Poutine ou de se focaliser quasiment entièrement sur les dires du mouvement d’opposition russe émergeant de la situation. Il ne faut pas chercher bien loin pour montrer que Poutine minimisait lui-même le degré d’interférence éhonté dans les processus politiques de son pays. Dans ce cas de figure, le pays n’est pas la Tunisie, le Yémen ou même l’Egypte. C’est la seconde puissance nucléaire mondiale, même si elle demeure une plus petite puissance économique. Hillary joue avec le feu thermonucléaire. Démocratie ou quelque chose d’autre ?

 

Pas d’erreur, Poutine n’est pas un champion du monde de la pratique de ce que la plupart considère être la démocratie. Son annonce quelques mois plus tôt de l’accord entre lui et l’actuel président Medvedev d’échanger leur position après les élections présidentielles du 4 Mars a choqué bon nombre de Russes comme étant de la politique crasse et des arrangements d’arrière-boutique. Ceci dit, ce que Washington fait pour interférer avec le changement de régime est bien plus qu’un interventionisme éhonté. Le gouvernement Obama, le même qui vient de signer et de convertir en loi une série de mesures qui ont de facto déchirées les droits constitutionnels des Américains, la constitution des Etats-Unis, pose comme un juge suprême mondial pour que les autres adhèrent à ce qu’il croit être la démocratie.

 

Examinons de plus près les accusations de Poutine sur l’interférence des Etats-Unis dans le processus des élections russes. Si nous regardons bien, nous trouvons ouvertement déclaré dans leur rapport annuel d’Août 2011, qu’une ONG de Washington répondant au nom innocent de National Endowment for Democracy (NED), a ses tentacules partout en Russie.

 

La NED finance un centre de presse international à Moscou où quelques 80 ONG peuvent tenir des conférences de presse sur le sujet de leur choix. Elle finance de nombreux “groupes de la jeunesse militante” et des ateliers sur le leadership afin “d’aider les jeunes à s’engager dans l’activisme politique”. En fait, elle dépense officiellement 2,7 millions de dollars sur des douzaines de programmes à travers la Russie. Les dépenses pour 2011 seront publiées ultérieurement en 2012.

 

La NED finance également des parties clef du système de sondage et d’étude du système électoral russe, une partie cruciale pour être capable de crier à la fraude électorale. Elle finance en partie l’Organisation civique de défense des droits et libertés démocratiques, le GOLOS. D’après le rapport annuel de la NED, les fonds allèrent à “une analyse détaillée du cycle électoral russe de l’automne 2010 et du printemps 2011, ce qui inclue une évaluation de la presse, de l’agitation politique, de l’activité des commissions électorales, et d’autres aspects de l’application de la législation électorale sur le long-terme des élections.”

 

En Septembre 2011, quelques semaines avant les élections de Décembre, la NED finança une conférence sur invitation seulement à Washington mettant en scène une organisation de sondage “indépendante”, le Levada Centre. D’après le site internet Levada, autre récipient du financement de la NED, celui-ci a effectué une série de sondages d’opinion, une méthode standard utilisée en occident pour analyser les sentiments des citoyens. Les sondages “profilaient les humeurs de l’électorat avant les élections pour la Douma et les élections présidentielles, les perceptions des candidats et des partis politiques et la confiance des électeurs dans le système de la “démocratie gérée” qui a été établie depuis la dernière décennie.

 

Un des invités de la conférence à Washington fut Vladimir Kara-Murza, membre du conseil fédéral de Solidarnost (Solidarité), le mouvement d’opposition démocratique russe. Il est aussi un “conseiller de l’opposant siégeant à la Douma Boris Nemtsov”, d’après la NED. Un autre conférencier venait du mouvement néo-conservateur et du think-tank Hudson Institute.

 

Nemtsov est un des caractères d’opposition à Poutine le plus important aujourd’hui et il est aussi le président de Solidarnost, un nom curieusement imité des jours de la guerre froide quand la CIA finançait l’opposition polonaise des travailleurs et le syndicat Solidarnosc de Lech Walesa. Plus sur Nemtsov plus loin dans l’article.

 

Le 15 Décembre 2011, toujours à Washington, alors qu’une série de manifestations anti-Poutine fut déclanchée par des manifestants soutenus par les Etats-Unis, menée par Solidarnost et d’autres organisations, la NED tînt une autre conférence intitulée “L’activisme de la jeunesse en Russie: une nouvelle génération peut-elle faire la différence ?” où le conférencier principal était Tamirlan Kurbanov, qui d’après la NED “a servi comme chef de programme au bureau de Moscou du National Democratic Institute for International Affairs, où il était impliqué à développer et à étendre les capacités des organisations politiques et civiques, promouvoir la participation des citoyens dans la vie publique, en particulier l’engagement politique des jeunes.”  Cet Institut est une succursale de la NED.

 

L’histoire nébuleuse de la NED

 

Aider la jeunesse à s’engager dans l’activisme politique est précisément ce que cette même NED fît en Egypte ces dernières années dans la préparation au renversement de Moubarak. La NED fut instrumentale d’après des sources informées aux Etats-Unis dans les “révolutions colorées” fomentées par les Etats-Unis en 2003-2004 en Ukraine et en Georgie qui amenèrent des marionnettes pro-OTAN au pouvoir. La NED a aussi été active à promouvoir “les droits de l’Homme” au Myanmar, au Tibet et dans la province riche en pétrole du Xinjiang.

 

Comme des analystes sérieux de la “révolution orange” d’Ukraine et d’autres révolutions colorées le découvrirent, le contrôle des sondages et la capacité de dominer les perceptions des médias internationaux, spécialement les grosses chaînes de TV comme CNN et la BBC sont des composants essentiels de l’agenda de déstabilisation de Washington. Le centre Levada serait dans une position cruciale à cet égard pour faire publier des sondages de mécontentement envers le régime.

 

Par sa description même, La NED est “une fondation privée à but non lucratif dédiée au développement et au renforcement des institutions démocratiques dans le monde. Chaque année, avec le financement du congrès américain, la NED soutient plus de 1000 projets de groupes non-gouvernementaux à l’étranger qui travaillent pour des buts démocratiques dans plus de 90 pays.”

 

Cela ne pourrait pas paraître être plus noble ou mieux intentionné. Quoi qu’il en soit, ils préfèrent omettre leur véritable histoire. Au début des années 1980, le directeur de la CIA Bill Casey convainquit le président Ronald Reagan de créer une ONG plausible, la NED, afin de faire avancer l’agenda mondialiste de Washington par d’autres méthodes que l’action directe de la CIA. Ceci faisait partie  du processus de “privatiser” le renseignement américain afin de rendre son travail plus “efficace”. Allen Weinstein qui aida à écrire la législation qui créa la NED a dit dans une interview au Washington Post en 1991: “beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui était fait secrètement par la CIA il y a 25 ans.” Intéressant. La majorité du financement de la NED provient des impôts des contribuables via le congrès. La NED est, dans toute l’acceptation du terme, une possession de la communauté du renseignement du gouvernement américain.

 

La NED fut créée sous le gouvernement Reagan pour fonctionner de facto comme une CIA privatisée afin de lui donner plus de moyens et de liberté d’action. Les membres du comité directeur de la NED sont traditionnellement issus de la communauté du renseignement et du pentagone. Ceci inclut le général en retraite Wesley Clark, l’homme qui bombarda la Serbie en 1999. Des membres clefs liés au service action clandestine de la CIA qui servirent au comité directeur de la NED incluent Otto Reich, John Negroponte, Henry Cisneros et Elliott Abrams.

 

Le président du comité directeur de la NED en 2008 était Vin Weber, fondateur de l’organisation ultra-conservatrice Empower America et bailleur de fond pour la campagne présidentielle de George W. Bush. L’actuel président directeur de la NED est John Bohn, ancien CEO de la très controversée agence de notation Moody’s, qui joua un rôle malsain dans l’affaire de l’effondrement du marché des subprimes et des sécurités américaines. Le comité directeur actuel de la NED inclut l’ultra-conservateur ambassadeur de Bush en Irak et en Afghanistan Zalmay Khalilzad.

 

Il est aussi très instructif de regarder les gens qui ont émergé à des positions de leaders de l’opposition ces derniers temps en Russie. Le “poster boy” de l’opposition pour la jeunesse et spécifiquement les médias occidentaux est Alexei Navalny dont le blog LiveJournal Navalny l’a présenté comme un quasi-martyr du mouvement de contestation après avoir passé 15 jours dans les geôles de Poutine pour avoir pris part à une manifestation interdite. Dans une grande manifestation le jour de Noël à Moscou, Navalny, qui était peut-être intoxiqué par la vision de trop de films de S.M Eisenstein de 1917 sur la révolution, dit à la foule: “Je vois assez de gens ici pour prendre le Kremlin et la Maison Blanche (la maison présidentielle russe) dès maintenant…”

 

L’establishment médiatique occidental ne jure que par Navalny. La BBC l’a décrit comme “certainement la seule figure de l’opposition digne de ce nom en Russie ces cinq dernières années”, et le magazine américain Time l’a appelé “L’Erin Brockovich russe”, une curieuse référence au film d’Hollywood qui mettait en scène Julia Roberts comme enquêtrice et activiste légal. Quoi qu’il en soit, ce qui est le plus important est que Navalny a été à l’université de Yale sur la côte Est américaine, également l’université de la famille Bush (NdT: et lieu de résidence de la “confrérie” des Skull and Bones..), où il fut un “Yale World Fellow”.

 

Le charismatique Navalny est aussi et a été sur la liste des gens payés par la NED pour déstabiliser les pays. D’après un post sur le blog de Navalny même, son LiveJournal, il fut soutenu par la NED (NdT: donc la CIA, ce qui ne veut pas dire qu’il en soit un “agent” bien évidemment) en 2007 et 2008.

 

Avec Navalny, les acteurs clé dans le mouvement de contestation anti-Poutine sont centrés autour de Solidarnost qui fut créée en 2008 par Boris Nemtsov, Vladimir Ryzhkov et d’autres. Nemtsov n’est pas quelqu’un qui conteste la corruption. D’après le Business Week Russia du 23 Septembre 2007, Nemtsov introduisit le banquier russe Boris Brevnov à Gretchen Wilson, citoyenne états-unienne et employée de l’International Finance Corporation, une succursale de la Banque Mondiale. Wilson et Brevnov se sont mariés. Avec l’aide de Nemtsov, Wilson est parvenue à privatiser Balakhna Pulp and Paper Mill (NdT: grosse entreprise de papier) au prix dérisoire de 7 millions de dollars. L’entreprise fut lessivée et ensuite vendue à la banque Swiss Investment de Wall Street, CS First Boston Bank. Les rapports financiers disent que les revenus de l’usine étaient de 250 millions de dollars.

 

La CS First Boston Bank paya également tous les frais de déplacement de Nemtsov au très exclusif forum économique mondial de Davos en Suisse. Quand Nemtsov devint un membre du cabinet directeur, son protégé Brevnov fut nommé président d’Unified Energy System of Russia JSC. Deux ans plus tard, en 2009, Boris Nemtsov, aujourd’hui le “monsieur anti-corruption”, utilisa son influence pour dégager Brevnov des accusations de détournement de fonds par milliards des biens d’Unified Energy System of Russia.

 

Nemtsov accepta aussi de l’argent de l’oligarque emprisonné Mikhail Khodorkovsky en 1999 quand celui-ci utilisait ses milliards pour essayer d’acheter le parlement ou la Douma. En 2004, Nemtsov rencontra l’oligarque milliardaire en exil Boris Berezovsky dans une réunion secrète avec d’autres exilés russes influents. Lorsque Nemtsov fut accusé de financer son nouveau parti politiquePour une Russie dans la légalité et sans corruption” avec des fonds étrangers,  les sénateurs américains John McCain, Joe Liberman et Mike Hammer du conseil national de sécurité du président Obama volèrent à son secours.

 

Le sbire très proche de Nemtsov, Vladimir Ryzhkov de Solidarnost est aussi très lié avec les cercles suisses de Davos, il a même financé un Davos sibérien. D’après les compte-rendus de presse russes d’Avril 2005, Ryzkhov forma un comité 2008 en 2003 pour “attirer” les fonds de Khodorkovsky emprisonné ainsi que pour soliciter des fonds des oligarques en fuite comme Boris Berezovsky et des fondations occidentales comme la Fondation Soros. Le but déclaré de la manœuvre étant de rassembler les forces “démocratiques” contre Poutine. Le 23 Mai 2011, Ryzhkov, Nemtsov et plusieurs autres enregistrèrent un nouveau parti politique le Parti de la Liberté Populaire de manière à pouvoir aligner un candidat président contre Poutine en 2012.

 

Une autre personne d’influence dans les rallies anti-Poutine récents est l’ancien champion du monde d’échecs recyclé politicien de droite, Gary Kasparov, un autre membre fondateur de Solidarnost. Kasparov a été identifié il y a plusieurs années comme étant membre du comité directeur d’un think-tank néoconservateur militaire à Washington. En Avril 2007, Kasparov admit qu’il était membre du comité du National Security Advisory Council Center for Security Policy, “une organisation de sécurité nationale à but non-lucratif et non-partisane, qui se spécialise dans l’identification des politiques, des actions et des ressources nécessaires à la sécurité vitale des Etats-Unis.” En Russie, Kasparov est plus tristement connu pour ses liens financiers précédents avec Leonid Nevzlin, l’ex vice-président de Yukos et associé de Mikahail Khodorskovsky. Nevzlin s’est enfuit en Israël pour éviter les charges menées contre lui pour meurtre et avoir contracté des tueurs à gages pour éliminer des “gens objectant” lorsqu’il était vice-président de Yukos.

 

En 2009, Kasparov et Boris Nemtsov ont rencontré Barack Obama soi-même pour discuter de l’opposition russe à Poutine et ce à l’invitation personnelle du président américain au Ritz Carlton Hotel de Washington. Nemtsov avait appelé Obama à rencontrer les forces d’opposition russes: “Si la Maison blanche est d’accord avec la suggestion de Poutine de ne parler qu’avec des organisations pro-Poutine… cela voudra dire que Poutine a gagné, non seulement cela, mais Poutine aura la confirmation qu’Obama est faible”, a t’il dit. Durant cette même année 2009, Nemtsov fut invité à parler au Council on Foreign Relation (CFR) de New York, sans doute le think-tank en politique étrangère le plus puissant des Etats-Unis. Ainsi, non seulement le ministère des affaires étrangères et la NED ont déversé des millions pour bâtir une opposition à Poutine et une coalition contre lui en Russie, mais le président des Etats-Unis est intervenu personnellement dans ce processus.

 

Ryzhkov, Nemtsov, Navalny et l’ancien ministre des finances de Poutine Alexei Kudrin ont tous été impliqués dans l’organisation de la manifestation  anti-Poutine du 25 Décembre à Moscou qui attira selon les estimations environ 120 000 personnes. Pourquoi Poutine ?

 

La question pertinente est pourquoi Poutine à ce point ? Nous ne devons pas regarder bien loin pour avoir une réponse. Washington et spécifiquement le gouvernement Obama, se moquent éperdument de savoir si la Russie est démocratique ou pas. La préoccupation essentielle est l’obstacle aux plans de Washington pour une hégémonie totale de la planète que Poutine représente. D’après la constitution russe, le président de la fédération russe est le chef d’état, le commandant en chef des armées et le détenteur des plus hautes fonctions de la fédération. Il prendra directement contrôle de la défense et de la politique étrangère.

 

Nous devons demander quelle politique ? Certainement des contre-mesures drastiques contre l’encerclement de la Russie par les forces de l’OTAN et contre l’installation par Washington d’un système dangereux de missiles balistiques autour de la Russie; ceci sera un point primordial de l’agenda de Poutine. La “remise à jours des relations russo-américaines” d’Hillary Clinton ira droit à la poubelle, si elle ne l’est pas déjà. Nous pouvons également nous attendre à une utilisation plus aggressive de la carte énergétique russes avec une diplomatie du pipeline pour renforcer des liens avec des membres de l’OTAN comme la France, l’Italie et l’Allemagne, favorisant ainsi un affaiblissement du soutien de l’UE pour la politique aggressive de l’OTAN et ses mesures contre la Russie. Nous pouvons nous attendre à un renfocement des liens de la Russie avec l’Eurasie, spécifiquement avec la Chine, l’Iran et peut-être même l’Inde pour renforcer la faible épine dorsale de la résistance contre les plans du Nouvel Ordre Mondial prônés par Washington.

 

Cela prendra plus que quelques manifestations dans des températures bien au dessous de zéro à Moscou et St Pétersbourg par une clique de personnages d’une opposition corrompue et nébuleuse comme celle de Nemtsov et Kasparov pour faire dérailler la Russie. Ce qui est très clair est que Washington pousse tous azimuts en Iran, en Syrie, où la Russie a une base navale vitale, en Chine, maintenant en Russie même, ainsi que dans les pays de la zone euro emmenés par l’Allemagne. Cela sent la tentative de fin de partie pour une super-puissance sur le déclin.

 

Les Etats-Unis aujourd’hui sont une super-puissance nucléaire de facto en banqueroute. Le rôle du dollar comme monnaie de réserve mondiale n’a jamais été autant defié que depuis Bretton Woods en 1944. Ce rôle ainsi que celui des Etats-Unis comme la puissance militaire mondiale absolue ont été les bases du siècle hégémonique américain depuis 1945.

 

Affaiblissant le rôle du dollar dans le commerce international et ultimement comme monnaie de réserve, la Chine est en train d’établir des relations commerciales bi-latérales avec le Japon court-circuitant le dollar. La Russie est en train de faire de même avec ses partenaires commerciaux principaux. La raison principale pour laquelle Washington a lancé une guerre monnétaire totale ouverte contre l’Euro à la fin de 2009, était pour prévenir une menace grandissante de la part de la Chine et d’autres nations, que celles-ci ne se détournent du dollar pour prendre l’Euro comme monnaie de réserve.

 

Ceci n’est pas une mince affaire. En fait Washington peut financer ses guerres en Afghanistan, Irak, Libye, Syrie et ailleurs par le fait que la Chine et les autres nations ayant un surplus commercial, investissent leur surplus de dollars en obligations du gouvernement américain en achetant de la dette américaine. Si cela venait à changer même de peu, cela occasionnerait une hausse substantielle des taux d’intérêts américains et la pression financière sur Washington deviendrait énorme.

 

Faisant face à une érosion grandissante de son statut de seule super-puissance mondiale, Washington apparaît maintenant se tourner de plus en plus vers la force militaire pure et dure pour conserver son statut. Pour que  cela soit couronné de succès, la Russie doit être neutralisée ainsi que l’Iran et la Chine. Ceci sera l’agenda primordial du président des Etats-Unis à venir, qui que ce soit.

 

Sources SAN FINNA

 

Posté par Adriana Evangelizt

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Published by Adriana Evangelizt - dans USA PROVOCATIONS
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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 12:05

 

 

Les propagandistes aux États-Unis invoquent la guerre froide

 

Par Bill Vann
30 octobre 2001

 

L'administration Bush et ses apologistes dans les médias comparent souvent la politique intérieure et extérieure justifiée par la «guerre contre le terrorisme» à la guerre froide menée contre l'Union Soviétique. Au début du mois d'octobre, la veille de sa visite à l'ancienne république soviétique d'Ouzbékistan, le secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld a repris ce thème. «Ceci ressemblera sans doute beaucoup plus à une guerre froide qu'à une guerre ouverte», a-t-il dit.

La guerre froide, a-t-il continué, «ne comprenait pas des batailles, mais des pressions continues, une coopération entre de nombreux pays, et une volonté populaire de s'y investir et de la soutenir. Et quand elle a pris fin, ce ne fut pas dans une explosion, mais dans une implosion et le soutien de ce mode de vie et de cette menace au monde s'est désagrégé de l'intérieur».

Lorsqu'on lui a demandé si le conflit actuel pouvait durer des décennies, comme la guerre froide, qui a occupé la plupart de la seconde moitié du vingtième siècle, Rumsfeld a répondu : «Je n'en ai aucune idée.»

Cette comparaison suppose une défiguration grossière de l'histoire et une falsification des buts et des méthodes qui sous-tendent l'offensive militaire actuelle. L'administration Bush veut promouvoir un mythe sur la guerre froide pour justifier de nouveau la défense des intérêts géopolitiques et économiques du capitalisme américain. En même temps, l'élite dirigeante américaine espère utiliser la menace du terrorisme mondial comme nouveau péril externe, remplaçant la menace «rouge» soviétique, pour créer un soutien politique généralisé pour son agenda social réactionnaire et sa politique extérieure militariste.

Les hauts fonctionnaires, les figures médiatiques, et les universitaires prennent tous part à la re-formulation de l'idéologie anticommuniste d'hier pour mieux servir les intérêts de l'impérialisme américain du monde post-soviétique. On peut prendre comme exemple un article remarquable, paru le 6 octobre dans le New York Times, intitulé «La guerre de 40 ans.»

Son auteur, Bill Keller, anciennement correspondant du journal à Moscou, actuellement un de ses principaux éditeurs, cite John Lewis Gaddis, le «doyen des études de la guerre froide.»

«Le communisme des années 1950, remarque le professeur Gaddis, était perçu non pas comme un état rival mais comme une conspiration, soutenue par un État, qui nous menaçait de l'intérieur comme de l'extérieur. La réplique américaine était de «contenir» son développement, une sorte de chasse mondiale aux méchants qui tentait de contrer l'influence communiste partout où elle ferait surface, utilisant le pouvoir diplomatique et économique et des combats par personnes interposées plutôt que la puissance armée américaine.»

Keller ajoute: «Comme la guerre froide, celle-ci, tant qu'elle durera, pèsera sur tout. Elle déterminera qui seront nos amis, changera nos priorités, et indiquera l'élasticité de nos idéaux.»

Qu'était la guerre froide, et quelle est sa vraie relation à la guerre en Afghanistan?

Essentiellement, la guerre froide était une lutte mondiale menée par Washington contre la menace posée par la révolution sociale aux intérêts internationaux du capitalisme américain. Elle a commencé après la deuxième guerre mondiale. Cependant, on peut discerner ses origines en 1918, quand les forces armées américaines formaient une grande part des forces expéditionnaires impérialistes envoyées en Russie pour essayer d'étrangler le nouvel État soviétique. L'offensive impérialiste tentait de rétablir le capitalisme en Russie et de contrer l'attraction immense qu'avait la première révolution socialiste pour les ouvriers et les intellectuels à travers le monde.

Si les Soviétiques ont pu vaincre l'intervention, la pression constante de l'impérialisme sur l'État soviétique isolé a permis la croissance d'une bureaucratie privilégiée et un revirement vers la droite dans la politique intérieure et internationale du parti dirigeant. Washington a applaudi ce changement. Il a reconnu officiellement l'Union Soviétique en 1933, et a conclu une alliance contre l'Allemagne nazie avec le régime stalinien au Kremlin, qui avait à cette époque exterminé les leaders de la révolution de 1917 par des purges en masse et des procès truqués.

À la fin de la deuxième guerre mondiale, la politique extérieure américaine a subitement changé. L'administration Truman a proclamé qu'elle voulait «contenir» l'Union Soviétique et lutter à travers le monde contre la «propagation du communisme.» Washington exposait les méthodes d'État policier du stalinisme pour tenter de présenter sa politique impérialiste comme une lutte pour la démocratie et la liberté, contre la tyrannie et l'oppression.

L'idée que la politique américaine lors de la guerre froide répondait à «l'agression soviétique» était une absurdité idéologique. L'URSS sous Staline avait depuis longtemps cessé de soutenir la révolution. Elle avait établi son hégémonie dans les territoires de l'Europe de l'Est que l'URSS avait pris à l'Allemagne nazie, créant ainsi un cordon sanitaire pour se défendre d'une invasion en provenance de l'Ouest. L'URSS avait adopté cette politique avec l'assentiment des impérialistes, en partie pour subjuguer une région qui avait longtemps été une source de troubles sociaux et nationaux. Si la bureaucratique soviétique a donné un soutien limité aux mouvements nationalistes dans d'autres régions, elle l'a fait pour faciliter sa propre défense nationale.

Si l'on enlève le voile de propagande qui la recouvre, le contenu essentiel de la politique de Washington lors de la guerre froide était une réponse agressive à la menace grandissante de révolution dans les pays coloniaux et, ce qui était même plus grave, dans l'Europe de l'Ouest et l'Asie déchirées par la guerre, où des mouvements travaillistes militants et orientés vers le socialisme passaient à l'offensive après la guerre. À l'intérieur des États-Unis, le spectre de la révolution sociale hantait la bourgeoisie, qui faisait face à une vague de grèves sans précédent en 1945 et 1946.

Loin d'être une lutte pour la liberté, la politique américaine lors de la guerre froide se distinguait par la violence militaire et la répression. Beaucoup des conflits se déroulaient dans les pays les plus opprimés du monde. En Corée et au Vietnam, elle a mené à des échecs militaires américains qui ont coûté la vie à des dizaines de milliers de soldats américains et à des millions d'ouvriers et de paysans asiatiques.

Elle nécessitait aussi des opérations secrètes pour renverser des régimes de gauche et installer des dictatures pro-américaines. Au Guatemala, en 1954, la Central Intelligence Agency (CIA) a organisé un coup militaire contre le gouvernement Arbenz, qui avait osé mettre en cause l'hégémonie de la United Fruit Company. Washington a aussi soutenu le Shah en renversant le régime nationaliste de Mossadegh en Iran. Là, les compagnies pétrolières américaines considéraient que le programme de réformes populiste de Mossadegh menaçait leurs profits.

Dans les deux pays, des régimes policiers installés et soutenus par le gouvernement américain ont emprisonné, torturé, et massacré des centaines de milliers d'ouvriers, de paysans, et d'intellectuels. Washington justifiait ces interventions en disant qu'il tentait d'enrayer «l'expansion communiste.»

Au long des quatre décennies suivantes, les administrations américaines ont organisé l'assassinat de leaders nationalistes populaires tels que Patrice Lumumba au Congo, dirigé des coups militaires sanglants tels celui qui a renversé le régime Sukarno en Indonésie, lors duquel environ un million de personnes furent massacrées, et imposé des dictatures militaires à travers l'Amérique du Sud. Pendant les années 1980, Washington a organisé des guerres d'intervention terroriste et de répression étatique au Nicaragua et en El Salvador qui ont coûté encore des dizaines de milliers de vies.

À l'intérieur des États-Unis, on a inauguré la guerre froide par une campagne de répression étatique et d'intimidation qui a vu l'arrestation de centaines de personnes et la disgrâce de plusieurs milliers de personnes, surtout dans les milieux artistiques. L'Amérique en a hérité un abrutissement du développement intellectuel et artistique qui afflige encore la vie culturelle et politique américaine.

Cette chasse aux sorcières était particulièrement sévère à l'intérieur du mouvement syndical particulièrement bureaucratisé. La hiérarchie du AFL-CIO (Fédération américaine du travail et Congrès des organisations industrielles) a fonctionné comme une agence du gouvernement, extirpant les militants de gauche et s'engageant dans un anticommunisme virulent. Le résultat final était l'organisation ouvrière la plus corrompue, politiquement sans direction, et impuissant au monde.

La force motrice derrière la guerre froide était la poussée de l'impérialisme américain vers la domination mondiale. Malgré sa dégénérescence stalinienne, l'URSS était un obstacle important aux aspirations hégémoniques de l'élite dirigeante américaine. Washington devait prendre en compte la possibilité que ses interventions militaires provoqueraient une réaction des soviétiques.

Paradoxalement, la guerre froide a forcé le gouvernement américain à mettre en place des réformes sociales limitées aux États-Unis. L'URSS, malgré les déprédations de la bureaucratie stalinienne, représentait toujours d'une manière corrompue les buts de la révolution sociale, particulièrement dans le domaine de la propriété nationalisée qui indiquaient la possibilité d'une économie planifiée rationnellement basée sur les besoins sociaux, plutôt que sur le profit privé. Washington devait donc faire concurrence avec l'URSS sur le niveau idéologique, comme sur les niveaux politique et militaire. La ségrégation raciale, par exemple, devenait impossible à justifier au cours des années 1960, tandis que les États-Unis essayaient de se présenter comme le champion de la démocratie en Afrique et en Asie.

L'attitude actuelle de l'élite dirigeante américaine face aux réformes sociales réfute clairement le prétendu parallèle entre la «guerre contre le terrorisme» de Washington et la guerre froide. Aucun de ceux qui invoquent la guerre froide pour justifier la guerre en Afghanistan ne suggère que de pareilles concessions sociales pourraient avoir lieu. On insiste de tous les côtés sur des sacrifices et des mesures d'austérité de la part de la classe ouvrière.

D'un point de vue historique et politique, l'analogie entre la «guerre sur le terrorisme» de Bush et la guerre froide s'écroule sous les contradictions et les absurdités. L'État soviétique possédait la plus grande armée de la planète et un vaste arsenal nucléaire. Oussama Ben Laden dirige son réseau terroriste d'une grotte en Afghanistan, un des pays les plus pauvres de la planète.

Si l'URSS était toujours un pôle d'attraction pour des millions de personnes autour du monde, c'était à cause de ses origines révolutionnaires et de sa promesse d'une société nouvelle et plus avancée. Le parti qui a dirigé la révolution russe était fermement séculier et se basait sur les plus grandes avances intellectuelles de l'ère moderne. Peut-on sérieusement comparer un tel mouvement avec le fondamentalisme religieux de Ben Laden, dont le but est la résurrection d'un État islamiste médiéval?

Si l'on peut indiquer un parallèle entre la guerre froide et la nouvelle éruption du militarisme américain, c'est que la «guerre sur le terrorisme» entraîne l'utilisation des méthodes de la guerre froide -- coups, assassinats, massacres à grande échelle -- que l'impérialisme américain a utilisé, particulièrement dans les pays coloniaux, le long de la deuxième moitié du vingtième siècle. Cet agenda violent et réactionnaire se dédouble d'un retour aux méthodes du mccarthyisme et de l'utilisation du FBI comme une sorte de police politique pour supprimer ceux qui opposent la politique extérieure ou nationale de l'élite dirigeante. Maintenant comme alors, ces méthodes ne visent pas à parer une agression étrangère, mais à poursuivre les intérêts économiques et géopolitiques américains.

Le nouvel assaut militaire lancé par Washington au nom d'une «guerre contre le terrorisme» ne résoudra pas les contradictions profondes et explosives qui sont l'héritage de la guerre froide. L'effondrement de l'Union Soviétique a permis l'exploitation américaine de vastes ressources qui auparavant leur étaient inaccessibles, particulièrement les immenses réserves de gaz et de pétrole de l'Asie centrale, où Washington expédie à présent ses troupes.

Mais la chute de l'URSS a aussi éliminé les contraintes imposées par la guerre froide aux conflits entre les États-Unis et leurs rivaux économiques en Europe de l'Ouest et au Japon. Ces rivaux, anciennement unis avec Washington dans le conflit contre Moscou, ont leurs propres ambitions en ancienne Union Soviétique et en Asie centrale. Leurs déclarations de solidarité avec Washington ne changent rien au fait que ces puissances ne peuvent rester oisives tandis que les États-Unis utilisent la forces des armes pour imposer leur hégémonie économique et politique.

En ce sens, le conflit actuel ressemble non pas tellement à la guerre froide, mais plutôt aux périodes de tensions inter-impérialistes grandissantes qui ont immédiatement précédé la Première guerre mondiale et la Seconde guerre mondiale, quand des disputes locales ou régionales ont préparé le chemin pour des conflagrations et des secousses révolutionnaires à travers le monde.

La tentative de créer un accord national autour d'une campagne mondiale contre le «terrorisme» ne peut cacher les contradictions aiguës à l'intérieur des États-Unis, exacerbées par une polarisation sociale qui ne fait que s'aggraver tandis que l'économie s'affaiblit. À la différence de la guerre froide, il n'y aura pas de concessions sociales à l'intérieur du pays pour accompagner la guerre à l'extérieur. Tous les économistes bourgeois sont d'accord que la politique «du beurre et des fusils» (de grandes dépenses sociales et en même temps que de grandes dépenses militaires) est hors de question pour le capitalisme américain au vingt-et-unième siècle.

Un soutien populaire durable pour l'agression militaire américaine est impossible. Les évènements rendront évident le fait que cette nouvelle éruption du militarisme américain cherche à protéger et agrandir les profits d'une élite économique aux dépens de la grande majorité des travailleurs. La tentative de dicter la conformité idéologique et d'imposer des sacrifices matériels sous ces conditions ne peut que provoquer une intensification des conflits de classe aux États-Unis, en même temps qu'elle provoque de nouveaux cataclysmes à l'étranger.

Voir aussi :

Sources WSWS

 

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:22

 

 

Comment l'ambassade de Chine a t-elle pu être bombardée par erreur ?

 

Par Mike Head

 
Le 10 mai 1999

 

Après deux jours de diffusion de divers comptes-rendus officiels, l'explication selon laquelle le bombardement de l'ambassade de Chine par l'OTAN survenu vendredi soir dernier ne serait qu'un pur accident est bien la dernière des explications crédibles. Dimanche le 9 mai, un porte-parole américain déclarait en conférence de presse à Washington que la CIA avait fourni des informations inexactes, confondant par erreur l'ambassade de Chine avec un arsenal yougoslave. C'était la quatrième version des événements diffusée en quelques heures seulement.

Tout commença samedi le 8 avec l'annonce aux journalistes de Jamie Shea, porte parole de l'OTAN selon laquelle les pilotes de l'OTAN avaient confondu le bâtiment par erreur avec une cible militaire légitime pour ensuite le pilonner avec des armes à guidage de précision. Mais quelques heures plus tard seulement, lors de la conférence de presse sans doute la plus chargée d'hostilité au siège social de l'OTAN à Bruxelles depuis le début des bombardements, le major-général Walter Jertz annonça que l'erreur avait été faite lors du processus initial de sélection de cible.

Jertz a déclaré que l'ambassade a été confondue avec la Direction yougoslave des services et des approvisionnements, un bâtiment pouvant contenir du matériel militaire. Interrogé de toutes parts par les journalistes, il rajouta qu'il n'y avait aucune preuve comme quoi les cartes de l'OTAN étaient inexactes ou désuètes, ou encore que les renseignements de l'OTAN étaient erronés. Interrogé si l'OTAN savait où se trouvent les ambassades à Belgrade, il répondit tout bonnement : « Bien sur que nous savons où elles sont. »

Néanmoins Shea a remanié à nouveau son histoire. Il a déclaré qu'après « examen des procédures », une erreur avait été identifiée dans le processus de sélection des objectifs, puis a fait référence à la déclaration conjointe du secrétaire d'État à la Défense des États-Unis, William Cohen et le directeur de la CIA, George Tenet, qui exonéraient de tout blâme à minuit, samedi dernier, tant les pilotes que le matériel de l'OTAN : « le long processus utilisé pour sélectionner et approuver les objectifs à bombarder n'a pas corrigé l'erreur originale ».

Puis une autre déclaration faisant porter la responsabilité de l'attaque à la CIA a été diffusée. Sous le sceau de l'anonymat, un porte-parole américain est en effet venu expliquer que l'erreur avait été produite suite à l'utilisation d'« informations désuètes ».

Aucun de ces comptes-rendus n'est crédible dans les faits. L'ambassade de Chine est en effet située au même endroit depuis quatre ans déjà. Son emplacement est indiqué sur des cartes touristiques en vente dans le monde entier, y compris en anglais. De plus, l'ambassade est bien connue de nombreux journalistes, diplomates et autres visiteurs de Belgrade. Enfin, son adresse apparaît dans l'annuaire téléphonique de la ville. Pour la CIA, il était impossible de faire une gaffe aussi flagrante. Car en plus des cartes disponibles dans le public, l'agence de renseignements des États-Unis possède son propre système de reconnaissance par satellites et toute une panoplie d'autres systèmes de haute technologie pour lesquels elle dispose d'un budget annuel de 29 milliards $US.

On voudrait par ailleurs faire croire aux gens qu'une erreur de cette importance ait pu se glisser dans un processus complet de sélection, de vérification et d'autorisation de bombardements d'objectifs. Tous les comptes-rendus publiés démontrent que les cibles visées sont identifiées par l'appareil militaire américain, souvent à partir de sources communiquées par la CIA même dans le cadre du processus de validation. Les objectifs sont proposés depuis la base aérienne d'Aviano en Italie, vérifiés aux quartier général de l'OTAN en Belgique, transmis sur des listes au Pentagone pour être confirmés et finalement envoyés à Washington et les autres capitales des États membres de l'OTAN pour être autorisés. En outre, selon certains rapports, le président américain Bill Clinton autoriserait personnellement la liste de tous les objectifs à bombarder à Belgrade même.

De nombreux experts militaires ont par ailleurs déclaré aux médias que la CIA ne pouvait être l'unique source de renseignements sur les cibles. Robert Gaskin, officier de l'armée de l'air des États-Unis affecté à la sélection des objectifs lors de la guerre du Golfe de 1990-91 a en effet déclaré au Los Angeles Times : « nous nous sommes toujours assurés d'avoir au moins deux sources d'information sur les cibles. On ne peut se permettre des erreurs de cette importance. »

Selon d'autres sources, la planification de chaque bombardement d'objectif mobilise des douzaines d'officiers en Europe et aux États-Unis chargés de rassembler des renseignements, de calculer le risque de pertes civiles, de décider du type de munitions à utiliser et d'identifier le point moyen des impacts où la bombe est susceptible de causer le plus de dommages.

De plus, si l'attaque contre l'ambassade est une « tragique erreur » comme le soutient Clinton et les autres dirigeants de l'OTAN, on pourrait s'attendre à une pause dans les bombardements ou au moins à une réduction dans le nombre de ces derniers de façon à s'assurer de ne pas répéter une telle erreur. Surtout lorsque l'on sait que la tragédie de l'ambassade n'est en fait que le dernier de toute une série de « dommages collatéraux » supposés, dont notamment l'utilisation de bombes à billes qui ont tué plus d'une douzaine de personnes dans un hôpital et au marché de Nis la veille seulement. Mais au lieu de cela, le bombardement de Belgrade et des autres grandes villes yougoslave a atteint une nouvelle intensité dans les nuits de samedi et dimanche derniers. Les jets de l'OTAN ont en effet frappé des objectifs à Kragujevac, ville située à 100 km au sud de Belgrade, y blessant 13 civils, bombardé une gare ferroviaire près de Kraljevo en Serbie centrale, lancé deux missiles sur l'autoroute principale reliant Belgrade et Nis et attaqué un autre pont sur le Danube au centre-ville de Nis.

Un aspect des comptes-rendus officiels du bombardement de l'ambassade reste toujours inexpliqué. Si cette dernière a en effet été confondu avec la Direction yougoslave des services et des approvisionnements, comment expliquer que cet objectif n'ait été sélectionné que vendredi dernier, soit après sept semaines de frappes aériennes de l'OTAN ? S'il s'agissait d'une cible militaire identifiable, pourquoi n'a-t-elle pas été bombardée lors de l'une des 18 000 missions de bombardement contre la Yougoslavie ?

Le choix de l'objectif ayant probablement été délibéré, il faut maintenant répondre à la question pourquoi l'ambassade a été bombardée. Cet événement est survenu immédiatement après le sommet des ministres des affaires étrangères du G8 au cours duquel une ébauche d'accord a été produite apparemment pour mettre rapidement fin à la guerre. Cette ébauche a suscité beaucoup d'activités de la part des administrations allemande et russe, soucieuses d'arriver à une entente acceptable pour le gouvernement Milosevic. Un accord basé sur le modèle du G8 devait être proposé au conseil de sécurité de l'ONU où la Chine a le droit de veto.

Le lendemain du bombardement, un quotidien américain, le Philadelphia Inquirer, publiait un rapport selon lequel des planificateurs au Pentagone craignent que l'administration Clinton ne soit tellement avide de régler la question de la guerre en Yougoslavie qu'elle serait prête à accepter un « accord vraiment défavorable ». Le bureau de Washington du quotidien cite des responsables du Pentagone qui sous le sceau de l'anonymat font part de leurs préoccupations à propos de l'inclusion de forces autres que celles de l'OTAN au sein d'une force internationale pour le Kosovo et que des restrictions puissent être imposées aux États-Unis en matière de déploiement de forces lourdes dans le cadre d'une telle force. Le journal cite également des responsables anonymes de la Maison Blanche prédisant qu'un accord acceptable pourrait être conclu entre le président Slobodan Milosevic et l'envoyé russe Viktor Tchernomyrdine.

Or ce bombardement vient directement ruiner tous ces efforts. Le président russe Boris Eltsine vient en effet de dénoncer cet acte comme « barbare et inhumain » et a ordonné à son ministre des Affaires étrangères Igor Ivanov d'annuler son voyage à Londres où des négociations devaient avoir lieu. Ayant fait remarqué que les bombardements « n'aident en rien à la résolution du conflit et peuvent affaiblir le processus de négociation », Tchernomyrdine a néanmoins accepté de rencontrer le chancelier allemand Gerhard Schroeder et le nouveau représentant de l'ONU Carl Bildt à Bonn.

L'ambassade de Chine a également été bombardée alors que les tensions sino-américaines sont très accentuées, notamment après les rumeurs selon lesquelles un espion chinois aurait obtenu des secrets nucléaires américains. La Chine arrive au bout d'un long processus douloureux qui devrait lui permettre d'être acceptée au sein de l'Organisation mondiale du commerce, en dépit des critiques concertées des derniers mois émises par Washington concernant des menaces proférées contre Taiwan, l'emprisonnement de dissidents politiques et son écart commercial grandissant (la Chine vient en effet tout juste de surpasser le Japon comme détentrice du plus important surplus commercial avec les États-Unis).

De leur côté, les responsables chinois ont accusé les États-Unis d'avoir bombardé l'ambassade pour punir la Chine d'avoir accepté de représenter les intérêts diplomatiques de la Yougoslavie à Washington. Mais qu'importe le motif exact, l'attaque avait très certainement pour objectif d'envoyer un message brutal et clair à la Chine : la dévastation imposée en Yougoslavie peut être appliquée à la Chine ou à tout autre pays dans le monde faisant obstruction à la politique économique et militaire des États-Unis.

Alors que tout indique que l'attaque contre l'ambassade a été préméditée, il est bien possible que le président Clinton n'ait personnellement jamais eu connaissance de ce plan. Connaissant la nature byzantine des luttes entre la Maison Blanche, le Pentagone, la CIA et les autres éléments de l'establishment politique et militaire des États-Unis, il est bien possible que ce raid aérien ait été planifié pour mettre dans l'embarras l'administration Clinton, provoquer l'escalade de la guerre et ainsi adopter un ordre du jour encore plus militariste. Des sections des forces armées ont déjà caché à grand peine leur dégoût pour Clinton. D'importantes factions au sein de l'élite dominante ont également exigé que la politique militaire et diplomatique des États-Unis soit plus unilatérale et, il y a peu, étaient prêtes à destituer Clinton pour y arriver. Une chose est certaine, les éléments les plus brutaux et agressifs des États-Unis exercent une influence énorme dans la politique étrangère de ce pays, ce qui a des conséquences incalculables dans les affaires internationales.

Voir ausi:
Les bombes de l'OTAN tombent sur la Serbie : Le « nouvel ordre mondial » prend forme 25 mars 1999
Les États-Unis et l'OTAN préparent l'opinion publique à la guerre terrestre contre la Serbie 30 mars 1999
Les troupes au sol vont-elles suivre ? Les bombes américaines tombent sur la capitale yougoslave 3 avril 1999
Derrière la guerre de Balkans; Réplique à un partisan des bombardements des États-Unis et de l'OTAN contre la Serbie 6 avril 1999
La « thérapie de choc » du FMI et la recolonisation des Balkans 17 avril 1999
Des "casques bleus" aux faucons, le Canada et la guerre menée par l'OTAN en Serbie 30 avril 1999

Sources WSWS

 

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 00:03

Bassaïev s'est donc exprimé sur une chaîne américaine. Personnellement, cela ne nous dérange pas, la Tchétchénie est occupée illégalement comme la Palestine et comme l'Irak. Ce qui nous dérange c'est la façon de procéder. Imaginons deux secondes que Ben Laden soit passé pour un interview sur une chaîne russe... qu'aurait dit Bush, Sharon et compagnie ? Nous n'avons rien contre Ben Laden, pour nous il n'est plus vivant. On lui attribue tout un tas d'attentats pour cacher le vrai coupable. Le seul fait qui ne nous échappe pas c'est que le gouvernement Bush ne fait rien pour épargner Poutine. Ces gens-là aiment ça, provoquer le monde. Or Poutine n'est pas Bush. Il n'a besoin de personne pour lui souffler à l'oreille ce qu'il doit faire. Il y a fort à parier qu'il n'oubliera pas cet affront. Une attaque de la Syrie ou de l'Iran pourrait, par exemple, fort lui déplaire... il n'est pas dupe des manigances israélo-américaine quant à ces deux pays. Et nul doute qu'il saura le faire savoir, le moment venu.

 


Fureur de Moscou après une interview de Bassaïev à la télé américaine

30 juillet 1005

 

 

 

Une interview rarissime du chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev sur la chaîne américaine ABC a suscité vendredi la fureur de Moscou, qui a reproché à Washington cette "tribune offerte à un terroriste sanguinaire" coupable notamment de la prise d'otages de Beslan.

Le ministère des Affaires étrangères est allé jusqu'à convoquer le chargé d'affaires américain à Moscou, Daniel Russel, qui remplace actuellement l'ambassadeur, pour lui faire part de "la profonde indignation" de la Russie.

C'est une "tribune offerte à un terroriste sanguinaire", a réagi le ministère. "Nous condamnons fermement ce podium accordé par une grande chaîne américaine au tueur d'enfants Chamil Bassaïev", a insisté Boris Malakhov, un porte-parole de la diplomatie russe.

"La diffusion de cette interview se conjugue mal avec les efforts des Etats, notamment ceux de la Russie et des Etats-Unis, pour lutter contre le terrorisme international", a-t-il ajouté alors que Moscou accuse Chamil Bassaïev d'être lié au réseau al-Qaïda.

Les télévisions nationales ont diffusé, sans le son - conformément à une loi russe qui interdit de donner la parole aux terroristes - des extraits de l'entretien passé jeudi soir sur ABC, montrant l'homme le plus recherché de Russie assis au milieu des arbres, près d'une tente, arborant une barbe fournie.

Habillé tout de noir, un chapelet à la main, semblant en bonne forme sur les images tournées il y a quelques semaines dans une forêt des montagnes de la Tchétchénie, Chamil Bassaïev y accuse à nouveau la Russie de mener un "génocide du peuple tchétchène" dans la république rebelle du Caucase du Nord.

"C'est une guerre coloniale qui s'y poursuit jusqu'à présent. Ce n'est pas une guerre contre le terrorisme", dit-il selon les extraits diffusés par Gazeta.ru, un journal en ligne russe respecté.

"Je reconnais que je suis un mauvais gars, un bandit, un terroriste. Mais eux, comment les appelez-vous? Ce sont les Russes les terroristes. Et nous, nous luttons pour notre indépendance nationale", ajoute le chef de guerre radical qui a revendiqué plusieurs attentats en Russie et pour la capture duquel Moscou offre dix millions de dollars.

L'entretien réalisé par le journaliste russe Andreï Babitski, s'il n'apporte pas de déclarations inédites, est la première interview directe de Bassaïev depuis plusieurs années.

Et en narguant depuis le petit écran américain les services secrets russes qui le recherchent depuis plus de cinq ans, Bassaïev a déclenché un début de crise diplomatique entre Washington et Moscou qui rappelle qu'il figure sur la liste des terroristes internationaux reconnue par l'ONU et les Etats-Unis.

La classe politique russe a crié à la provocation.

Le chef du parti nationaliste de gauche Rodina, Dmitri Rogozine, a appelé à poursuivre en justice les journalistes car "le simple fait de coopérer avec (Bassaïev), ne serait-ce que sous la forme d'une interview, est un crime".

D'autres ont dénoncé "le double langage" de l'Occident. Et Taous Djabraïlov, le président du Conseil de sécurité tchétchène pro-russe, est allé jusqu'à accuser "les ennemis de la Russie et ces forces en Occident qui jouaient jusqu'ici la carte Maskhadov" de "faire des avances" à Bassaïev.

Le leader indépendantiste Aslan Maskhadov, représentant l'aile modérée de la rébellion indépendantiste, a été tué en mars par les forces russes.

Les télévisions n'ont pas précisé que Chamil Bassaïev accusait une fois de plus les forces russes d'avoir lancé l'assaut lors de la prise d'otages de l'école de Beslan (Ossétie du Nord, 330 morts dont 186 enfants, sans compter 31 preneurs d'otages tués).

Et réitérait encore ses menaces selon Gazeta.ru: "la responsabilité (de la guerre) incombe à la nation russe toute entière. Si la guerre ne frappe pas personnellement chacun (des Russes), elle ne s'arrêtera jamais en Tchétchénie", a lancé Bassaïev.

 

Sources AFP

 

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Bassaïev sur la chaîne ABC: "D'accord, je suis un terroriste"

 

 

Extraits de l'entretien, diffusé jeudi soir par l'émission "Nightline" de la chaîne américaine ABC, avec le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev, recherché par les services secrets russes:

"Honnêtement, je n'ai absolument pas l'impression d'être traqué. Je suis un combattant, je suis en guerre. Je peux mourir n'importe quand, tout de suite même. J'aurais pu mourir à plusieurs reprises cette année".

"Je n'ai que faire de négociations (avec les Russes). Je veux un arrêt du génocide contre le peuple tchétchène. Je veux que ces ordures qui nous occupent quittent notre république."

"Nous avons affaire à une guerre coloniale aujourd'hui. Pas à une guerre contre le terrorisme (...) Ce sont les Russes les terroristes. Il s'agit d'un combat pour obtenir notre indépendance nationale."

"La responsabilité (de la guerre) incombe à la nation russe toute entière qui, d'un silence approbateur, dit oui. Ils sont tous responsables."

"A Beslan, pour être honnête, je ne m'attendais pas à cela. Mais à Beslan la question posée c'était: soit la fin de la guerre en Tchétchénie soit la démission de Poutine. L'un ou l'autre. Si l'un avait été réalisé, les gens auraient été relâchés, sans autre condition. Vous comprenez ? Ce n'était pas plus compliqué que ça. Vous pouvez me demander pourquoi j'ai fait cela. C'était pour empêcher que des milliers et des milliers d'autres enfants tchétchènes, de femmes tchétchènes et de personnes âgées soient tués."

"J'étais choqué. Je vous le jure, je n'ai jamais imaginé cela. Je n'ai jamais pensé que Poutine serait si assoiffé de sang, qu'il manifesterait sa soif pour le sang. Je ne pensais pas qu'il le ferait. Confronté à la situation la plus grave, je pensais qu'ils essayeraient quelque chose, comme d'envoyer du gaz. Qu'au moins ils ne feraient rien aux enfants. C'était mon raisonnement. Je me disais qu'en faisant quelque chose de très brutal, ils comprendraient vite. Je pensais que cela marcherait... mais ça ne rentre toujours pas".

"Ni moi, ni mes moudjahidine n'avons tué d'enfants. Pas ici, pas là-bas. Nous n'avons pas tué. C'est un fait".

QUESTION: Vous avez des motivations religieuses ?

Bassaïev: "Non. Pour moi, c'est d'abord une combat pour la liberté. Si je ne suis pas un homme libre, je ne peux pas vivre ma foi. (...) La liberté c'est essentiel (...) La charia, ça vient après".

QUESTION: "Des actes comme ceux de Beslan et du théâtre (de la Doubrovka à Moscou, NDLR) peuvent-ils se reproduire?"

Bassaïev: "Bien sûr qu'ils le peuvent. Aussi longtemps que continuera le génocide de la nation tchétchène, aussi longtemps que tout ça continuera, tout peut arriver. D'accord, je le reconnais, je suis un mauvais gars, un bandit, un terroriste. D'accord, je suis un terroriste, mais alors comment vous les appelez eux (les représentants des autorités russes)? S'ils sont les gardiens de l'ordre constitutionnel, s'ils sont des anti-terroristes, alors je crache sur tous ces accords et beaux mots. Et je veux cracher sur le monde entier, si le monde entier me crache dessus".

QUESTION: Actuellement, vous observez une pause. Est-ce que cela veut dire que vous préparez quelque chose ? Avez vous décidé de vous reposer ?

Bassaïev: Je ne me reposerai pas, même un seul instant. La pause que nous avons eu cet hiver a plus qu'assez duré. Oui, je prépare des choses. On verra. Nous cherchons toujours de nouveaux moyens. Si quelque chose échoue, nous cherchons autre chose. Mais nous y arriverons.

Sources : AFP

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